‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 150 sur 269 · aux pieds de quelque Évêque, les paroles : Dominus pars · texte numérisé non relu

aux pieds de quelque Évêque, les paroles : Dominus pars

hæreditatis mew, ete. « Les clercs, dit-il, contempleront la

» sainte Vierge se présentant au temple, comme patronne

» de la cléricature, comme pleine de son esprit, ct don-

» nant l’exemple de la séparation du siècle et de l'appli-

» cation à Dieu. Possédée de l'Esprit de Dieu tout-puis-

» sant, tout ardent, tout amour, elle monte seule le,

« degrés du temple à trois ans+, nous apprenant par là,

+ On croit communément, dit Tillemont, que la sainte Vierge fut

Es

» que Dieu » vient ratif » fait dans » un oubli .

» abandon à » vent COM] » elle ne pe » COTTOMPU, »sice gran » Elle ne p » s'abandon:

» se, Sans re » etelle nou

» Seigneur » soins de 80 Quelques :

var UN MOU sainte Vierg à se rendre chacun S’'YH de règle, q 91 novembr.

célébra pont velle chapell du Vicaire d les ecclésias pour la prer recevant la t

‘pas de Mar

clercs *, L’as à Paris : ch puis huit a

présentée au te servir à l'Histo

ambres douze

ère paprincimple, à i monque les is l’état résentaparation ent l’esmystère tous les rer dans temple, qui était pour se rénovaevraient s’unisen-aimée Seigneur e renonnouveau nus pars leront la patronne , 0t donl'appliput-puiseule les par là,

ierge fut

ESPRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICÉ, 265 » que Dieu est le supplément de nos infirmités, et elle » vient ratifier solennellement en ce jour ce qu’elle avait » fait dans le premier moment de sa vie. Elle entre dans » un oubli du monde, une mort d’elle-mème, dans un » abandon à Dieu, un amour et un zèle qui ne se peu- » vent comprendre. Elle ne regarde point derrière elle; » elle ne pense point, en quittant le monde grossier et » corrompu, si elle aura besoin de rien au service de Div, »sice grand Dieu lui suffira pour toutes choses ou non. » Elle ne pense point à sa maison, à ses parents; elle » s'abandonne toute à Dieu, dans une confiance merveilleu- » se, sans retour quelconque sur elle, ni sur rien de créé; » et elle nous apprend ainsi à vivre en l’Esprit de Notre- » Seigneur Jésus-CaisT, entièrement abandonné aux it M » soins de son Père (4). » DORDEee

Quelques jours avant la fète de la Présentation, M. Olier, XIX.

var un mouvement de sa tendre confiance envers la très- Re * ox ainte Vierge, eut le désir d’aller à Notre-Dame l’inviter promesses cléàse rendre présente à cette cérémonie (2). 11 voulut que De FR n chacun s’y préparât en jeûnant la veille; et c’est un jeûne ere dr de règle, qu’on a toujours pratiqué depuis. Enfin, le u,p. 82, 83, 85. % novembre, jour de cette solennité, le Nonce du Pape 7 MOer lv. célébra pontificalement les saints Mystères dans la nou- p 15, 46, 47. velle chapelle (3); et ce fut aux pieds de ce représentant (3) Remarques du Vicaire de Jésus-Carisr que M. Olier, et après lui tous mé les ecclésiastiques du séminaire, vinrent renouveler ainsi, #°% réa pour la première fois, la profession qu’ils avaient faite en Sant-Sulprce, p.

à 3, note recevant la tonsure, et se consacrèrent de nouveau, sur les

“pas de MARIE, au service de Drev, l’unique partage des

cleres *. L'assemblée générale du clergé était alors réunie * NorE 10,p. à Paris : charmés des heureux fruits que produisait de- su

puis huit ans le séminaire de Saint-Sulpice, les Évêques (4)Florentinus, Notæ in Martyprésentée au temple, âgée seulement de trois aus (4). Mémoires pour 72/09ium venues

. nee + Hieronymi, 1668, servir à l'Histoire Ecclésiastique, t. 1, p. 61. p. 855.

266 PARTIE IL, LIVRE 1, —+ SÉMINAIRES, voulurent, ce jour-là même, lui donner une Inarque publique de leur approbation, et députèrent Isaac Habert, évêque de Vabres, l’un des plus savants prélats de ce temps, pour exprimer en leur nom les vœux qu'ils for. maient en faveur d’une œuvre si utile à l'Eglise, et lui donner leur solennelle bénédiction, Le soir, après les Vêpres, ce Prélat s’acquitta de cette mission honorable, dans un discoours qu’il prononta avec autant de dignité que d’édification.

La ferveur extraordinaire, dont tous les ecclésiastiques se trouvèrent pénétrés, fit comprendre à chacun que cette rénovation serait une nouvelle source de grâces pour le séminaire. « On ne l’a jamais renouvelée depuis, écrivait » dans la suite M. de Bretonvilliers, sans une bénédiction » toute particulière, comme l'expérience l’a fait voir.» M. Olier dit lui-même dans ses Mémoires : «Le soir de » notre fête, comme plusieurs me témoignaient avoir ét » touchés extraordinairement, et que, remerciant la grande » bonté de la très-sainte Vierge d'avoir été présente à » notre solennité, je lui demandais ce qu'elle désirait de » moi et ce que je pouvais faire qui lui fût agréable, n’y

Es main de” le vembre 164 ordre de € succès. «

» Parleme

» magistrat

» après un

» l'esprit à

» jetant su

» je vous re

» finir heur

» vir DIEU.

» marque

» grâce dan

» Dieu dans

» son Esprit Voyant dé

résolut d’alle

à sa puissa

des Vertus,

selon l'usage

» ayant rien que je ne voulusse faire pour son contentege Mour » ment; elle me fit l'honneur de me dire : Prépare-moi Rp» des cœurs; et ensuite elle me faisait sentir que rien ne le, per M de » lui était plus agréable que d’avoir aussi des cœurs, afin

" » de servir son cher Fils dans l’Eglise (1). »

Pour consolider l’œuvre du séminaire, il ne restait plus

tecteur pour » peine, dit- » vu la prote » tous les jo:

» gnais de » est si chèr:

» qui aime | » tendre que » premier P » pour prote M. Olier pa done le visit «rendant ho » la puissan

so ge. Ju'à obtenir l'enregistrement des lettres patentes, accormarches pour dées par le Roi en 1645. Quoique les membres du Parle-

nb ne ment eussent donné jusqu'alors mille témoignages d’appatentes du sé- probation au nouvel établissement, ils avaient cru ne PEN pouvoir fermer les yeux sur plusieurs défauts de forme qui semblaient annuler ces lettres patentes : en sorte que M. Olier avait abandonné ses poursuites, sans aucun

2 164. 1.0,b. dessein de les reprendre jamais (2). Mais le surlenüe-

narque labert, de ce ls foret lui ès les orable, dignité

stiques ae cette Jour le écrivait diction voir, »

soir de oir étf grande sente à rait de le, n’y ntentere-moi en ne rs, afin

it plus aCCOr- Parle-

s d’ap- TU Ne forme rte que aucun rlende-

ESPRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE. 267 main de’ la rénovation des promesses cléricales, 23 novembre 1650, il crut que la très-sainte Vierge lui donnait ordre de continuer ses instances, et qu'elle l’assurait du succès. « Étant allé voir un des principaux officiers du » Parlement, dit-il, et de qui dépendait cette affaire, ce » magistrat me fit d’abord de grandes difficultés; mais » après un mot que je lui dis, et qui m'avait été mis en l'esprit à l’oraison, son cœur s’épanouit, et aussitôt, se » jetant sur moi à bras ouverts, il me dit : Oui, je le ferai; » je vous remercie de l'ouverture que vous me donnez de » finir heureusement ma charge par cette occasion de ser- » vir Du. Il sortait effectivement de charge. Et ce qui » marque que ce sentiment subit était l’ouvrage de la » grâce dans ce magistrat, c’est qu'il était tout élevé à » Du dans ce moment, et tout rempli de la suavité de » son Esprit. »

Voyant déjà l’heureux succès de ses démarches, M. Olier résolut d’aller incontinent en témoigner sa reconnaissance

Choix d'un

protecteur tem-

à sa puissante protectrice dans l’église de Notre-Dame porel pour le

ds Vertus, et douta d’abord s’il était convenable que,

séminaire, En-

registrement

selon l'usage des communautés d'alors, il choisit un pro- des lettres pa-

tcteur pour le séminaire. « Dans l'oraison, j'étais en » peine, dit-il, si je devais prendre un protecteur visible, » vu la protection invisible et efficace que nous ressentons » tous les jours de la part de la très-sainte Vierge. Je crai- » gnais de blesser en quelque chose cette puissance, qui » est si chère à notre famille; mais la divine Maîtresse, » qui aime l’ordre et qui veut tout dans l’ordre, me fit en- » tendre que nous trouverions sa protection dans M. le » premier Président, que j'avais intention de prendre » pour protecteur, et que telle était sa volonté (1). » M. Olier parle ici de Matthieu .Molé, son parent. Il alla done le visiter, accompagné des directeurs du séminaire, «rendant hommage, dans la personne de ce magistrat, à » la puissance et à la grandeur de Dieu, dont les juges

tentes.

(4) Mém. aut.

de M.Olier,i. vi, p. 21.

268 VARTIÉ I, LIVRE 1, — SÉMINAIRES,

» sont les images, » et sanctifiant par des vues de foi une démarche qui d’abord lui avait paru tenir trop de la pru. dence de la chair. Lorsqu'il fut en la présence de ce ma. gistrat, il lui parla en ces termes : « Monsieur, voilà les » Messieurs de notre séminaire qui viennent chercher }x » protection de DIEu en vous qu'il a choisi pour le soutien

.»et pour la défense de son œuvre; et, comme vous leur

(+) Méem. aut.

» servirez de père en Dieu, ils auront aussi pour vous tout » le respect, tout l’amour et toute l’obéissance qui leur » seront possibles. — Ce grand personnage, continue » M. Olier, a reçu cette proposition dans le même esprit » que notre divine Maîtresse me l'avait assuré, et à la » moindre ouverture que je lui en ai faite, il s’est trouvé » rempli pour nous de toute la charité, la tendresse et la » force que nous pouvions désirer, et que nous eussions pu » espérer de la divine Mère. Car la bonté de ce magistrat, » qui voyait toutes les difficultés de notre affaire, a voulu » les couvrir, comme une mère qui voit et qui cache les dé-

ESF ques jours « dans la pron été conclue, sur le sémi tion étant ve legs qu’elle 4 le Parlemen

Peu après de l'année 1 Agnès de Le ment accom} qui le pressa saint-Domin paroisse, un par la vie sa on y faisait Fidèles. I] pe Ordre, sa vo Ordre dont 1

de M. Otier,t.w, » fauts de ses enfants. Il me semble qu’il est à présent Ve M Olier, par Comme un manteau visible qui couvre et qui environne nes dieser » cette famille, et la met à l'abri de beaucoup d'attaques 95. » et d’injures qu’elle pourrait souffrir dans ce temps (1). » Ainsi cette affaire, qui était comme le fondement de

» notre établissement, a été conclue par une protection

» spéciale de Notre-Seigneur et de sa très-sainte Mère,

» quoiqu’elle parût impossible, à cause des diffienltés qui

» s’y rencontraient. Tout est possible à DiEu ; nous n'avons

» qu’à nous abandonner à lui pour qu’il nous conduise :

» il a assez d’amour pour s’intéresser à nous, et assez de

» puissance pour surmonter tous les obstacles. Ce qui a

» paru merveilleux en tout ceci, c’est qu’au moment: de

» l’enregistrement des lettres du Roi, la sainte Vierge à

» ménagé tous les esprits qui en avaient été si éloignés

(2) Mém. aut, » autrefois, y voyant en ce temps-là des difficultés essen-

as" » tielles, sur lesquelles ils ont fermé les yeux (2). » Quel-

avec ses de prieur en ch en donner 1 mire de Sai qui aurait v eten public.

ecclésiastiqu attirés, n’en la profonde

où il reçut le un vif senti devable à l’c qu'il avait :

en toute oc aux bonnes » consolé, di

À foi une ques jours après, on ne put s’empêcher de reconnaître,

la pru- dans la promptitude même avec laquelle cette affaire avait

| C6 Ina- été conclue, une nouvelle marque de la protection divine

oilà les sur le séminaire. Car une personne de très-haute condi- ) y. ant.

rcher la tion étant venue à mourir, cette communauté jouit d'un 4 #:Ober.p. %.

soutien legs qu’elle avait fait en sa faveur, et qui eût été perdu si Otier, par M. de ! Bretonvilliers,t,

Jus leur le Parlement n’eût enregistré déjà les lettres patentes (1). u, p. v3, o7.

ous tout Peu après la bénédiction de la chapelle, et avant la fin 1651.

qui leur de l’année 1651, M. Olier, voyant la prédiction de la mère hr sise

ontinue Agnès de Langeac, touchant les séminaires, si heureuse- brasse le tiers-

e esprit ment accomplie, résolut de satisfaire enfin le mouvement Cie érru

etàlu qui le pressait depuis longtemps de s'attacher à l’ordre de

t trouvé &int-Dominique. Les Frères-Prêcheurs avaient, dans sa

se et la paroisse, une maison qui leur servait de noviciat, et qui,

sions pu par la vie sainte qu’on y menait, et l'intégrité de la foi dont

agistrat, on ÿ faisait profession, répandait l'édification parmi les

a voulu Fidèles. T1 pensa donc à y prendre l’habit, non du premier

e les dé. Urdre, sa vocation ne le permettait pas, mais du Tiers-

présent Ordre dont les règles pouvaient plus aisément se concilier

vironne avec ses devoirs ; et le Père Jean Tarpon, alors sous-

attaques prieur en chef de ce couvent, à qui il s’adressa, vint lui

mps (1). en donner lui-même l’habit, dans la chapelle du sémi-

nent de ire de Saint-Sulpice, malgré les instances de M. Olier,

otection qui aurait voulu le recevoir dans l’église des Dominicains

e Mère, eten public. Cette cérémonie, où se trouvèrent plusieurs ultés qui ecclésiastiques, que la piété de l’un et de l’autre y avaient n'avons M attirés, n’en fut pas moins édifiante. On y admira surtout nduise : la profonde humilité du serviteur de Dreu : au moment assez de où il reçut le petit scapulaire, on l’entendit confesser, avec e qui a un vif sentiment d'émotion et de gratitude, qu’il était remen! de devable à l’ordre de Saint-Dominique de toutes les grâces ierge a M qu'il avait reçues jusqu'alors ; et depuis il témoignait, éloignés en toute occasion, la joie qu’il ressentait de participer 8 essen- aux bonnes œuvres de cet Ordre. « Je suis bien aise et bien » Quel- » consolé, disait-il, de me voir enfant de saint Dominique,

(1) 4nn, Dom. » et, plus étroitement que jamais, frère de la révérende Rem. hist. 1. un,

p. 474, 475, — » mère Agnès de Jésus, à qui j’ai de si grandes obliga. Ann.Dom. avril, de Plusi NS d pe à par Soneges, * » tions. » Plusieurs prêtres du séminaire, animés des

4684, in-40, p. 59 É mit dd ho mèmes sentiments, imitèrent son exemple, et furent

t.1, p. 401, note. aussi agrégés à cet institut (1). XXII. taie | si.

M. Olierem- La distinction dont le Sous-Prieur des Dominicains ho-

brasse le tiers- nora M. Olier, en venant le recevoir dans la chapelle du ordre de Saint-

François d'As- Séminaire, montre combien il était jaloux de l’associer à

Re Po + son Ordre, et quelle estime il faisait de sa vertu. I est .-FTrançois e < s y Paule. Die mème arrivé que d’autres religieux se sont glorifiés de

sur ce sujet. l'avoir eu pour confrère : ce qui a fait naître entr’eux un (2) La manière

de se donner à différend assez vif ; car, tandis que les Dominicains sou- DiEu dans le siè- :. , 9 at x cle, etc, par te Üennent qu’il n’a été que de leur Tiers-Ordre (2), les

Père de Salles, prana: : , os nur . ds N in-42 , 4680, chez Franciscains prétendent qu’il a été de celui de Saint-Fran-

dr ',,%%0. çois d'Assise ; ettous ceux qui ont écrit sur le Tiers-Ordre du tiers-vrdre de le ce saint patriarche, depuis la mort de M. Olier, comme De Payel, Sufren, Léonard de Paris, Jean-Marie de Vernon, nee Hilarion de Nolay (3), le savant théologien Claude Fras-

ter ordinis S. sen, en font une mention particulière. Ce dernier ajoute Francisci Ass

auct. Joanne Mème que M. Olier, en embrassant le tiers-ordre de Saint-

Maria, 4686, in- ue ne fol. p. 897, François, eut pour ünitateurs ceux qui furent témoins de sa piété; et que les Franciscains étaient redevables à son

(4) La règle du liers-ordre de la ns ee. zèle, de la facilité qu'ils avaient eue de faire revivre, dans uris, 1674, p. x . . ; PE 282, 983,984. leur grand couvent, à Paris, la congrégation de ce l'iers- + , , . N .

28777708: Ordre (#) +. Les prétentions de ces religieux sont très bien (5) Vie ns fondées, puisque M. Olier lui-mème nous apprend qu'il Olier, par le Père Si ‘ : ne . .

Giry, ns vartie, portait l’habit du tiers-ordre de Saint-François d'Assise; chap. . — kÀe- : 1: , , L Q marques histor., Mais les Minimes prétendent à leur tour que M. Olier

tout, P. 561. — était du tiers-ordre de Saint-François de Paule, assurant Novit Dominus %

die: mmuculato- qu'il en reçut le cordon daus l’église de Notre-Dame-derum, in, p. 2995. à 1. A se n ; Ms. iu fol. gibt, toutes-Grâces, de Nigeon-lès-Paris * (5), et c’est le sujet Mazurine.

(6)Fie du Père + Les liaisons très-particulières de M. Olier avec le Père Jean Chry-

. sut Cr sostome, célèbre religieux du tiers-ordre de saint-François, peuvent ouaon, , , Du A0, aa, — fortifier ce sentiment (6).

E d'une vive nous appa préjudicier Paule, nou:

fessa aussi pas jugés i qu'il ait ob multanéme “ispute, la DIEU a joui

M. Olier imes, da pénitence, € trois vertus ls prètres, spécialeme inspiré auss eulière pour le séminaire prit de ce gr bre chapit:

lique dédiée d'associatior sieurs mem d'Héliopolis des lettres c »noines et » église de $ » Jean-Jacqn » siastique ( » Saint-Ger1 »rement € » Tours, au » désiré que » a inspiré

vérende Obliganés des , furent

ins hopelle du ssocier À a. El est rifiés de eux un ins sou- (2), les at-Franrs-Ordre , Comme Vernon, le Frasr ajoute e Saintnoins de s à son re, dans e ‘Tiersès bien nd qu'il Assise ; I. Olier ssurant ame-dee sujet

ban Chry- | peuvent

ESFRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE. 271 d'une vive dispute entre ceux-ci et les Franciscains. Il ne wém. ant. de M. nous appartient pas de juger cette controverse; mais, sans tv p.24, préjudicier aux droits du tiers-ordre de Saint-François de Paule, nous serions inclinés à croire que M. Olier le professa aussi bien que les deux autres, soit qu'ils ne fussent pas jugés incompatibles dans une même personne, soit qu'il ait obtenu dispense pour les professer tous trois simultanément. Au moins, rien ne montre mieux que cette “ispute, la haute opinion de sainteic dont le serviteur de Du a joui après sa mort.

M. Olier honorait dans saint Dominique le zèle des xxrv.

imes, dans saint François d'Assise J’amour de la Dévotion du

; ‘ ‘ «1,2 Séminaire des.pénitence, et dans saint François de Paule l'humilité, Sulpice envers trois vertus dont il aurait voulu pénétrer les cœurs de tous Pr A ns ls prêtres, surtout de ceux dont la Providence l’avait prières. spécialement chargé. Son amour pour l’humilité lui avait inspiré aussi, comme on a déjà vu, une dévotion partieulière pour saint Martin de Tours, et afin d'obtenir pour le séminaire de Saint-Sulpice quelque participation à l’esprit de ce grand Évèque (1), il désira de l’unir avec le cé- (1) L'Esprit de bre chapitre qui l’invoquait tous les jours dans la basi- Run A lique dédiée sous son nom. Il demanda donc des lettres Vie, par M. de d'association à cette compagnie, dont il connaissait plu- #6 gg 7" sieurs membres, entre autres M. Pallu, depuis évèque d'Héliopolis ; et au mois de décembre 1653, il en recut des lettres conçues en ces termes : «Les trésorier, cha- » noïnes et chapitre, le doyenné vacant, de l’insigne » église de Saint-Martin de Tours; au révérend messire » Jean-Jacques Olier, supérieur de la communauté ecclé- » siastique du séminaire des clercs, établi au faubourg de » Saint-Germain-des-Prés, à Paris ; salut. Nous avons mü- »rement considéré ce que vous nous avez remontré à » Tours, au mois de novembre dernier, que vous avez » désiré que la communauté et compagnie que Dreu vous

> à inspiré d'établir, fûtsous la protection du bienheureux

272 PARTIE I, LIVRE [. — SÉMINAIRES, » saint Martin, notre patron; et que, depuis que vous aviez » formé cette résolution, vous en aviez reçu tant d’assis- » tance, que vous ne doutez point qu’elle ne prospère et » que votre dessein ne réussisse, si nous voulons joindre » n0S VŒœux aux vôtres, et vous associer aux prières, » saints Sacrifices, et aux bonnes œuvres qui se font dans

» notre église journellement.

» Nous, désirant de notre part contribuer à une si bonne » œuvre, et faire ce que nous pourrons pour la gloire de » Dieu et réputation de notre bienheureux Patron, nous » avons octroyé votre demande, et associé à toutes les » prières, saints Sacrifices et bonnes œuvres qui se font et » feront en notre église, non-seulement vous, sieur Olier, » mais vos successeurs supérieurs de ladite communauté, » et les prêtres et ecclésiastiques du séminaire des clercs (4) Archives au » dudit faubourg Saint-Germain-des-Prés, de ladite ville D CU » de Paris; souhaitant que, vos prières et les nôtres joinon rés » tes ensemble, nous puissions obtenir de Dieu. par l’inres entre MM. » tercession de notre bienheureux Patron, la gloire éternie % » nelle; et que votre communauté soit si bien établie pour juges Jan: ” le service de Dieu et de la sainte Église, que rien ne puisse bin, p.44. — Re- » la troubler; ce sont les souhaits de notre compagnie.

Ars » Donné à Tours, le 20 décembre 1653 (1). »

M. Olier reçut ces lettres avec beaucoup de joie, et témoigna sa reconnaissance à MM. les dignitaires, chanoines et autres membres du chapitre de Saint-Martin, par la lettre suivante, qui se conservait dans les archives de cette église. « Messieurs, comme nous avons passionné- » ment souhaité la grâce d’être associé aux prières et aux » bonnes œuvres de votre illustre compagnie, nous l'avons » reçue aussi avec la joie et le respect que nous devons à » une faveur si considérable. Notre petite communauté, » qui en à rendu publiquement action de grâces à DIEv, » vous supplie encore d’agréer les très-humbles remer- » ciments que nous vous en rendons, Le grand saint

ES} » Martin, a » étroitemer » profonde » déjà comn » maison :

» à un Cor

» révérer en » unissant p » chera aus:

»yice de vd » sieurs, par » très-obéissä » gneur JÉSU toujours célé solennelle dé

cessé de l’in

du soir.

M. Olier v culière dévot L'une des pra dateurs des pleins de l’es en âge sur le » ques dans 1 » comme de | » ties les plu » vie pour en » mitias Spir » en parlant » prémices e » [ls ont l’Es » dance, que » vous faire » je pense à :

» aient été da

li,

aviez 'assisère et Jindre rières, L dans

bonne ire de |, NOUS tes les font et r Olier, unauté, s clercs te ville es joinpar l'inre éterlie pour e puisse 1pagnie.

e, et téchanoitin, par aives de Ssionnés et aux

l'avons evons à unauté, à Dreu,

remerd sant

ESPRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE. 273 » Martin, au culte duquel cette association nous lie plus

» étroitement, sera le témoin et le garant de notre très-

» profonde et sincère reconnaissance. Nous l’honorions

» déjà comme un des patrons et des protecteurs de cette

» maison : mais la liaison qu’il vous plaît que nous ayons

» à un Corps qui le reconnait pour chef, nous le fera

» révérer encore avec une dévotion particulière ; et nous

» unissant par un nouveau lien à votre chef, nous atta-

» chera aussi plus intimement aux intérêts et au ser-

»vice de votre corps, de qui nous demeurons, Mes-

» sieurs, par devoir et par inclination, les très-humbles, »très-obéissants et très-obligés serviteurs en Notre-Sei-

» gneur JÉSUS-CHRIST (1). » Depuis cette association, on a A) M. Nas, wujours célébré, au séminaire de Saint-Sulpice, la Messe quétai pa solennelle de saint Martin le jour de sa fête, et l’on n’a cettelettre. Fix de œssé de l’invoquer chaque jour, comme patron, à la prière 7 du soir.

M. Olier voulut aussi inspirer au séminaire une parti- xxv.

eulière dévotion pour saint Denis, l’apôtre de la France (2). Dévotion du L'une des pratiques de sa religion était de vénérer les fon- S odie cd dateurs des Eglises, comme autant de vases spirituels vers saint Depleins de l’esprit sacerdotal qui devait se répandre d’âge es Ex Die en âge sur leur clergé. « Il en est des hommes apostoli- res. » ques dans l'Eglise, dit-il, prêchant un jour sur ce sujet, de de » comme de la tête et du cœur dans le corps humain, par- ni el ” » ties les plus nobles, et qui sont remplies d’esprit et de » vie pour en fournir à tous les membres : Vos ipsi, pri- » mitias Spirits habentes : Nous autres, disait saint Paul » en parlant des Apôtres et des disciples, nous avons les » prémices et l'abondance de l'Esprit pour les distribuer. » Ils ont l'Esprit de Jésus-CurisT dans une telle abon- » dance, que cela ne se peut exprimer ; et quand je pense à » vous faire voir l'esprit intérieur du grand saint Denis, » je pense à vous montrer une des plus grandes choses qui » aient été dans L'Eglise de Drec, nue des plus riches, des li, is

» plus amples et des plus augustes. Car notre apôtre es

» destiné à être le fondateur d’une Eglise en Jésus-Carigr:

» et un fondateur qui porte en soi toute la lumière, },

(1 Panégyri. » grâce et la vertu qui doivent être répandues dans ses

que LR successeurs (1). » Ce fut sans doute pour fournir ay

M. Olier. séminaire un moyen d'alimenter cette dévotion, que (2) Archives du . à + 11:

Royaume;sertion M. Olier obtint de Marie de Beauvilliers, abbesse de Mont.

À Mie à martre, une relique de ce saint apôtre (2) ; et que de plus

") Ibid. à, 5 il associa sa communauté aux prières et aux bonnes

(4) Gallia chris. œuvres de cette abbaye (3), alors en grande réputation

diana,t. vu, col, 620. de ferveur (h).

PL Enfin, la dévotion dont M. Olier était pénétré pour saint votion d : : honi * i séminaire de 8. Ambroise et saint Grégoire le Grand, depuis le songe qui sue envers Jui avait montré sa vocation à l’état ecclésiastique, le . Grégoire et s + ‘ re . .

S. Amie. porta à inspirer au séminaire les mêmes sentiments de (5) Mém. sur respect et de religion pour ces deux illustres docteurs, et à la vie de M. de ,:1; 4 A ° ncS : A và Bretonviliiers, Clébrer chaque année leur fête (5) : usage qui persévère par 4. Rene encore aujourd’hui (6). « Je pense vous avoir fait connaie P. — Sie si.

Vie de M. Olier, » tre autrefois, dit-il dans une de ses lettres, comme daus par M. de Bre- : ‘ ‘Roli an tonvilliers, 1. u, » le temps de ma vocation au service de l'Eglise, que saint p. 98. » Ainbroise m'avait été donné avec saint Grégoire pour

(6) Voyez Jour- | sr fs » patron et pour protecteur. Cette obligation m'a laissé fol. 6. » tant de tendresse pour ce saint archevêque de Milan, et

» tant de zèle pour son service, qu’il n’y a rien que je ne » voulusse faire pour lui en rendre des témoignages; et » aujourd'hui que l’Église solennise sa vocation à l'épiso- » pat, je vous conjure de suppléer à mes devoirs. 0! s'il; » avait encore quelques cœurs comme celui-là dans l'E- » glise, que Jisus-Curisr serait gloritié et honoré ! 0! sil » plaisait à la bonté et à l’amour qu’il a pour Dieu son » Pere, de susciter cet esprit, et pour vous dire simple- » ment le désir de mon cœur, il me reste toujours un » souhait très-ardent d'aller au tombeau de ce Saiut pour » l'invoquer sur l’Église, sur le clergé et sur son pauvre » serviteur, qui désire vivre et mourir pour la gloire du

s » royaume ( » de me re » un si gran » purgatoire » aussi beau » merveilleu » ses œuvres:

» chrétienne

ipôtre est s-CHRIgT :

nière , la dans ses urnir au ion, que de Mont- Le de plus x bonnes éputation

pour saint songe qui stique, le ments de teurs, et à persévère ait connai-

que saint n'a laisse

Milan, et que je ne

simplejours ul aiut pour

on pauvre gloire du

» royaume de Dieu (1). Je vois aussi que je dois m’efforcer à {4 Lettres pi » de me remplir de l’esprit de saint Grégoire, qui avait otier, Lett. 484 » un si grand amour pour toute l'Eglise de Dieu : celle du #8: 45%; 457.

» purgatoire qu’il a beaucoup aidée, celle du ciel qu’il a

» aussi beaucoup honorée, et toute celle de la terre qu’il a

» merveilleusement édifiée par ses écrits, ses réglements, Vus 12,p. » ses œuvres, en un mot, par le saint exercice des vertus (2 Mém. aut.

: ‘ ‘ ; de M. Olier ,t.ui » chrétiennes qu’il a eues en éminent degré * (2). » ps.

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= s l'être affligé, NOTES DU LIVRE PREMIER. atout de » sommes plus

» sainte Mère;

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un effet de cette vres, et, dans frait pour le bâ démarche qu’il et, par là, cont parfait en toute jui offrir une a de consulter Di égard, « IL fant, » tous ces seco » œuvre. » Et p Dominus ædific » Dieu ne bâtit » lever ; que si, » vain nous feri » ne achève et » le jour, c’est-à » sa perfection confiance de M.

dans le temps 1 bnvilliers, son ] hospitalières de versière (4).

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