‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 196 sur 269 · M. OLIER £ S'ÉT · texte numérisé non relu

M. OLIER £ S'ÉT

NOTE 5, Oratoriens aux nouvell moignages :

Le Père Bc de Janséniu grèce, cond thèque de « serva Si pe faisait de le Père des assuré que, dire, de dé nommé dix ajoute qu’il ne comptàt « qu'à faire c« de quarante

Eufin, vo M. de Bassa eus de S’Op] Saint-Germ » ment par!

» dans leurs » hérétique:

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licr pour jugement, i Un pasue Surniai il écrit, Nicole, on { madame été parlé rtion ; car parin' les ur la doc- , ON pourmps après avait pas engeance, à madame : de cette uisque la rifiée que vues semà jour, dit Bonté de de gloire ins le ciel,

)pinion de cétique de lorsqu'ils )pinion de ue Feller ; , Où dans elte lettre

HAPELET,

ment dont uivait déjà la société, | qu'alors reraitune traite gé-

nérale, au commencement de chaque année, Cet nsage a persévéré longtemps au séminaire de Saint-Sulpice : un ancien véglement imprimé, et où l'on voit des notes de ln main de M, Tronon, porte à l'article XL: De cing heures à cinq heures el demie, le chapelet, ou oraison de la sainte l'lerge, en commun, On voit aussi, par le Journal de M. Bourbon, que, l'année 1680, on observait encore cette coutume, et qu'on recommandait d'employer au moins la moitié de la demi-heure à méditer «ur les vertus de la très-sainte Vierge (1), sans doute pour remplir, par ce moyen, les intentions de M. Olier.

Y, OLIER S'OPPOSE AU DESSEIN DES PÈRES DE L'ORATOIRE DE S'ÉTABLIR DANS LE FAUBOURG SAINT-GERMAIN,

NOTE 5, p. 359. — On aurait peine à croire jusqu'où ceux des Oratoriens qui avaient dévié de la foi, portaient l'attachement aux nouvelles erreurs sur la grâce, si l'on n’en trouvait des témoignages incontestables dans une multitude de monuments. Le Père Bourgoing, leur général, ayant ordonné que le livre de Jansénius, les thèses de Louvain et les aatres écrits sur la gràce, condamnés par Urbain VIE seraient apportés à la bibliothèque de chaque maison, pour y être gardés sous clef, on observa si peu cette défense, que, dans quelques maisons, on faisait de ces livres la lecture ordinaire de table (2), De plus, le Père des Mares, dans un ouvrage donné au publie, après avoir assuré que, dans leur société, il y avait peu de Molinistes, c’est-àdire, de défenseurs des constitutions apostoliques, et en avoir nommé dix principaux , du nombre c'esquels est le Père Amelote, ajoute qu’il n’y avait pas une seule maison de l'Oratoire où l’on ne comptàt de généreux défenseurs de La gräce ; et il en vient jusqu'à faire connaître nommément les plus considérables de plus de quarante maisons (3).

Enfin, voici ce que M. ‘lier en écrivait confidentiellement à M. de Bassancourt, pour l’informer des justes motifs qu'il avait eus de s'opposer à l'établissement de ces Pères dans Le faubourg Saint-Germain : « Présentement ils pensent parmi eux, et ils sè- » ment parmi les peuples, dans le confessionnal aussi bien que » dans leurs conférences et leurs entretiens, qu'il faut tenir pour » hérétiques tous ceux qui ne sont point de ce parti, A n'y a » pas quatre ou cinq jours, qu'un homme sortant du confession- » nal, à Saint-Magloire, se trouva l'esprit tout embrouillé et tout » renversé, et vint se plaindre à son ancien confesseur, en lui » disant que le Père à qui il s'était adressé, l'avait assuré qu’à

(1) Journal de M, Tronson, par M. Rourbon, fol, 400,

(2) Annales de la congrégation

e l'Orutoire,an.

(3) Remontrance chrétienne aux Pères de l’Oratoire,in-4o, Bibl. Royale. D,

4417. Pièces.

k00 NOTES

» la cour, tout était hérétique, excepté M. de Luynes et M, de » Liancourt. Ce sont de trop grands excès que ceux auxquels se » portent maintenant les esprits atteints de ces doctrines nou-

(1) Lettres au- » Velles; c’est au point que les meilleurs 17" de ces Pères ne Dir das sie" peuvent s'empêcher de les fuir (1). »

Nous remarquerons, en effet, que le Père Amelote, quoique très-affectionné à l’Oratoire, ne balança pas d'approuver la con. duite de M. Olier dans cette occasion. Répondant à quelqu'un, qui. apparemment ne ke jugeait pas d’une manière si favorable, il disait, un an après la mort du serviteur de Dieu : « M. Olier » était sans doute un homme de grande vertu. Nos gens se sont » si ouvertement déclarés de toutes parts, et ont fait tant de fo- » lies, que je ne m'étonne pas qu’un homme de bien se soit op-

(2) Lettre au- » posé à eux, et à ceux qui les souffraient. Vous dites qu'il y à tographedu Père » des choses faibles dans ces livres, mais il y en a d’admira- Amelote, écrite en 1658. » bles (2). »

La maison que les Oratoriens voulaient établir sur la paroisse de Saint-Sulpice, était probablement celle de leur /ns'ilution, ou noviciat, et qu’on fixa d’abord sur les limites mêmes de cette paroisse, dans la rue d’'Enfer, en face des Chartreux. Elle fut ta” congrégation ondée, le 16 avril 1650, par M. Pinette, trésorier général du duc de POratoire. d'Orléans, ou plutôt par ce prince lui-même, qui, du moins, s’en

4) Journaux éclara le fondateur, le 11 du mois suivant (3). M. Pinelte était de M. des Lions,

\3) Annales de

p. 440. cependant fort opposé aux nouvelles erreurs (4). L'Institution, établie provisoirement rue d'Enfer, fut transférée ensuite dans la même rue, au-delà des boulevarts, dans la (5 Actes et vi- Lison occupée aujourd’hui par les enfants trouvés. Le duc d'Or. TR léans étant alors exilé à Blois, son chancelier en posa la pre-

ratoire, p. 3eL4. mière pierre, le 41 novembre 1655 , et, le 7 novembre 1657,

on nr l'église et les trois autels furent consacrés par l’Evèque de Pa- L ; "be

hist, M,499, miers (5).

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