VOEU DE SERVITUDE A MARIE
NOTE 15, p. 77. — Confraternitates quæ catenulas distribuai nt confratribus et consororibus, brachiis et collo circumponeadas atque gestandas, ut eo signo Beatissimæ Virgini niancipatos se esse profiteantur, et quarum institutum in eo mancipatu præcipuè versatur, damnantur et extinguuntur. Societatibus verô, quæ ritum aliquem aut quodcumque aliud ad mancipatum ejusmodi pertinens adhibent, præcipitur, ut id statim rejiciant (1).
Lorsque M. Olier fit vœu de servitude à Marie, la Confrérie du saint Esclavage n’était point encore connue en France, quoique déjà plusieurs personnes, entre autres la mère Agnès, portassent des chaînes en signe de cette dévotion. Ce vœu de servitude ne fut, dans les desseins de la conduite de Dieu sur M. Olier, qu’une sorte de moyen qui le prépara de loin au vœu de servitude à Jésus - Christ, et qui contribua beaucoup à l’élever à la perfection sacerdotale : «Je tiens le bonheur et la gloire de ma servitude à J.-C., dit-il, de celle que je vouai à la très-sainte Vierge; » car cette incomparable Maîtresse attire toutes les âmes, » d’abord à son amour et à son service, pour les porter » ensuite à J.-C. Notre-Seigneur ; la grande étude de cette » divine Mère ayant pour objet l’honneur de son cher Fils. » C’est ce qu’elle exprima par les paroles qu’elle dit au » festin des noces de Cana, image de l’Eglise et du ciel » même : Faites tout ce que vous dira mon Fils (2). »
NOTE 16, p. 79. — Abelly, dans la Vie manuscrite de saint Vincent de Paul (3), dit de M. Olier : «Il avait été l’un des » premiers qui vinrent aux exercices des ordinands, pour se » préparer à la réception des saints Ordres, dans lesquels il » puisa abondamment cet esprit ecclésiastique dont il a » été si parfaitement rempli et animé. Il fut aussi l’un des » premiers qui, pour mieux conserver et perfectionner cet » esprit, se lia avec plusieurs autres vertueux ecclésiasti- » ques, pour faire toutes les semaines des conférences spi- » rituelles à Saint-Lazare, sous la conduite de M. Vincent. »
(1) Index librorum prolu bit. Bened JIV.
jussu edit. Decret. g ni, u, 3.
(2) Mémoires aut. de M. Olier, t. î, page 242.
(3) Livre n, chap. 32.