‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 154 sur 331 · SEMINAIRES DE VIVIERS ET DU PUY · texte numérisé non relu

SEMINAIRES DE VIVIERS ET DU PUY

ique, passit lové ‘à ai là Fr

ble que celui ploy ans le diocèse de Viviers. Les bons |

s SA octobre prêtres, dont nous Parlons, tout en administra t 10 ls sacrements dans un ?

endants à la

€ Paroisse

: Y faisaient

t jours, ceux s, dix jours, | moins trois

tôt entre les ison, et ceux blables pri-

| laudissait de fut l'occasion. por 2.2. EXtrêmité déplorable qui } | ablissement Er He PS Sant Vincent de Paul, de se ji ar leurs lu- en faveur du dic 2 CU Pour mieux assurer, À, et le modéle cèse de Viviers '

l'usa thode si salutaire , On choisi AA La de zèle et d'expérience, g pli que d'aller, au besoi

rentes paroisses les prêt aller faire les

laient venus, ou aveuglés, d'une entrie iraient etemencore pluoisines imiter l'instruction e maison dende de grâces ne, du Dai-

es curés, M. de Pretonvilliers CR © u, p. 842, 4, à donner pour cela, chaque " P: #2, 343.

: (2) Mémoi

" e trois cents (2). de x Couderur Se rendre au P 1 prit Sa route par Privas, 1 DS moi

M. Olier dé-

at ne concerordonnés, la nvilliers profaire, en leur ces spirituels, r aux vertus

‘ l'auguste Reine du clergé, et y laissa, en signe d

& dévotion, un tableau rémarquable qu'il avait f; it

| Peindre (5) +. En se rendant de là au Puv. : :

songeait PaS alors à y donner commence $minaire, dont l'établis

sement, projeté depuis dix het

procureraient les. C'était ce

où M. Olier plaça le tableau, | | lui église Paroissiale, et Ja dévotion ÿ attire plus de Pélerins comme autrefois.

aire dans sement em

(1) Lettres aut.

de M. Olier, p.

Olier par M. de Bretonvilliers,t.

549 PARTIE HI, LIVRE vil, — 1659,

ans, était toujours retardé et suspendu. L'Evique et le clergé de ce diocèse, l'avaient invité plusieurs fois à jeter lui-même les fondements de cette œuvre ; mais le manque desujets dont il püt disposer ne lui avait pas permis de l'entreprendre. Ecrivant à M. de Queylus, quelques années auparavant, et l'engageant à passer par le Puy : » Vous ferez es. » pérer à ces Messieurs, lui disait-il, que quand » nous pourrons leur donner quelques sujets pour » le séminaire, nous le ferons de tout notre cœur. » Notre Ctat présent ne nous le permet pas: h » moisson par deçà est plus grande’ que jamais({),; Un autre obstacle était le manque de ressources pécuniaires. Le zèle qui se réveilla dans les eccltsiastiques et dans plusieurs laïques, à la présence de M. Olier, fut apparemment le motif qui le port à leur proposer de contribuer à ce dessein. On tint une assemblée de personnes considérables; l'évêque Menri de Maupas, qui y présidait, l'ayant prié, au nom de la compagnie, d'exposer lui-même la nicessité de faire quelques sacrifices pour un si utik établissement, M. Olier se recueillit quelques moments, et parla ensuite avec tant de bénédiction, que dès lors la fondation du séminaire du Puy fit arrêtée d'une manière irrévocable. M. de Maupas, l'un des orateursles plus distinguës de cette cpoque, et qui avait été plusieurs fois témoin des effets de grâce qui accompagnaient les paroles de M. Oler fut extrèmement surpris et frappé dans cette rencontre ; et il disait longtemps après, parlant de & même discours, qu'il était plein, non-seulement de noblesse, de force, de lumière, mais surtout de cette chaleur de l'Esprit-Saint qui échauffe les cœurs les plus glacés et remue les âmes les plus insensibles (2). « La très-sainte Vierge, cette puis » sante maîtresse, écrivait M. Olier lui-mème, à » fait, par le moyen de son pauvre et inutile ser- » viteur, l'œuvre excellente deson Fils, en la vertu » de sa parole touchante et efficace. Car, dans cetit

» oct

» blis »det

» mai

» hért

> ront

» four:

>» naut

» délit

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» mettr

» Mére n0n con de cette duite (2 et le bic dévotion tre assi ut ravi ç de Saint.

sance, en qui travai tiques de pris sous Tous les pas publia ton (4). .

cette œuvr en ces ter:

» citer des pièté et rieuseme ) pleineme } naires qu eté élevé decesgra des sour.

Nosseignd avec gra

Ju. L'Evique vité plusieurs , de cette œupût disposer dre. Ecrivant 1paravant, et ous ferez es.

1, que quand :s sujets pour t notre cœur.

rmet pas:

1e jamais (1), »

de ressources

his | | à Été commence l'éta- dl | re, qui sera, dans ce lieu 1 » de bénédiction, comme j'espère, un arsenal en la

» main dela Mère de Div Pour la destruction des

» hérésies, par le Moyen des ouvriers qui s'y pour--

»ront former; étant vrai que cette Sainte ville |

» fournit à tous les Ordres ct à toutes les commu | » nautés des âmes éminentes en sainteté et en fi » délité à l'œuvre de JÉsus-Cnrisr. J'étais venu » dans ces quartiers Pour me reposer et me re— à » mettre, Mais notre divin Maître et sa très-sainte » Mére en ont ordonné autrement (1).» M. Olier,

> octave de tous les Saints » blissenent d'un séminai

: (1) Lettres au. 1

2on content de contribuer de ses biens au Succès de M. Olier, P. |

ans les eccli- de cette œuvre, promit encore d'en prendre la con- ‘!?. |

à la présence duite (2), tant par zèle pour Ja gloire de Du (2) Gall, chrt. |

if qui le Por D à le bien de ce diocése, qu'à cause de sa Brande tiana,t. vu, col, ssein. On tint À jvotion pour Notre-

ñ ! 1 Dame-du-Puy. Ne pouvant se TA }) tre assidûment à ses Pieds devant son image, il part. ch. xix, -— | lat ravi qu'il y eût quelques membres du séminaire 46e qu 1} de Saint-Sulpice qui suppltassent à son impuis- ques Mile | Since, en lui rendant jeurs devoirs en son nom, et #1 p: Lu

qui travaillassent à la SanCtification dés ecclésias- M. lier, N-

iques destinés à conduire les peuples qu'elle à W: de Rreton-

pris sous sa Protection Particulicre (5). HR, u, p.

Tous les obstacles étant donc levés, M. de Mau- XXV. ï ps publia sur le Champ son Mmandement de fonda- L'Evèque du

ton (4). Après ÿ avoir rappelé Jes difficultés que Puy donne la

tte œuvre avait rencontrées jusqu'alors, il parle Sp E ‘1 Ces termes : « À prése

bles; l'évêque yant prié, au -mêème la néur un si utik quelques mo- : bénédiction, re du Puy fit . de Maupas, cette cpoque, des effets de ; de M. Olier, ins cette ren-

SON séminaire sent qu'il plaît à Dieu sus— à M. Olier.

parlant deck, des personnes dont Ja naissance, jointe à la (i) Le 10 noon-seulement piété et à la doctrine, NOUS invite à travailler sé Yembre 1652, is surtout de Priusement à cette sai

tte sainte œuvre; et d'ailleurs, pleinement informté des bénédictions EXtraordi- } naires que Notre-Seigneur départ à ceux qui ont de élevés sous la direction et dans les Maisons l aris, qui sont comme Où grand nombre de

échauffe les mes les plus re, cette puislui-même, à t inutile serls, en la vertu ar, dans cetit

» qu'ils ont établis dans leurs diocèses, particulis. tro

»* rement ceux qu'ils ont pris dans cette pieuse pol

» maison de Saint-Sulpice; sur la confiance que tr

» nous avons que la divine Miséricorde daigners ne

» accompagner nos desseins des mêmes bénédic. d'u

» tions..., nous déclarons, par ces présentes, avoir mu

» Crigé un séminaire, dont nous avons donné k: féco

» direction à M. l'abbé Olier, supérieur du sémi: eccl

» naire de Saint-Sulpice de Paris, et à ses succes- face

» seurs en ladite charge, et à ceux qui nous seront fusic

(1) Lettreraut, envoyés de leur part, pour en être les supérieurs. M0 de M. de Mau. gouverneurs ct administrateurs sous notre auto. seur, pas. » rité (1). » » sûr XXVI. Comme on n'avait point encore de local dispos BR » rec: Ms cp convenablement, on se servit, en attendant, del: M grâce minaire du Maison d'un pieux et fervent laïque, Hugues & à tabler Puy. M. de Pradier d'Agrain; et pour y commencer les cxer- ments Lantages en cices, M. Olier appela du diocèse de Viviers comp! ed SU- M. Tronson, dit l'abbé de Saint-Antoine (9), «th minist dr: Leurs aut. M: Le Breton. L'Evèque du Puy qui avait connu ctile; de M. Olier, p. Paris M. de Lantages, chargé alors de la direction > bler Nr Recueiteur JU Séminaire de Saint-Sulpice (3), le demand RE » pers. M. de Lantages, Pour supérieur du nouvel établissement. DepuiskR » néan par la mère départ de M. de Foix, c'était un des sujets les plus » en ri, Gauchet, Ms.— 4, Rs on SET Has , IE, nécessaires à M. Olier, qui d'ailleurs lui portth » d'Ev

Vie de M. Buur- L doise, in-4°, p. l'affection la plus tendre ; mais, considérant ques

515, ttem in-fol. RRErS : 2 we ÿ .

année 1649, COmpagnie était la servante des Evèques, il le pre mit sur-le-champ à M. de Maupas, ajoutant qui

» lebie Il es les cœu

lui donnait son cœur en lui cédant M. de Lar- sastiqu (4) Vie de Mn. tages (4). Ce fut apparemment dans cette occasiul fire pl de Lantages. Qu'il dit à M. de Saint-Antoine : « La très-sainth)e général, « Vierge nous enlève les meilleurs sujets de LAS ct usa (5, Attestations » maison; elle en est la maîtresse (5). » M. de Lar@ fire acc | A à tages était alors malade à Paris. Quand M. Olier AE bientôt, O.ïer, p 198. vit assez rétabli pour pouvoir partir, il l'envoi Contrain d'abord à la campagne, et peu après il lui écririà demeura d'aller l'attendre à Moulins, où il se proposait lu» crut pa même de le joindre. Mais à Moulins, M. de La» une ch » posée :

tages qui ignorait encore les desseins de M. Olir

, particuliecette pieuse nfiance que rde daignera nes bénédic- ‘sentes, avoir »ns donné l:

eur du sèmià sCs suCCesji nous seront es supérieurs, 18 notre auto-

local dispose tendant, de li e, Hugues de »ncer les Cxere de Vivirs \ntoine (2), «t ji avait connui de la direction ), le demand nent. Depuis le sujets les plus urs lui portai sidérant que Si ques, il le pre , ajoutant qu!

t M. de Lurcette occasiol La très-saint

5). » M. de Lan

s sujets de L

and M. Olier tir, il l'envoi ès il lui écrifi : proposait lu 4 M. de Lan

trouva une lettre qui l'invitait à se rendre au Puy,

pour y achever l'établissement du séminaire, et en

être supérieur. Nulle part la bénédiction de Dixu

ne parut se répandre avec plus d'abondance, ni

d'une manitre plus sensible que dans cette com-

munauté. Elle fut, à proprement parler, la semence

féconde d'une génération de fervents et de savants

ecclésiastiques qui, en peu d'années, changèrent la

face du diocèse. C'était ce que témoignait avec ef-

fusion de cœur M. de Maupas, après la mort de

M. Olier, lorsque M. de Bretonvilliers, son succes-

seur, passa au Puy. « Depuis l'établissement du

» séminaire, lui dit ce Prélat, mon clergé n'est pas

» reconnaissable (1). » Aussi, la vue des fruits de (1) Vie de M.

grâce et de salut, dont cette maison était incontes- pre

tablement le principe, lui inspirait-elle des senti- à, p.277.

ments de confiance en Dieu, lorsqu'il pensait au

compte qu'il aurait un jour à lui rendre de son ad-

ministration épiscopale. e Je suis un serviteur inu- (2?) Annales de

ctile; mon élection à l'Episcopat me fait trem- de El avi

» bler, disait-il quelquefois dans l'intimité, aux parun prêtre de

» personnes qu'il honorait de sa confiance: j'espère D CONAIES

> néanmoins que Dicu ne comptera pas avec moi (uen,1122,in-f",

» en rigueur, et que les deux séminaires du Puy et liv. vu, ch. mi.

» d'Evreux que j'ai établis pour sa gloire et pour RL à Mas

» lebien de l'Eglise, m'obtiendront miséricorde (2).» Michel, à Paris. Il est vrai que M. de Lantages sut gagner tous

les cœurs, et s'attira d'abord la confiance des ecclé-

sastiques. L'Evèque, pour le mettre à même de

fire plus de fruit, voulut le nommer son vicaire-

général, (car alors il n'y en avait qu'un seul au Puy),

et usa mème d'un commandement exprès pour lui

faire accepter cette charge. Il se désista cependant

bientôt, M. Olier lui ayant représenté qu'il serait

contraint de rappeler M. de Lantages à Paris, s'il

demeurait plus longtemps grand-vicaire. « Il ne

> crut pas, dit M. Tronson, devoir condescendre à

» une chose qu'il jugeait si préjudiciable et si op-

» posée au bien que l'on prétendait établir; c'est

(1) Lettres de M. Tronson.

* NOTE 10, p.

XXVIT

M. Olier établit le séminaire de Clermont.

(2) Vie Ms. de M. Olier,par NH.

de Bretonvilhiers, &. 1, p.

(3) Le 2 décembre1651.Canons synodaux de Clermont, 1653, in-8°, p.

235 etsuiv. 241.

346 PARTIE HI. LIVRE VII. — 1659 et suiv.

que les ecclésiastiques, regardant alors le sup. rieur du séminaire comme leur juge, n'agissent plus avec lui que par respect humain, et par un motif de crainte qui leur serre le cœur et empèche cette ouverture si utile dans le service de Dieu (1) *.»

On a rapporté dans la première partie de cet ouvrage, que M. Olier, prêchant ses missions, crut que Dreu l'appelait à travailler particulièrement à la sanctification du Vivarais, du Vélay et de l'Auvergne. Depuis ce temps, il avait nourri dans son cœur le désir de se consacrer à la réforme de ces trois provinces, surtout au renouvellement du diocèse de Clermont, après une faveur dont la très sainte Vierge l'avait honorë, un jour qu'il était en oraison dans l'église cathédrale de cette ville. Car elle avait daigné lui faire connnaître qu'elle désirait de le voir travailler dans ce diocèse pour la gloire de son Fils. M. Olier, ne connaissant point le genre de services qu'il devait y rendre à Dieu, ni les moments marqués par sa Providence, se content d'attendre ses ordres sans vouloir les prévenir; ct, quoiqu'il lui fût aisé de prévoir que le moyen ke plus sûr de réforme serait l'établissement d'un s&minaire, il s'abstint de faire aucune démarche pour procurer de lui-mème un ctablissement de ce genre à Clermont. Enfin, lorsqu'il y pensait le moins, il fut invité par l'Evèque et le clergé à jeter les fondements de cette œuvre (2). Jusqu'alors on n'avait exigé dans ce diocèse d'autre préparation, avant l'ordination, que les exercices de huit jours, et encore devait-on cette institution à là picté généreuse du cardinal de la Rochefoucauld, qui avait fait une fondation pour défrayer les ordinands pendant cette retraite. M. Louis d'Estaing, à peine élevé sur le siège de Clermont, avait essayt d'abord d'établir ces exercices dans une communauté religieuse de son diocèse(3); mais, ce moyen ne répondant pas aux espérances qu'il en avait ce”

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