‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 146 sur 249 · POSSESSION DE LOUDUN · texte numérisé non relu

POSSESSION DE LOUDUN

NOTE 10, p. 223. — La publicité qu’on donna, mal à propos, aux exorcismes des Ursulines de Loudun , y attirait la foule comme à un spectacle, et chacun en raisonnait à sa façon , ainsi qu’on a fait depuis. Les mécontents , par la haine qu’ils portaient au cardinal de Richelieu , ne virent dans cette possession qu’une intrigue de cour, ménagée adroitement, pour pallier aux yeux du peuple la vengeance cruelle et atroce de ce puissant ministre, qui, disaient-ils, avait fait expirer dans les flammes le curé de Loudun, auteur, non d’une vraie possession , mais d'une chanson satirique contre sa personne. Le roi voulut se faire instruire de cette affaire fameuse , et, en conséquence ,■ on envoya à Loudun des hommes très-exercés dans la conduite des âmes, pour informer sur la nature de la possession. De ce nombre fut M. Picoté, l’un des compagnons de M. Olier , qui contribua beaucoup à l’établissement du séminaire de Saint- Sulpice , et que nous ferons connaître dans la suite de cet

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