SUR L'APPROBATION DONNÉE A L'ÉTABLISSEMENT DU SÉMINAIRE
NOTE 4. — La paroisse de Saint-Sulpice, dépendant alors de l'abbé de Saint-Germain, c'était de ce prélat seul, que le séminaire devait recevoir son approbation; et l'on ne voit pas sur quel fondement a pu s'appuyer l'auteur du Pastoral de Paris, publié par M. Le Clerc de Juigné, en aflirimant que cette communauté fut approuvée par l’archevèque (1).
Le père Giry (2) suppose que la persécution qu'essuya M. Olier, eut lieu après l'approbation de l'établissement du séminaire; ce fut le contraire. {1 dit encore qu'elle fut donnée, deux ans après que M. Olier eut pris possession de la cure de Saint-Sulpice, c'est-àdire en 164%, comme lassure aussi le père de Saint-Vincent (5), ainsi que le père Hilarion de Nolay, sans doute d'après le père Giry, qu'ils citent l’un et l'autre. Mais l'approbation de l'abbé de Saint- Germain ne fut donnée qu'en 1645 , le 25 octobre, comme on le voit par les lettres originales ‘#4.
Les lettres patentes du Roi, expédiées la mème année , ne portent la date ni du jour , comme c'est la coutume, ni mème du mois, dont la place est demeurée en blanc. L'année suivante , 1646, au mois de juin, elles furent renouvelées dans les mèmes termes, et c’est apparemment ce qui a porté quelques auteurs à dire que l’établis-
sement du séminaire fut approuvé par le Roi, au mois de juin 1645(5).