‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 326 sur 489 · BRAY · texte numérisé non relu

BRAY

euse de la Régrippière, Olier devait prendre fut vivement afigée.

es visites , tant à cause parce qu'il avait cédé

‘asion de 5es voyages

en Bretagne. M. Olier lui écrivit pour la consoler, le 21 juillet, veille de sainte Madeleine qu'il lui avait donnée pour modèle : « Ma très- » chère fille, je ne vous dirai mot du séminaire d’ecclésiastiques que nous transférons à Saint-Sulpice , c’est vous blesser que de

» vous le dire ; mais c'est aussi vous consoler que de vous donner » l'espérance de la gloire de Dieu qui pourra être procurée par cette » voie. Vous àtes toute à Div et à sa gloire ; c’est assez de vous dire » que c’est pour celte gloire que nous avons épousé l'église de Saint- » Sulpice, en faveur de laquelle nous vous prions très-humblement de » vouloir nous secourir par vos prières, et par les saints sacrifices de » monsieur et très-honoré l'abbé de Vaux.Je l'epère de votre charité, » après tous les autres témoignages que vous m'en avez daigné ren-

» dre jusqu'à maintenant, dont je me sens extrèmement redevable,

et prie le ciel de vous en récompenser à tout jamais /4). » SERVICES RENDUS PAR M. OLIER A SON JEUNE FRÈRE.

NOTE 15. — « Je me souviens que Notre-Seigneur a permis que

j'aie beaucoup servi à mon second frère, qui, par la miséricorde

de Dtu, reconnait maintenant la vérité. Une fois, lorsqu'il était » accablé d'une maladie dont on croyait qu'il dût mourir, j'accou- » rus auprès de lui en quelques heures , quoique je fusse en mission » à onze lieues de Paris. Dès que je fus arrivé, et que je lui eus dit » quelques mots, ilse trouva beaucoup mieux, et le lendemain, » avant mème que je partisse , il était hors de danger. Depuis ce » jour , ilse croit redevable de la vie à ma visite. J'ai eu l'avantage

» d'être toujours auprès de lui dans toutes les rencontres où il a eu

besoin de moi. Se trouvant autrefois engagé dans une affaire fà-

» chouse, je le conduisis à un lieu de dévotion de Notre-Dame, et, » au retour, l'affaire se trouva rompue : ce dont il a béni Dieu plu-

sieurs fois depuis. Notre-Scigneur permit mème que je le ma-

» riasse. Enfin la bonté divine a bien voulu que je servisse à le por

ier au bien, et à l'éloigner du monde et de sa vanité, dont il est

pleinement persuadé par la grâce de DIEU (2). »

M. OLIER SE CONSIDÈRE COMME LE SERVITEUR DE SES PAROISSIENS, NOTE 14. — « Me disposant à prendre prochainement possession

» de la cure de Saint-Sulpice, écrivait M. Olier, je me considère

» continuellement comme le serviteur de toute l'Eglise, et de cha-

» que fidèle en particulier (3). Aujourd'hui même, ce qui est arrivé

à l’ofice a contribué à me remplir davantage encore de ces penfe 27

(1) Lettres aut.

de M. Olier, p.

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