XX VIE
Zile de M.
Olier pour la
sanctification
des femmes de la classe commune,
(4 Fondations des maisons de retraite, en France. Angers, 1827.
in-12, préfuce.
(5) Mémoires aut. de M, Olier.
» la volonté de Dieu, qui se sert de tout pour accomplir » ses desseins sur les âmes... Priez-le qu'il vous purifie » par cette voie, et vous rende digne d'être immolée en * sacrifice pour son amour (1). » Toutefois ne voyant point dans mademoiselle de Portes les marques ordinaires de vocation à la vie religieuse, et considérant d'ailleurs que Dieu lui avait inspiré , dès l'enfance , un grand zèle pour le soulagement des pauvres, et pour le salut des Huguenots , M. Olier décida qu'elle devait suivre son attrait, et demeurer dans le monde (2). Elle s'appliqua, en effet, à rétablir le règne de Dieu dans ses terres des Cévènes, toutes remplies d’hérétiques; et le plus bel éloge qu'on puisse faire de sa charité, c'est de dire qu'elle lui a mérité les invectives des religionnaires. M. Olier, en ayant écrit quelques traits aux directeurs du séminaire de Saint-Sulpice , leur disait : « Vous pourriez, sous nom emprunté, » vous servir de cet exemple d’une fille, pour encourager » et enflammer nos enfants. Elle m'a écrit une lettre de » feu * (3). »
Persuadé, avec tous les saints personnages des derniers temps , que les exercices de la retraite étaient un des moyens les plus efficaces pour établir les âmes dans la solide piété (4), M. Olier avait eu dessein, dès la première proposition qu'on lui fit de la cure de Saint-Sulpice , d'établier une maison où les personnes du sexe pussent méditer dans le silence les grandes vérités du salut. « J'ai » pensé, dit-il, que par-là nous leur fournirions l’occasion » de se désabuser l’espace de dix jours de toutes leurs va- » nités. Leurs plaintes ordinaires sont que les hommes * peuvent faire des retraites dans des maisons religieuses, » el qu'elies ne trouvent point de lieu où elles puissent se » retirer pour cela (5).» Lorsqu'il fut établi dans la paroisse, il réalisa ce dessein , d’abord pour les personnes du commun , et plus tard pour les dames de qualité. Ce fut Marie Rousseau qui commença la première de ces œuvres, et la
pag
pour accomplir qu'il vous purifie être immolée en tefois ne voyant wrques ordinaires dérant d'ailleurs e, un grand zèle "le salut des Huuivre son attrait, pliqua, en effet, à res des Cévènes, s bel éloge qu'on u'elle lui a mérité er, en ayant écrit aire de Saint-Suls nom emprunté, , pour encourager crit une lettre de
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ces œuvres, et la
ZÈLE DE M. OLIER POUR SA PAROISSE. 619 continua jusqu'à sa mort avec beaucoup de bénédiction. « Cette sainte âme , dit M. Olier, après avoir travaillé en s Dieu seul par beaucoup de soins et de peines, beau-
» coup de veilles et de souffrances, à nous assembler et à » nous faire connaître la volonté de Dieu , va s'appliquer » à l'œuvre où Dreu l'appelle maintenant , qui est de for- » mer des assemblées de filles et de veuves, pour le sou- » lnoo n dollaac à à paroisses. c Ktants (4) Mémoires lagement des églises et des paroisses, comme faisaient au. 1 MO » autrefois , dans l'Eglise de Dieu, des veuves nommées t. oh : N , : n 2) liecherches » diaconesses (1). » Elle s’associa en effet plusieurs per- or es, ete par
” ñ F , ! Jaillo’, 1774.
sonnes animées du même zèle, qui furent d’abord appelées . À LL filles de la très-sainte Vierge (2), et ensuite plus communément, Sœurs de l'Instruction chrétienne. + *
» ! , . . . XAIX. Pour achever de faire connaître l'espritque M.Olier avait 11, Giier ox nn t “NX das nnonlaatane Îl sé féramuté lire bovtotesfidiles su communiquer à ses paroissiens, il est nécessaire de dire }” | à ètre ssidus un mot de leur zèle à assister aux divins oflices. Jamass, ha otices de ve . eur paroisse.
peut-être, dans aucune église, on ne vit plus d'empresse- (3)Remarecs
ment à s'y rendre (3). Il est vrai que M. Olier y invitait a vue
"NOUF T CLR,
puissammentses paroissiens, en les assurant qu'ils ne pouvaient assister avec assiduité au prône de leur paroisse, sans y recevoir quelque grâce particulière; Dreu parlant bien plus efficacement aux âmes par les pasteurs qu'il leur a donnés, que par les autres qu'il n'a pas choisis spécialement pour leur sanctification. Plusieurs étaient, en effet, étonnés des fruits qu'ils retiratent de l'assistance aux offices ; et ces fruits ont été même si remar-
+ On peut conclure de là que l’œuvre de l'Instruction établie au Puy, quelques années après, par les prètres de Saint-Stlnics , fut une imitation de la communauté de Marie Rousseau , ivnt mademoiselle Martel fit revivre, dans le Velai, l'esprit ct la'grâce ; car ls demoiselles de l'instruction du Pur avaient pareulement pour £n «le soulagement des églises et des paroisses, comme les anciennes » diaconesses, » Vie de M. de Lantages, in-80, liv. VE, no VIF,
pag, 281 et suiv.
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(1) L'Esprit de HN, Olier , Lux.
Occupations intérieures de M. Olier durant les processions et les pélerinages de sa paroisse.
quables, que, en plusieurs circonstances, on les à tenus pour miraculeux. Il les exhortait encore à assister aux processions et aux cérémonies extraordinaires de l'année, comme sont celles qui précèdent les fêtes de Pâques et de la Pentecôte , et à en pénétrer les mystères cachés, « Le Saint-Esprit, disait-il, ayant inspiré l'établisse-
ment de ces cérémonies pour l'édification des chrétiens,
et ayant ordonné qu'on les célébrât dans chaque pa-
roisse , nous ne devons pas négliger de nous y rendre » présents dans la nôtre , puisque c’est pour nous qu'on » les y fait. La négligence, en ce point , est une espèce » d'infidélité et de mépris. Dans nos dévotions particu- » lières, nous faisons presque toujer:s notre volonté , àu « lieu qu'en suivant l'esprit et la dévotion de l'Eglise, nous » somines assurés de faire toujours la très-sainte volonté » de Dreu ; et si, comme le Saint-Esprit nous en assure » par son prophète, Dreu n'a point nos jeünes pour » agréables , lorsque nous y recherchons notre propre vo- » lonté , quoique le jeûne soit une des pratiques de péni- » tence qu'il a inspirées aux hommes pour le fléchir, » devons-nous attendre grand fruit de ces dévotions par- » ticulières, qui viennent moins de lui que de notre caprice » et de notre fantaisie ? (4) »
Ces avis et beaucoup d'autres semblables, que M. Ofer donnait à ses paroissiens , leur inspirèrent une grande estime pour toutes les cérémonies de l'Eglise : jusque-là que , dans les processions , et même dans les pélerinag: qu'il leur faisait faire en commun, on voyait un nombre tres considérable de personnes de toute condition se mettre dans les rangs, et contribuer à l'édification publique, parle man tien le plus religieux. Le plus célèbre de ces pélerisages que la paroisse de Saint-Sulpice faisait chaque année , était celui de Notre-Dame-des-Vertus, près Saint-Denis, qui avait lieu le mardi de la Pentecôte. M, Olier rent
ainsi compte des sentiments qu'il éprouva cette année
on les à tenus pour assister aux pronaires de l'année, ètes de Pâques et s mystères cachés inspiré létablissetion des chrétiens, dans chaque par de nous y rendre st pour nous qu'on nt , est une espece dévotions particu- 3 notre volonté , tu on de l'Eglise, nous très-sainte volonté prit nous en assure it nos jeûnes pour ons notre propre Vos pratiques de pénies pour le fléchir, eces dévotions parque de notre caprice
lables , que M. Ofer irèrent une grande e l'Eglise : jusque-là daus les pélerinag:
oyait un nombre tres idition se mettre dans publique, par le main ke de ces péleriages L chaque année , était près Saint-Denis,” côte. M. OUlier rent iprouva cette annee
ZÈLE DE M. OLIER POUR SA l'AROISSE, 621 1646, en commencant ce pélerinage , auquel le séminaire assistait toujours. « Etant sur le point de partir, et me » mettant à genoux pour offrir à Dieu le voyage que nous » allions faire , je me sentis porté à lui offrir aussi tous les » pas, toutes les paroles et les desseins de la paroisse en- » lière , et à condamner tout ce qui pourrait être contraire » à son adorable volonté. Ensuite, marchant avec la pro-
» cession, et ayant devant moi ces jeunes messieurs , qui, » dèsles deux heures et demie du matin, étaient debout pour » faire, à l'honneur de Dreu, ce pélerinage long et fâcheux » à Ja chair, je sentais intérieurement l'esprit de Notre-Sei- » gneur qui me faisait offrir tout ce beau clergé, en me met- » tant à la bouche ces paroles : ut exhiberet ecclesiam
gloriosam et sine ruga. J'entendais par là que j'avais » l'obligation d'offrir au Père éternel son Eglise, dans cette » pureté divine à laquelle il appelait ces saints enfants (1).»
Enfin les travaux de M. Olier , pour la sanctification des diverses classes dont se composait sa paroisse, fruetifièrent d’une manière si étonnante , qu'en peu d'années elle offrit comme une image de la société des premiers chrétiens. « Je voudrais qu'il me fût permis, dit un auteur qui écrivait un peu après cette époque , de représenter » la paroisse de Saint-Sulpice dans l’état où elle se trou- » ait au moment de l'établissement du séminaire. C'était » alors comme le cloaque de tous les désordres et de toutes » les abominations qu'on peut imaginer, Ce faubourg res- » semblait à cette fameuse ville, que le prophète Isaïe » dépeint sous le nom d’une adultère ou d’une femme » prostituée : tantles crimes les plus abominables s’y com- » mettaient en grand nombre. Cette nouvelle Sodome était » le refuge de tous les libertins , des athées et des héré- » liques qui y vivaient impuñément au gré de toutes leurs » passions. Ce ne fut pas sans une providence particulière » sur ce fanbourg, que Dinu suscita M. Olier et ses zèles coopérateurs , qui, brülant du désir de procurer sa
(1) Mém. au, de M. Olier, L.v.
Changement que le zèle de M. Olier opère dans la paroisse de S. Sulpice.
gloire , défrichèrent cette terre ingrate, remplie comme celle de Chanaan , avant l'entrée des Israélites , de toutes sortes d'abominations. Par les travaux infatigables de ces ouvriers évangéliques , elle devint une terre de pro- » mission , où chacun apprit à son voisin à connaître et à » glorifier Dieu. Il fut aisé de remarquer ce changement » par les confessions fréquentes , les restitutions nom- » breuses, la soumission aux lois de l'Eglise, l'empresse- » ment à assister aux offices divins, la faim insatiable » d'entendre la parole de Dieu , la douleur et le repentir » d'une multitude d'enfants prodigues, qui venaient, dans » l’'amertume de leurs consciences , détester les dérégle- » ments de leur vie passée ; et, pour tout dire en un mot, » dans celte paroisse où la sainte table était autrefois dé- » serte, l'ardeur de se nourrir de la divine Eucharistie de- » vint si universelle, que chaque année on comptait jusqu'à » deux cent mille comrunions faites dans la seule église
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Remarq. es «de à ; ‘ nes in » paroissiale, quoiqu'il y eût sur la paroisse environ trente
p.561.579.580. » églises de communautés ouvertes au public (4).» Un trait bien honorable pour les fidèles de Saint-Sulpice , est la rencontre que fit M. de Flamenville d’une pauvre jardinière de cette paroisse, qui exprimait à Dreu les affections de son cœur par la belle et touchante paraphrase du ?ater, &xxrr, Connue depuis sous le nom de Pater de la jardiniére, «1 le que cet ecclésiastique s’empressa de mettre par écrit +. ce Rue Le renouvellement de la piété, dans cette paroisse, devait Sulpicé.
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+ L'auteur de la dernière Vie du V. Grignion de Montfort semblerait
supposer que M. de Flamenville rencontra cette jardinière dans le as vd L Ch jiocèse de Perpignan (1). est vrai que M. de Flamenville devint évèque de cette églisé après qu'il eut déployé, à Saint-Sulpice, le zèle le plus efficace pour la sanctification des âmes, surtout pour l'ins-
P ee D à truction des pauvres et des ignorants. Mais le fait de la jardinière usage de la pa- R sv es
roisse Saint-Sul - eut lieu à Paris, et sur la paroisse de Saint-Sulpice , lorsque cet pice, 2 part. in- Te tré , ; 32, 1134, D. 426. ecclésiastique demeurait à la communauté des prêtres de ce nom (2;
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>, remplie comme raélites , de toutes x infatigables de une terre de pron à connaître et à er ce changement restitutions nomglise, l'empressela faim insatiable leur et le repentir qui venaient, dans tester les dérégleat dire en un mot, était autrefois déine Eucharistie de- >n comptait jusqu'à lans la seule église isse environ trente jublic (4).» Un trait int-Sulpice , est la ‘une pauvre jardi- Dreu les affections raphrase du ?ater, e la jardiniére, e butre par écrit F.
4e paroisse, devait
à de Montfort semblerait tte jardinière dans le de Flamenwille devint 5, à Saint-Sulpice, le nes, surtout pour l'insle fait de la jardinière -Sulpice , lorsque cet
prêtres de ce nom (?}.
naturellement inspirer à tous les fidèles un respect profond pour les ecclésiastiques. On a vu la vénération singulière qu'on portait à M. Olier , et il est aisé de conjecurer quel respect on avait aussi pour les coopérateurs de son zèle. M.du Ferrier en rapporte deux exemples assez remarquables. « Dans cette paroisse, dit-il, l'on avait une » telle vénération pour les prêtres , que tout ce qu'ils di- » saient S'exécutait soit pour ôter le mal , soit pour faire » le bien. Jamais aucun ecclésiastique de Saint-Sulpice ne » reçut du déplaisir des voleurs la nuit ; et, me trouvant » une fois environné d'une bande de ces malheureux , qui + me lâtérent pour savoir comment j'étais vêtu , je me mis » à les reprendre de leur mauvaise vie, et les exhortai à » la quitter. [ls eurent la patience de m'écouter ; et, après » s'être offert de m'accompagner pour éviter quelque mau- » vaise rencontre, ils me promirent de se donner à Dreu. » Je fus aussi heureux en une sédition qui se forma dans » cette paroisse , à caus£ d’un nouvel impôt +. Les mé- » contents, soulevés et en armes, vinrent pour faire sonner » le tocsin à l'église. Ceux qui les virent venir, en fer- » mérent les portes par dedans, et aussitôt les autres com- » mencèrent à faire leurs efforts pour les enfoncer. Dreu » voulut que je me trouvasse là, et me donna la pensée » d'accourir au milieu de ce peuple ému. Je me plaçai » sur la porte qu'ils voulaient forcer ; et, faisant semblant » de croire qu'ils étaient Huguenots, je me mis à crier de » toute ma force : Æu secours , catholiques , au secours :
souffrirez-vous que les hérétiques viennent piller
+ Cet impôt fut appelé {e Toisé, parce qu'il devait ètre levé sur chaque maison qui payerait une certaine taxe par toise. Au moment que l'on voulut commencer à toiser les maisons, il y eut une rumeur parmi le peuple : quelques mutins battirent le tambour , arbortrent un mouchoir au bout d'un bâton pour servir de drapeau , at marchèrent en cet état dans les rues pour exciter la sédition (1).
{t) Mémoires de Mie, de Montpensier, an 161,
’ Q LU A , » votre église ; venez, accourez, afin d'empécher qu'on » ne la profane, et le très-saint Sacrement qui y est » renferme. Ceux qui enfonçaient la porte s'arrélèrent x » 'entendant crier de cette sorte, et me dirent : Monsieur, » nous ne sommes pas Huguenots ; ne vous effrayez point :
» nous n'avons pas intention de piller l'église. — fous » voulez me persuader, leur dis-je , afin que je ne crie » plus ; ne vois-je pas bien que vous n'êtes pas catholi-
» ques? Serait-il possible que les catholiques, ajoutai-je, continuantmes cris,abandonnascent l'église et le Saint- Sacrement? Tous se mirent à me protester qu'ils étaient
atholiques. — Croyez-vous bien, répliquai-je, que > Notre-Seigneur Jesus-Christ repose au tabernuele
dans le saint ciboire ? — Oui, divent-ils. — £t comment,mes chers amis, leur dis-je, avez-vous 6°" songer
» à forcer ses portes , puisque nous noserions entre-
» prendre d'enfoncer celles de la chambre du Roi, si
» nous savions qu'il y est couche. Ces bonnes gens
(4) Mémoires ” almés me firent des excuses , el se retirèrent paisi-
de M.du Ferrier, » blement , nous donnant sujet de remercier Notre-Sci-
» gneur (À), »
M. Olier et ses ecclésiastiques eurent cependant à défendre leur troupeau contre des ‘nnemis plus redoutables, les faux prophètes qui parurent alors. On eùt dit que le prince des ténèbres , pour réparer les pertes qu'il faisait chaque jour , voulüt opposer au zèle des ministres du salut les seducteurs les plus dangereux et les fanatiques les plus extraordinaires. Où vit, dans ces commencements , une
secte d'illuminés , qui, sous des extravagances grossières,
(2) Assemblee
de 1656. 5 avi.
— Niceron, Me- complot , le renversement de l'autel et du trône. Hs firent moires de littéra-
ture, art, vu, (ant de progrès dans Paris, que, sur les remontrances
- Moréry.-Jour- x à .
naux de M, des A Nonce et de l'archevêque de Rheims, l'assemblée du
Lions, p. 297. clergé crut devoir délibérer sur les moyens d'y opposer el suit —Gran- ; y det, Vis Ms. un prompt remède (2). On prit en effet des mesures pour
propres à en imposer aux simples , cachaient un infernal
d'empécher qu'on crement quiy est porte s’arrêlèrent , e dirent : Monsieur, ous effrayez point :
r l'église. — ous afin que je ne crie n'êtes pas catholioliques, ajoutai-je, l'église et le Sainttester qu'ils étaient répliquai-je, que se au tabernuele ent-ils. — Lt eom- Z-VOUS 0°" songer nw'oserions entreambre du Roi, si Ces bonnes gens se retirèrent paisimercier Notre-Sci-
| cependant à défen-
lus redoutables, les eùt dit que le prince qu'il faisait chaque tres du salut les séfanatiques les plus imenceiments , une agances grossiéres, chaient un infernal du trône. Is firent r les remontrances ns, l'assemblée du moyens d'y opposer 4 des mesures pour
les réprimer. Les principaux périrent par la main du bour- | reau , à l'exception d’une femme, dont Marie Rousseau (1) Mémoires Î
4 st Er è FR HS de MT «du lorrier, découvrit les impostures, et qui, ayant été fustigée, ne pe 234 235.
reparut plus (1). * ,
Tom. n. p Livre v. p.
(5) Pag. 191.
(6) 57 5. in-12.
Clip 94
(7) Description historique de la ville de Paris, U vit p.511.
NOTE 1.— On a écrit faussement que la première pierre de la nouvelle église de Saint-Sulpice fut posée, en 4645, par Gaston de Franee , duc d'Orléans ; c'est ce qu'on lit dans l'Histoire de Paris,
P- par Lobineau et Félibien (1); dans l'Histoire de l'abbaye royale de
Saint-Germain-des-Prés, par Dom J. Bouillart (2) ; dans l'Histoire «x recherches des antiquités de la ville de Paris, par Henri Sauval |
l'Histoire de la ville de Paris, 1735, in-19 (4) ; l'Histoire des paroisses de la ville, faubourg et banlieue, in-12, 1722 {5). Germain Brice , dans sa Description de la ville de Paris (6), admet bien que cette première pierre fut posée en 1646 ; mais il en fait honneur au duc d'Orléans , ainsi que Piganiol de Ia Force (7). Ces auteurs, et beaucoup d'autres qui les ont copiés , ajoutent que ce nouvel édifice étant encore trop petit, on en commença un autre en 1655, dont la reine Anne d'Autriche posa la première pierre le 20 février : asscrtion tout-à-fait dénuée de fondement aussi bien que la préctdente. La date du 20 février, jour où la Reine posa la première pierre , en 1646, est la seule circonstance de ce récit que ces
auteurs n'aient point altérée.