‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 111 sur 269 · VERS · texte numérisé non relu

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DU LIVRE HUITIÈME. 177 (4) Wie de la

hrasser dans la suite l'institut, on ferait la même cérémonie, et sépérunte mère qu'on la renouvellerait tous Les ans. Dès le lendemain, la mère or Mecthilde fit placer l’image de la très-sainte Vierge dans tous les sr + lieux réguliers du monastère, afin qu’elle présidàt à tous les exer- (2) Ménologe ices. Elle ordonna encore que la première portion de la com- nee ds munauté lui füt offerte matin et soir, et donnée ensuite aux une per Por pauvres en son honneur (4). Enfin, on établit dans cette commu- Bénédictine. Puwuté la fte de la Vie intérieure de la très-sainte Vierge, que 5% Fab pr l'on célébrait tous les ans, le 27 de septembre (2). Depuis leur tembre, p. 616. itblissement, ces religicases furent en communion particulière , (8) Remarques historiques sur de prières et bonnes œuvres avec les prêtres de la communauté l'église et la pade Saint-Sulpice, qui, chaque année, faisaient une station dans roisse de Saint-

leur église, le jour de l’octave de la Fête-Dieu (3). ds, : an

fTABLISSEMENT DES RELIGIEUSES DE LA MISÉRICORDE A PARIS.

NOTE 4, p.154. Depuis son voyage à Aix, en 1647, M. Olier, mi de l’édification que les religieuses de Notre-Dame de Miséricorde répandaient dans cette ville, sous la direction du Père \van, son ami, s'élaitefforcé d'en former un établissement sur a paroisse. Mais ce dessein avait rencontré d’abord des oppositons insurmontables de la part de la personne mème dont le concours était absolument nécessaire pour l’exécuter. Le cardinl de Sainte-Cécile, archevèque d'Aix, et frère du cardinal Mazarin premier ministre, refusait à ces religieuses la permission d'aller s'établir à Paris, sous prétexte de n’en pas priver son propre diocèse. Comme il paraissait être inflexible sur ce point, \. Olier eut recours à l'autorité de la Régente; et cette prin- «esse, voulant seconder ses pieux desseins, lui fit expédier des kttres de sa part, adressées au cardinal(4), et d’autres écrites (4; Histoire de a nom du jeune Roi. La comtesse de Brienne joignit encore les Parss, t. n, pag. siennes à celles de leurs Majestés ; et M. de Sainte-Marie, l’un Lu les prêtres de M. Olier, les envoya au gouverneur de Provence, it à M. de Bargemont, grand-vicaire de l’archevèque alors absent, (5) Histoire de Mis ce fut sans aucun succès : le grand-vicaire s'excusa d'accor- /2"4"e de Notre

+ Dame de Misédr cette permission, et l’archevèque, à son retour, la refusa de ricorde, Ms. ca-

h manière la plus expresse (5). hier 49e.

Quelque temps après, ce prélat étant venu à la cour, on em-

loya, pour le fléchir, les plus vives instances : tout fut égalenent inutile, De retour à Aix, il alla mème visiter les religieuss, ctleur déclara qu’il avait pris l’inébranlable résolution de ne point les laisser partir. « Monseigneur, ni repartirent ces hon-

» nes filles, il n’est pas au pouvoir des créatures de résister aux » desseins de DIEU : sa puissance Ôtera tous les obstacles; et si » Votre Éminence continue de s’y opposer, DIEU pourra bien » l'appeler à soi, et faire cesser par là son opposition. » Le cardinal prenant alors le ton de la plaisanterie, leur dit en souriant : « Je me porte fort bien, grâce à Dieu, et je suis encore jeune; d) Gazette de » Gil n’avait que quarante ans)(1) Si votre établissement dans France, 29 sep: Paris ne se fait qu'après ma mort, j'espère que de longtemps terre 5. nn n’y serez pas établies. » La chose arriva néanmoins quelques mois après. Pendant que le cardinal se rendait d’Aix à Rome, la Reine, offensée de la résistance de ce prélat, fit expédier, sur (2) Vie de la la demande de la comtesse de Brienne(2), et à la prière de Me" M. Olier , de nouvelles lettres au nom du Roi, qu’elle accompamité, par le Père gna des siennes, et par lesquelles il était ordonné au grand-vicaire Grozes,p 223 (’Aix, d'accorder aux religieuses de la Miséricorde l'autorisation qu’elles sollicitaient, Le mème jour que le courrier de la cour (3 Histoire de arriva à Aix, on apprit, dans cette ville, que le cardinal venait l'ordre de Notre- de mourir à Rome ;et par là toutes les difficultés furent aplanies: ane dE iséré Car le grand-vicaire capitulaire (3), M. de Mimata, que la com- (4) L'imitateur lesse d'Alais, femme du gouverneur de Provence, visita dans ce de JÉSUS-CHRIST, dessein, accorda la permission en bonne forme; et les religieuoù Vie du Père : er ‘ Yoan ,in-4, p. Ses, ayant à leur tête la mère Madeleine de la Trinité, leur in- 646. stitutrice, prirent enfin la route de Paris(4).

Elles firent ce long et pénible voyage au milieu des neiges et

des frimas, et souffrirent au-delà de tout ce qu’on peut imaginer,

On eût dit que l’ennemi de tout bien leur suscitait inille coutre-

temps, pour ralentir leur marche, dans la vue de faire échouer

un dessein qui devait être si utile à la gloire de Da : car si

elles fussentarrivées à Paris quelques jours plus tard, ilest proba-

ble que leur établissement n'aurait pas eu lieu, au moins de iong-

temps. M. Olier, informé de leur marche, et ne pouvant üller lui-

mème à leur rencontre, à cause de quelque incommodité, envoya

au-devant d’elles des carrosses à Ville-Juif, et M. de Sainte-Marie

(8) Pie du père Pour les recevoir. Elles arrivèrent à Paris, le 2 janvier 1649 (3), Yvan, in-4, p. veille de la fêle de sainte Geneviève, etse rendirent d’abord à Péve glise de Saint-Sulpice, où M. Olier, qui les y attendait, les reçut

+ L'hislorien du Père Yvan, in-4°, p. 646, marque leur arrivée à Paris au 24 du mois de janvier. Cest sans doute une aberration de l’'imprimeur, puis: qu'on dit dans le mème endroit qu’elles arrivèrent la veille de sainte Geneviève. D'ailleurs te 24 la Reine était déja partie de Paris, On retrouve la mème erreur dans les Remarques historiques sur l’église de Saint-Sulpice, t. 1, p. 43 û

avec beauco les faire veni lui apprendr sira de recev jour où elle « pour Saint-G religieuses d capitale (4).

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