SUR LES DISPC AR
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SUR L£S DISPOSITIONS A YEC LESQUELLES M. OLIER VOULAIT QU'ON ARGUMENTAT DANS LES EXERCICES PURLICS.
NOTE 4, p. 334. — « Avant la dispute, disait-il, vous devez » vous établir dans la conviction de votre ignorance, et en faire » l'aveu intérieurement devant la majesté de Dieu, et à la face » des Anges et de tous les Saints ; et ensuite, en commencant la » dispute, invoquez le Saint-Esprit sur vous, pour qu’il vous con- » duise dans cette action, où vous avez d’autant plus besoin de » son secours, qu'elle est plus périlleuse et que vous devez être » plus attentif à demeurer dans les règles d’une juste et sainte » modération (1).
» Ne disputez qu'avec une très-grande charité, ne cherchant » point à donner de la confusion à ceux avec qui vous disputez, »et ne les poussant jamais à bout. Au contraire, insinuez à votre » partie adverse quelque ouverture pour éclaircir et réscudre les » difficultés qui l’embarrassent; en un mot, faites pour elle ce que »vous voudriez qu’on fit pour vous en pareille occasion. Lors- » que, dans la dispute, vous sentez que la superbe, s’élevant en » vous, vous donne un grand désir d’avoir l’avantage : alors vous » pouvez vous comporter comme si vous ne saviez pas répondre » aux difficultés qu’on vous propose, interroger votre adversaire »en le priant de vous instruire. C’est là donner le coup de la » mort à notre jugement, qui, pour l'ordinaire, ne veut point se » soumettre. Quoique vous deviez vous conformer à cette prati- » que, non-seulement dans la dispute, mais dans toutes les occa- » sions où vous sentez un grand désir de paraître savant, il y à » néanmoins certaines occasions publiques, où la prudence de- » mande qu’on en use autrement ; et alors vous devez vous con- » tenter de présenter intérieurement ce désir à Notre-Seigneur, » en le suppliant de le détruire par sa vertu; et Notre-Scigneur, » voyant voire fidélilé, ne manquera pas dé vous exaucer dans » ce moment périlleux. »
(1) Espritde M.
Olier, L'un, p.
CONDUITE DE M. OLIER DANS LA FORMATION ET LE GOUVER- NEMENT DE LA SOCIÉTÉ DE SAINT-SULPICE.
L Le dessein de M. Olier, en fondant le séminaire de Sain:et Sulpice, n’était pas tant de former à l’esprit ecclésiastiqu propose princi- We | Siqu'e
pre ke à les jeunes gens que la Providence lui envoyait, que d’in-
ciété pour l'éta- Stituer une compagnie vouée elle-même à l'éducation des D des clercs, et qui contribuât efficacement à l'établissement des (4) Fe srques Séminaires dans le royaume. Voici ce qu'il en écrivait (1): se Ub « L'intention de la sainte Eglise, manifestée par les conci- » les, est qu’on travaille à la réforme des peuples par la sane-
» tification du clergé; et rien n’est plus conforme à la con-
» duite de Notre-Seigneur. Le ;:7emier 1l a asseinblé des
» apôtres et des disciples, dont l'instruction et la sainteté
» ort été la lumière et la perfection des peuples, et qui,
» ayant recu ses soins principaux et les prémices de son
» Esprit, ont ensuite répandu ce mème Esprit dans le
» monde. C’est ce qui nous doit encourager dans le dessein
» d’assembler des sujets destinés au elergé, et de donner
» tous nos soins à la culture de ces jeunes plantes. En sui-
» vant donc le plus près que nous pouviwns cet adorable
» exemple de JÉsus-CHRIST, et après avoir reconnu qu'in-
» utilement on travaillait sur les peuples, si l’on ne son-
» geait auparavant à purifier la source de leur sanctilica-
» tion, qui sont les prètres, nous nous sommes assemblés
» pour cultiver les " -uve'i:s plantes qui nous sont tom-
» bées entre les mais, et qui ont pa: 1 êire destinées à
2 Pt » l’utilité du clergé :).» M. Olier désigne ici ceux de ses Olier, t. 1, p 69, disciples qu’on a déjà fait connaitre, entr’autres MM. de RL Poussé, de Queylus, de Lantages, de Parlages, Hurtevent, Hudon, comme aussi MM. de Bretonvilliers, Antoine