‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 200 sur 249 · Mémoires aulog. de M · texte numérisé non relu

Mémoires aulog. de M

Olier, t. ii, p.

* NOTE 17, p.

NOTES DU LIVRE HUITIÈME

(1) Vie de la révérende Mère Madeleine Gautron, liv. ni. p.

4 7 8 et suiv.

sur l’abbesse DE FONTEVRAULT

NOTE 1, p. 319. — Jpanne-Baptiste de Bourbon, fille naturelle de Henri IV, fut prévenue, dès l’enfance, des plus singulières bénédictions, et obtint, à force d’instances, d’être envoyée à l’abbaye de Chelles, où elle fut élevée saintement. Devenue, dans la suite, abbesse de Fontevrault, elle fit admirer dans sa personne les vertus d’une Religieuse accomplie. Elle aimait la retraite, le silence, la prière, la régularité, la pénitence et la mortification; souvent elle ne couchait que sur des ais, ou sur la paille. Elle pratiquait la pauvreté avec tant d’exactitude , que l’on compta un jour sur son habit jusqu’à sept ou huit pièces recousues ensemble. On la voyait laver la vaisselle, balayer le cloître et la cuisine, servir les malades jour et nuit , assister avec ferveur les mourantes sans acception de personnes. Son affabilité lui gagnait le coeur de ses filles, et sa gravité leur respect. Enfin, toutes ses vertus et ses belles qualités naturelles, encore plus que sa naissance , lui donnèrent un grand crédit auprès de Louis XIII et de Louis XIV. A toutes ces heureuses dispositions du cœur, elle joignait une si grande facilité d’esprit, qu’elle faisait ses lectures ordinaires dans les ouvrages des Pères latins, et composait des traités de philosophie et de théologie, que l’on conservait autrefois à Fontevrault. Elle mourut, le 16 janvier 1670, âgée de soixante-deux ans, après avoir été abbesse trente-trois ans (1).

NOTE2, p.320 — L’affaire qui appela la princesse Jeanne- Baptiste de Bourbon à Paris, en 1641, et dont M. Olier espérait un bon succès, était la question célèbre de la juridiction de cette abbesse. On sait que le pieux fondateur de Fontevrault, pour honorer la très-sainte Vierge, et l’autorité que Jésus-Christ lui avait donnée sur saint Jean, lorsqu’il dit à ce disciple bien-aimé : Voilà votre Mère, avait voulu que les Religieux aussi bien que les Religieuses fûssent soumis à l’abbesse, et que cette fille fût le Général de l'Ordre. Les Religieux ayant élevé des doutes sur la légitimité de ses privilèges, elle fut maintenue en conséquence des bulles du saint Siège, par lettres patentes de Louis XIII, du 6 novembre 1641 , conformément à l’avis de la Faculté de théologie de Paris de l’an 1641, et à celui des commissaires

NOTES DU LIVRE HUITIEME

nommés parce prince, au nombre de neuf, dont trois étaient évêques, trois conseillers d’Etat et trois docteurs de Sorbonne des plus savants, Cornet, Duval et Coquerel.

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