‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 96 sur 249 · Vie du même imprimée, p · texte numérisé non relu

Vie du même imprimée, p

*N0TE 5, p.

(5) Vie duPère de Condren, par le Père Amelote, 1657, liv. n, ch.

(6) Oeuvres de Bossuet, édit, de Versailles, tom.

xvu, p. 577.

et bénédiction* (T). Le Père Eudes, instituteur d'une autre congrégation , vouée au même objet que la précédente, savoir, l’éducation des ecclésiastiques dans les séminaires et les missions, fut également formé par le Père de Bérulle , qui prévit aussi combien il serait un jour utile à l’Eglise de Dieu (2). Ces ecclésiastiques et quelques autres, que la grande piété de ce saint prêtre avait réunis sous sa direction, recevaient dès -lors dans leurs âmes la semence précieuse qui donna dans la suite des fruits si abondants (3). Mais ces fruits devaient être lents à paraître, et les desseins de Dieu sur les instituteurs des séminaires demeurèrent longtemps cachés.

La congrégation de l’Oratoire elle-même , quoique née pour répandre ces établissements dans le royaume , ne s’occupa guère que des missions , de la conduite des paroisses , et surtout de la direction d’une multitude de collèges (4), comme l’avait craint son instituteur*: jusqu’à ce qu’enfin le Père de Condren, qui lui succéda, exécuta le dessein de la divine Providence ; non pas , toutefois , en établissant lui-même des séminaires, mais en préparant les sujets que Dieu appelait à en jeter les premiers fondements. Ce grand personnage , dont le Père de Bérulle disait avec étonnement , qu 'il avait reçu l’esprit de l’Oratoire dès le berceau (5) , était bien digne d’une mission si importante. Il jouissait partout d’une réputation de sainteté vraiment extraordinaire, et l’on aurait peine à croire jusqu’où allait la vénération pour sa personne , si nous n’en trouvions les témoignages les plus authentiques dans tous les écrits de ce temps , et dans les sentiments que professaient pour lui les hommes d’ailleurs les plus recommandables *. « Cet illustre Père » Charles de Condren , dont le nom , dit Bossuet . » inspire la piété, dont la mémoire toujours fraîche » et toujours récente, est douce à toute l’Eglise, » comme une composition de parfums (61. » Mais,

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