‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 193 sur 269 · SUR L’EXIL ET LA FIN DE M. DU FERRIER · texte numérisé non relu

SUR L’EXIL ET LA FIN DE M. DU FERRIER

NOTE 2, p. 352, — M. du Ferrier, indigné de la publication du livre de Févret, sur l’Appel comme d'abus, détermina M. de Hauteserre, professeur de droit à Toulouse, à écrire sur ce sujet, conformément à l'invitation qu’en avait faite le clergé de France,

en 1660. E qu'il parut à l'Etat. M.

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trois autres remirent le ci, ne jug années l’im à mourir :

régale ; on à ne point tif de son € nignorail p les nouvell France, et ( loisirs de st sur tous Se chargée de alors fait ir sa propre li proche par s'abstint de dération fu veur de M.

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en 1660. L'ouvrage de ce dernier fut néanmoins supprimé, parce qu'il parut donner trop à Rome, comme Févret avait trop donné \ l'État. M. du Bosquet , Évèque de Montpellier, entreprit de son cité de réfuter les Libertés de l'Eglise Gallicane des frè: us Dupuy, mais son travail ne fut pas publié. Alors M. du Ferrier prit lui-même la plume, et composa ses Questions sur la juridirtion ecclésiastique. Elles furent examinées au château de Merciez, par M. de Sévin, Évêque de Cahors, conjointement avec trois autres Évèques, qui résolurent de les faire imprimer, et en remirent le manuscrit à une personne de confiance. Mais celleci, ne jugeant pas les moments favorables, en différa plusieurs années l'impression. Sur ces entrefaites, l’'évèque de Pamiers vint à mourir : M. du Ferrier avait été son conseil dans l'affaire de la régale ; on trouva des lettres de lui à cet Évèque, où il l'exhortait à ne point se soumettre aux déclarations du Roi, et ce fut le motif de son exil à Tonnerre, où il demeura quatre ans. Comme on nignorait pas les tentatives qu’il avait faites pour empêcher que les nouvelles maximes de Dupuy et de Févret ne prévalussent en France, et qu’on craignait qu'il n’écrivit sur ces matières dans les bisirs de son exil, on le transféra à la Bastille, et l’on mit le scellé sur tous ses papiers, qui furent envoyés à Paris. Fa personne chargée de l'impression de l'ouvrage de M. du Ferrier, en avait alors fait imprimer les premières feuilles. Mais, craignant pour sa propre liberté, elle les supprima, et rendit le manuscrit à un proche parent de Pauteur. Tant que M. du Ferrier vécut, on s'abstint de le publier, de peur d’aggraver ses liens. Cette considération fut cause qu'après sa mort, on en usa de même en faveur de M. de Cambiac, son frère, enfermé aussi dans ce lieu de détention ; el enfin, avec le temps, on ne parla plus de cet ouvrage, qui est demeuré manuscrit (1). On en conserve une copie à la bibliothèque de Sainte-Geneviève à Paris ; et on y lit que l'ouvrage a subi tant de corrections ct de ratures, qu'il est assez difficile d'y reconnaître les véritables sentiments de l’auteur. On

(1) Lettre sur M. du Ferrier, du 44 mars 1687, à la suite de ses Mémoires. Ms.de la Bibl, Sainte.

trouve encore, dans le même “olume, un autre ouvrage de M. du A l'errier, intitulé : Observatir < sur le livre qui & pour Lire pont sur Jos Insiitutlion du droit canon: «e de France, composé par Bonct, A end docteur en droit canon, à Langres ; enfin, un troisième ouvrage , ni de De la juridiction de l'Église, et qui est divisé en quatre par- (2) BU, Sainte. ties (2). L’historien de M. de Foix assure que M. du Ferrier était ee igé de quatre-vingts ans, lorsqu'on lenvoya en exil à Ton- (3, Vies des nerre (3); il voulait dire sans doute que cet exil eut lieu en guure nes 1680 (4). M. du Ferrier é‘uit alors âgé de soixante-onze aus, et il "Pr #77

(4) Moréry, mourut à la Bastille, environ six ans après, art, du Ferrier,

(1) En 4748.

Olier, par M. de Bretonvilliers,t.

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