SUR LA CLOTURE DU COUVENT DE LA RÉGRÏPPIÈRE
NOTE 4, p. 325. — On raconte que, dans son second voyage à la Régripprère, M. Olier rétablit la clôture, bannie depuis longtemps de ce monastère. «: Les Religieuses avaient dans leur vaste enclos un bois de haute futaie qui servait à leurs délassements, et un étang qui leur procurait le plaisir de la pêche. Mais, par l’abus le plus étrange, ces lieux, entourés seulement de buissons , étaient ouverts aux chasseurs et aux habitants du pays. Voyant donc toutes les Religieuses touchées de l’esprit de pénitence , et résolues à faire tous les sacrifices qu’il leur prescrivait , M. Olier profita de leurs bonnes dispositions pour retrancher ce scandale. Il leur déclara que, pour vivre conformément à là sainteté de leur institut, elles n’étaient pas obligées à se priver du délassement de la pêche, ni des promenades dans le bois; mais qu’elles devaient faire entourer de murailles leur enclos, selon la règle de toutes les communautés cloîtrées ; et telle fut l’occasion de la construction des murs qui formèrent, depuis ce temps, la clôture de la Régrippière(2). »
(2) Notice Ms. sur la Rcgrippière, par M. Coüé, ancien Curé du lieu.
M. AMELOTE ENTRE A L’ORATOIRE
NOTE 5, p. 329. — L’auteur de la Vie de M. Bourdoise assure qu’en quittant Chartres, M. Amelote, après avoir
NOTES
(1) Vie Ms. in- 4", p 513.
(1) Récit de l’enfance du Père Amelote, Ms. — Journal de l’Oratoire , t. i. p.
déclaré à ses amis « que Dieu l’appelait à l’Oratoire, entra » dans cette congrégation ; tandis que M. Olier, M. Bran- » don , M. de Foix et M. du Ferrier vinrent à Vaugirard, » pour se délasser de leurs travaux apostoliques (1). » Il est certain néanmoins que M. Amelote n’entra à l’Oratoire que huit ans après. Il se livra au ministère de la prédication, les années qui suivirent l’établissement de Vaugirard; et, en 1646, il se retira dans son Prieuré de Champdolent, pour y vivre dans la retraite. Mais il y était accablé de visites, et comme l’évêque de Saintes craignait de le perdre pour son diocèse, il espéra l’y attacher pour toujours, en lui faisant accepter une cure. M. Amelote la prit, sans dessein de la garder; et. après environ un an, il retourna à Paris, où il demeura jusqu’à ce que M. Brandon, ayant été nommé évêque de Périgueux, l’emmena avec lui pour qu’il l’aidât à s’établir dans son diocèse. Il promit à ce prélat, qui le fit son grand-vicaire, deux ans de services, et, les deux ans étant expirés, il revint à Paris, et entra dans l’Oratoire, le 24 avril 1650 (2).