DIVERSES COMMUNAUTÉS DE RELIGIEUSES
Les communautés de religieuses qui eurent quelque rapport avec M. Olier, conservèrent aussi la plus profonde vénération pour sa mémoire après sa mort. On verra l’estime que faisaient de sa vertu les religieuses de la Miséricorde. Dans leurs Annales, elles le qualifient un saint directeur, un prêtre d’heureuse mémoire, un saint (6). Les religieuses du Verbe incarné l’appellent un fidèle, un grand serviteur de Dieu, un grand homme de bien, fort estimé pour sa vertu et sa grande piété, qui était dans une très-haute réputation, qui passait dans le monde pour un saint homme, et a fait une très-heureuse mort (7). Dans les Annales des Augustines pénitentes , il est appelé un homme tout de Dieu (8), un homme dont le mérite l’a fait rechercher par les âmes les plus saintes de son temps (9). Dans l’histoire de l’institutrice des Bénédictines du saint Sacrement, il est qualifié l’un des plus fidèles ministres du Seigneur, un curé célèbre (10) : dans celle de l’institutrice des filles de l’Union chrétienne, un homme vraiment apostolique, qui a rendu de grands services à l’Église (11). Dans les Annales des Hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche, on lit l’éloge le plus magnifique de ses vertus et de ses travaux pour le clergé (12). Les hospitalières de Montréal professaient le même respect, et l’on verra leur institutrice obtenir sa guérison ' au tombeau même de M. Olier, et avec des circonstances qui devaient augmenter beaucoup leur confiance en ses mérites (13). Il faut en dire autant des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal (14). Les Hospitalières de Québec disent de lui, qu’il fit des biens innombrables, et mourut en odeur de sainteté (15). Enfin, les religieuses de la Visitation l’appellent, dans les Vies de celles de leurs sœurs qu’il- eut occasion de connaître : un personnage d’une piété éminente, un saint prêtre (16), un grand homme (17), mort en odeur de sainteté (18) ; un prêtre dont la sainteté est très-
TÉMOIGNAGES RENDUS A M. OLIER. xxix
connue dans l’Église, qu’il a servie très-dignement (1) ; en un mot, un grand et admirable serviteur de Dieu, dont la glorieuse mémoire est chère à toute la France, et dont les lumières descendaient d’en haut (2).
Les religieuses carmélites de Beaune ont toujours eu M. Olier en singulière vénération depuis qu’il eut visité là sœur Marguerite, et, dans une ancienne histoire manuscrite de cette sainte tille qu’elles conservent encore, il est qualifié : Une âme séraphique, la lumière et le restaurateur du clergé de France.
Nous pourrions compter encore au nombre des témoignages honorables à M. Olier. les reproches et les blâmes que lui mérita, de la part des principaux sectaires de son temps, son zèle pour la loi de l’Église. On doit, en effet, regarder comme autant d’éloges les indécentes qualifications que lui donne le docteur Antoine Arnauld dans plusieurs de ses écrits (3), Louis de Saint-Amour dans son Journal (4), le Père Toussaint Desmares, dans un pamphlet qu’il publia contre lui (5), Feydeau dans ses Mémoires (6), Nicole dans une lettre fort connue qu’il écrivit à Quesnel (7) f, sans parler d’autres auteurs qu’on aura occasion de citer dans cet ouvrage.
f Cette lettre de Nicole sur M. Olier a formé l'opinion de presque tous les Jansénistes, et même, ce qui est plus surprenant , celle de quelques écrivains non suspects dans la foi. tels que Feller, comme on le verra dans la suite de cet ouvrage. (
(1) Vie de la M. de Bressand, 1 07 G. — Viedela M. Rosset, 1 696.
(2) Discours sur les vies de plusieurs mères , par Claire de Mazelli, p. 257, 526, 530; 632.
(3) Tom xix, 2e Lettre, p . 375, etc.
(4) 4* part, ch .
xi, p. 507 , 408 .
(5) Remontrance chrétienne et charitable, in-4°
(6) Bibl. Mazarine. Ms.
(7) Lettre xlii, 15 décemb.UM)3.