‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 475 sur 489 · GERGY · texte numérisé non relu

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Languet à bâti l'église de portail inclasivement , au , dit-on , dans ses poches 4 quelqu'un de ses paroisl'on considère les sommes La vérité est que l'on conue d'argent, exécutée par a, dit-on, la matière aux

liner. Mais le moyen qu'il

imagina pour achever son église, fut principalement une loterie ; de piété, autorisée par le Roi, et dont le produit, après l'achèvement | de l'église de Saint-Sulpice, fat affecté aux nouvelles églises de ! Sainte-Geneviève et de la Madeleine à Paris. Les Jansénistes , fort Î

irrités contre M. Languet , ont déclamé pendant longtemps contre n° AE us

des ecclésiasti — ques, 1i32.h 172.

le titre de Dissertation théologique sur les loteries (A), où il s'est efforeé #80: 1742, D. 182.

sa loterie. L'abbé Coudrette a même composé un ouvrage entier sous

de la faire passer pour une institution contraire à toutes les règles de l'équité et de la justice. D’après les calculs qu'il fait (2), la loterie

(2) Dissert. p.

de Saint-Sulpice , qui existait alors depuis plus de vingt ans, rap-

portait chaque année au moins deux cent-cinquante mille livres, et

avait déjà produit, pour somme totale, cinq millions. Si M. Languct,

en 1741, n'avait employé que cette dernière somme à un vaisseau

(3) Pag. 126.

(4) Remarques

dernière magnificence et orné de choses superflues (5), il faudrait ïstoriques, L. 1. 2 + Aa p.196.— Histoire

plutôt louer sa modération, puisque, chaque année, il consacrait à de Fénelon, par À

Ê : 4 , rot tr : le card.de Baus- th

l'entretien des membres vivants de Jésus-Christ un million d'au- ge, 1, 1 p. 59.—

Feller, ibid.

aussi colossal , et que l'auteur cité blâme comme un bâtiment de la

mônes, que sa charité et son zèle lui procuraient (4), et qu'on l'a vu donner jusqu'à trente mille livres par année à des familles tombées dans l'indigence. Il est vrai que jamais homme ne fut plus habile et (5) Remarques

: 1e 5 che à historiques, \, 1.

legs considérables (5) ; mais il faut remarquer aussi, que personne ne p. 196.

plus industrieux que lui à se procurer d'abondantes aumônes et des

donna peut-ètre des exemples plus frappants de désintéressement et de charité, Une dame lui ayant fait un legs de plus de six cent mille livres , il en prit seulement trente mille pour les pauvres et |

céda le reste aux parents (6). On sait que, dans le temps de la cherté (6) Ibid. p.196.

du pain, en 1725 , il vendit, pour soulager les pauvres, ses meubles, ses tableaux et d'autres eftets rares et curieux , qu'il avait amassés avec beaucoup de peine. I n'eut, depuis ce temps, que trois couverts d'argent, deux chaises de paille, point de tapisserie, et un simple lit de serge , qu'on ne fit que lui prèter pour l'empècher de le donner aux pauvres. Î fonda et soutint jusqu'à sa mort Ja maison de l'ENFANT- ER Jésus , destinée à élever de jeunes personnes de familles nobles, mais

indigentes +. Bien loin d'enrichir sa famille, il distribua jusqu'à son

+ Cette maison fut supprimée au commencement de la révolution, et transformée en hospice pour les enfants malades. Elle a porté jusqu’à ces derniers temps le nom d’Hospice de l'Enfant Jésus , qu’on y lisait gravé sur une table de marbre.

(1) Remarques historiques, LA De 197, 198, 1004

de Renti, par le père Suint-Jure, in-12, 201, 154.

(5) did, p. 5.

(ONLINE EE

o Hbid. p.

(6 1bid, p.22,

(7 bid, p. 5c6. (8) dbid. p.zss.

patrimoine, Généreux par caractère , il fit passer des sommes cons. dérables en Provence, durant la peste de Marsr'lle , pour soulager ceux qui étaient affigés de ce fléau. Enfin , il refusa constamment l'évêché de Conscrans, celui de Poitiers, et plusieurs autres OM! faut remarquer encore que M. Languet avait parmi ses paroissions les hommes les plus opulents de l'Etat, plus obligés que personne a grand précepte de l'aumône ; et l'on ne coit pas Ôtre SUrpris que, pour les engager à remplir ce devoir de conscience , il ait usé de l'ascendant quelui donnaient sa vertu, son caractère , sa grande ré. putation , et que quelquefois aussi il ait employé à cette mème fin les adresses de son esprit fécond en expédients, et ces réparties lines et délicates qui rendaient sa conversation si agréable.

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