M. OLIER EUT POUR PATRONS SAINT JACQUES LE MINEUR ET SAINT JEAN
t. i, p. 473 , et t. ni, p. 403.
NOTE 4, p. 3. — C’est sans aucun fondement que quelques auteurs disent que M. Olier fut nommé au baptême (1) Vie de S. Jean- Jacques, et que d’autres l'appellent simplement Jacques Vincent de Paul, Olier (1). Il prit probablement le nom de Jacques à la Con- 1 > • >P-
firmation, comme c’était alors la coutume : le baron de Renty, (2) vie deM. de en recevant ce sacrement, ajouta le nom de Jean-Baptiste Renty , in - 4°, à celui de Gaston qu’il avait reçu au baptême (2). Quoiqu’il 1651 , p. 3. — en soit, ce second patron que prit M. Olier était Saint Jac- Voyez aussi: Vie ques le Mineur, et non Saint Jacques frère de Saint Jean, \^o noo" comme on l’a écrit. M. Olier s’en explique lui-même de laj,. j’ ’ ’
manière la plus expresse dans ses Mémoires. « Le i " jour » du mois de mai , mon patron S. Jacques.... S. Jacques mar- (3) Mémoires » tyrisé dans Jérusalem, ce grand saint dont j’ai l’honneur de aut- deM. Olier, » porter le nom aussi bien que celui de S. Jean (3). »
Il n’est pas aisé de déterminer quel était ce dernier ; M. de Bretonvilliers dit seulement que M. Olier ne porta pas en vain le nom de Jean, ayant ressemblé à S. Jean-Baptiste par son zèle à faire connaître Jésus-Christ, et même à S.
Jean l’Évangéliste par ses faveurs et ses grâces (4). Il donne .
toutefois à entendre que S. Jean-Baptiste était un de ses hj olier tom i patrons; car, le comparant à ce Saint, il fait remarquer, p. 6, 7.’ comme convenance de ce parallèle, qu’en effet M. Olier s’appelait Jean. M. Olier lui-même est plus exprès encore : Il faut, dit-il, que je m’exerce à l’anéantissement , à l’imitation de S. Jean-Baptiste, mon bon patron : j’espère qu’il me souffre en cette qualité à ses pieds, aussi bien que S. Jean l’Évangéliste (5). Il est vrai qu’on ne le trouve jamais appelé Jean- ^ au( Baptiste; on peut cependant conjecturer de ces paroles, que j. p 194. portant le nom de Jean en général , il avait pris ces deux Saints pour patrons. Car, d’un côté, nous voyons qu’il honorait S. Jean l’Évangéliste comme tel : Je prie Notre-Seigneur, écrivait-il, qu’il me fasse la grâce de ressembler à ce Saint, mon grand patron, aussi bien en esprit que de nom (6); ^ p. 74, et de l’autre, il est certain qu’il mettait S. Jean-Baptiste 75. sur la même ligne, ainsi qu’on l’a vu, et qu’il le répète encore un peu après : Saint Jean-Baptiste , mon grand patron, dans l’esprit duquel je voudrais vivre à la gloire de mon maître (7). Cette particularité explique peut-être pourquoi il attendit le propre jour de la fête de ce Saint pour célébrer sa première messe, quoiqu’il eût été ordonné prêtre plus d’un mois auparavant; et pourquoi Mlle de Bussy, sa cousine, qui, lui étant redevable, après Dieu, de son entrée en religion, cherchait tous les moyens de lui en témoigner sa reconnaissance, voulut etre consacrée à Dieu ce jour-là même
NOTES
(t) Mémoires aut. de M. Olier, tom. il, p. 313, verso .
(2) Lib. 1 , cap.
1, n°' 12 et 14.
(3) Cornel. à Lapide, Comm.
in Num. caput xxiv, p. 879.
par M. Olier, et porter le nom de Madeleine de Saint-Jean- Baptiste.