M. RENÉ LÉVÊQUE, INSTITUTEUR DE LA COMMUNAUTÉ DE SAINT. CLÉMENT
NOTE 3, p. 425. —René Lévêque, né à Gorges, en Bretagne, en 1624, et formé aux vertus ecclésiastiques par M. Olier, établit à Nantes une société de prêtres, connue sous le nom de Communauté de Saint-Clément, pour prêcher des missions, former de jeunes ecclésiastiques, et recevoir toutes sortes de personnes aux exercices spirituels. Le pieux instituteur allait, tous les deux ans, faire luimême une retraite au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Il y employait plus d’un mois, « persuadé, ajoute l’auteur de sa Vie, » qu’un ouvrier évangélique a besoin, à l'exemple des Apôtres, » de laver et de raccommoder ses filets, qui, à la pêche des » hommes, aussi bien qu’à celle des poissons, se rompent ou se » salissent. » Tant que ses forces le lui permirent, il fit ce long voyage à pied ; mais dans les dernières années de sa vie, n'étant
‘+ Les Jansénistes disaient cependant que cette maison, conduite par les
de M. des Lions, Prètres de Saint-Sulpice, était une source d'erreurs et de relchement dans ce
pays (3).
plus en état sur la Loire portait avec vait de bois tit métier, d pauvres prêt tion, qu'un ne voulut pa tenir, il fut jumbe presqt dans une de vingts ans, e puture des | cilice, qu’il vient d’être d gne, LV, p
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plus en état de soutenir la fatigue de la marche, il s'embarquait sur la Loire. Dans le trajet, un pot de beurre et du pain, qu'il portait avec lui, étaient sa nourriture ; l’oau de la rivière lui serwait de boisson ; et, pour ne pas rester oisif, il faisait, sur un peit métier, des ceintures d'aubes, qu'il distribuait ensuite à de pauvres prêtres. Il était animé d’un si grand esprit de mortification, qu’un ulcère lui étant survenu à la jambe, il le négligea et ne voulut pas même le regarder ; à la fin, ne pouvant plus se soutenir, il fut contraint d'appeler un chirurgien, qui lui trouva la junbe presque pourrie, Il mourut au séminaire de Saint-Sulpice, dans une de ses retraites, au mois de juin 1704, Agé de quatrevingts ans, et y fut enterré dans l’un des caveaux destinés à lu sépulture des ecclésiastiques. On le trouva revêtu d’un fort rude cilice, qu’il portait jour et nuit. Sa vie, écrite par Grandet, vient d’être donnée au public dans les Fes des saints de Brela-
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