E SAINT
it intérèt evoir en tes M. de de saint |, étaient ticulière.
es et eu
LU LIVRE SIXIÈME. 569 » latin : /ci reposent les corps de saint Georges, premier évé- » que de ce lieu, et de saint Hilaire, évéque de Poitiers. Ce » dernier y avait été envoyé, durant le temps des guerres du » moyen âge, par un comte de Poitiers, frère de l’Évèque du » Puy, afin qu’il y fût en plus grande sûreté. L'un et l’autre » avaient été déposés dans ce lieu, il y a environ sept cents ans, » par un Évêque du Puy (4), ainsi que les actes en font foi. Trois » cents ans après, l’Évêque de la même ville fit l'ouverture de » cet autel, et laissa les corps saints, avec un acte qui témoignait
(1) Fraisembla-
blement Pierre IVede cenom.— Gall. christiana,
» tout ce qu’il avait fait dans cette circonstance. Après quoi il t. 1, col. 687.
» ferma exactement l'autel, sous lequel ces corps ont été depuis » quatre cents ans, sans qu’on y ait touché.
» Dans l'élévation de 1655, qui eut lieu à la demande de M.Olier, » on trouva un grand coffre, divisé en trois parties. Dans l’une était » le corps de saint Georges tout entier, c’est-à-dire, tous les os, » avec une petite table de marbre, où était cette inscription en » latin : Zci reposent les os du glorieux saint Georges, premier » évêque du Velay. Dans la seconde partie, l’on trouva le corps » de saint Hilaire, évêque de Poitiers; tout le corps y était, à la » réserve du chef qui manquait, car il n’y avait que le rond du som- » met de la têle. Les os étaient tout noirs , ce qui confirme encore » davantage l'authenticité de cette sainte relique, puisque la tra- » dition de Poitiers est que ce sacré corps fut brûlé. Dans lu » troisième partie de la caisse, étaient les linges dans lesquels » ces corps étaient enfermés lorsque l’Évêque du Puy, il y a qua- » tre cents ans, fit l'ouverture de l'autel, Il y laissa ces linges avec » une boîte contenant un procès-verbal, sur parchemin, des cir- » constances de cette ouverture, et de l’état où il avait trouvé les » corps de ces deux grands Saints. Il avait déposé dans le trésor » de son église un parchemin tout semblable, et qui faisait men- » tion du premier renfermé dans la châsse. Ce dernier y fut » trouvé, ainsi que je l'ai vu moi-même, aussi blanc que S'il y » eût été mis depuis peu, quoiqu'il y fût depuis quatre cents » ans.
» Quelques jours après, l’on fit une procession solennelle par » toute la ville, à laquelle monseigneur l’Évèque assista, avec tout » son clergé, les paroisses, les corps de justice, et une foule ex- » traordinaire de peuple. Enfin, ces sacrées reliques furent remises » dans l’église de Saint-Georges, qui est celle du séminaire, Mes- » sieurs du Chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers, ayant appris » qu'on avait fait l'ouverture de la châsse de leur glorieux patron, » envoyèrent deux membres de leur compagnie, avec des lettres » du Roi, qui demandaient des reliques pour leur église. On ou-
» vrit derechef les nouvelles châsses, l’on en tira deux os consi- » dérables, l’un de saint Georges, l’autre de saint Hilaire, que l’on » porta encore en procession par la ville, avec la même solennité » que la première fois. Après quoi les députés du Chapitre retour- » nèrent à Poitiers, portant les saintes reliques, qui y furent re- (4) Tom. n, p. ” SUes avec une très-grande solennité, On nous a même assuré 381, 382, 383,384. » qu’il s'opéra un miracle à cette occasion (1). » Telle est la relation de M, de Bretonvilliers. Le morceau du crâne de saint Hilaire, dont on vient de parler, fut donné par M. de la Chétardie, directeur du séminaire du Puy, à un curé de ce diocèse; et cette relique, reconnue depuis peu NO’ par M. de Bonald, évêque du Puy, est aujourd’hui dans cette ca- ses pè thédrale, à la réserve d’une portion, donnée par ce Prélat à l’é- grâces glise de Poitiers. On conserve cependant, dans l’église paroissiale lni-mi de Saint-Hilaire de cette ville, les deux reliques remises, à la de lui demande de Louis XIV, aux députés du Chapitre; et il est même nérati( à remarquer que l’ossement de saint Georges, qu’on joignit par «La vi générosité à celui de saint Hilaire, est aujourd’hui la relique la | » des plus considérable que l’on ait de cet Apôtre du Velay. » moi, M. de la Chétardie ayañt été nommé de la cure de Saint-Sulpice » r'esse à l'évêché de Poiliers, refusa cette dignité, et se contenta » circa d’une relique de saint Hilaire, que les directeurs du sémi- » voir naire du Puy, ses anciens confrères, lui envoyèrent à cette » plus occasion. Ce fut un os du bras. Comme il y avait alors à Paris une » sein église dédiée à saint Hilaire, M. de la Chétardie voulut Fenrichir On a De Le de cette relique. Elle y fut transférée avec grande pompe, le vêque p.2,22. 12 janvier 1706 (2). de la peut-êt après DIFFÉREND ENTRE LE VICOMTE DE POLIGNAC ET L'ÉVÊQUE DU est vrai PUY. corps,
» dan w il, après jours Maup:
le Pu;
NOTE 6, p. 545. — Ce différend avait pour objet le gouvernement temporel de la ville du Puy. Les Évèques en jouissaient depuis un temps immémorial, lorsque la maison de Polignac obtint, par la faveur du cardinal de Richelieu, avec lequel elle était alliée, des provisions pour le même gouvernement : ce qui, à la fin, mit
(3) Wie de M. ]a division dans toute la province (3). Les habitants du Puy se . 0 déclarèrent pour l’Évêque. Mais celui-ci voyant combien il lui serait difficile, au milieu de ces différends, de procurer le bien de
ses diocésains, douta s’il ne serait pas plus expédient qu’il de-
mandât à changer de siége. Il consulta M. Olier, qui le détourna
CPS A de ce dessein : « Lorsque nous avons beaucoup de persécutions l'esprit,
>ONSie l’on ennité etournt reassuré
parler, a Puy, is peu tte cat à l’éoissiale 5, à la t même it par ique la
Sulpice ontenta | sémià cette aris une enrichir mpe, le