‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 90 sur 269 · M. OLIER SE DÉMET DE SES BÉNÉFICES · texte numérisé non relu

M. OLIER SE DÉMET DE SES BÉNÉFICES

NOTE 4, p. 110. — M. Olier avait dernandé longtemps à ses directeurs l’autorisation de se démettre de ses bénélices, et lon trouve parmi ses papiers un mémoire où il expose ainsi les motifs de cette résolution: « Il me semble que ma vocation présente, » me liant au service des prètres, m'oblige à leur donner tous » mes soins, et m'empêche, par conséquent, de remplir la charge » d'abbé, qui devrait m'appliquer au soin des religieux dont mon » abbaye se compose. Les revenus, qui me sont donnés avec ce » tre, m'obligent à réparer les bâtiments des religieux, et à four- » nir tout ce qui est nécessaire pour le culte divin et pour les » besoins temporels de la famille ; comme aussi à nourrir les pau- » vres du lieu, qui out droit à ces biens. Que si je donne tout ce » quiest nécessaire pour ces divers besoins, il ne me restera rien » pour les pauvres de ma paroisse; et si je veux en donner une » partie à ceux-ci, je la dérobe aux autres, n'ayant pas la liberté » de dispenser les revenus selon mon bon plaisir. Entin, si j’ai » parfois quelque superflu, je duis le conserver pour leurs néces- » sités extrèmes, comme uu père de famille, qui met du bien en » réserve pour assister ses enfants dans leurs besoins.

» On me dira qu’on peut prendre de ces revenus selon sa con- » dition et sa naissance ; mais depuis que nous sommes entrés dans » la maison de DrEu, il n'y a pius de naissance ni de condilion; » Nous avons renoncé au siècle, à la vie d'Adam et à ces dislinc- » tions imaginaires que la superbe et lavaric:: ont inventées. » L'abbé est choisi de Dr£u pour être le chef de sa famille ; il doit » donc lui donner lexemple des vertus chrétiennes, et ètre le » modèle vivant de ses religieux, étant chargé ae les édilier par » ses paroles et par ses exemples. Cela est exact, me dites-vous,

mais ce n’est pas Ce que nous voyons praliquer par quelques particuliers qui sont très-vertueux, et plus que je ne puis espérer un jour de l'être. Je réponds qu’à la vérité je dois respecter la conduite des autres; mais qu’il y a obligation pour moi de vivre selon Les petites lumières que la toi offre à mon esprit. C’est » de cela que j'aurai à répondre devant Dieu pour ma conduite » particulière, Au reste, Monsieur, je ne dois point appréhender,

(4) Remarques historiques sur l'église et la pa:

roisse de Saint- Sulpice, in-12, p.

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