RENÉ LÉVÈQUE, INSTITUTEUR DE LA COMMUNAUTÉ DE SAINT-CLÉMENT
NOTE 5, p. 329. — M, René Lévèque né en 1624 à Gorsen Bretagne fut, comme on l'a dit, formé par M. Olier ix vertus ecclésiastiques, dans la solitude d'Avron. Etant hcore à Paris, son zèle pour le clergé le porta à recueillir ur la paroisse de Saint-Sulpice plusieurs écoliers qui, faute ressources, ne pouvaient parvenir au sacerdoce. Ayant té ordonné prêtre, il prècha des missions en plusieurs kux ct surtout en Alsace, où le duc de Mazarin l'avait knduit. Mais son œuvre capitale fut la communauté de Mint-Clément, que, par le conseil de M. Olier, il établit à hntes, pour prècher des Missions, former de jeunes ecclé-
î Les Jansénistes disaient cependant que cette maison, Hnduite par les prêtres de Saint-Sulpice, était une source trreurs et de relâchement dans ce pays (5,
1) Viede M.
d'Urfé.
Bourdoise, Ms.
in-4°, p. 605. infol. p. 5b2.
(3) Journaux de M. Deslyons,
(1) Blain. Pa Vie de Grignon de Montfort, p.
(2) Hbid. p.201.
siastiques ct recevoir aux exercices spirituels tous Ceux qui voudraient en profiter. Gilles de la Baulme le Blanc, qu. que de Nantes, qui estimait René Lévèque, favorisa be, coup sa communauté. Non seulement il l'approuva et lu f obtenir des lettres-patentes, mais il y unit son sémiwr de sorte que les deux maisons ne formèrent plus qu'un seul corps. La plupart des prètres qui le composaient, 4h. vés au séminaire de Saint-Sulpice, étaient en relation ges les directeurs de cette maison et s'efforçaient, dans lac. duite des séminaristes, de se rapprocher le plus qu'ils po. vaient de ce qui se pratiquait à Paris. Ainsi, après que les jeunes gens avaient été ordonnés prêtres, ils les envoyaer à la communauté de Saint-Clément, pour qu'ils se formag sent par l'exercice aux fonctions du saint ministère, commd à Saint-Sulpice, ils allaient à la communauté de la parois pour le même objet.
Mais la bonne harmonie fut notablement altérée, tant x séminaire qu'à la communauté de Saint-Clément de Nante par suite de l'admission d'un nouveau membre, quiaya été élevé au séminaire de Saint-Magloire, à Paris, sm parmi ses confrères les nouvelles erreurs sur la grâce, 4 suscita d'étranges divisions dans la communauté, Ce & faut d'union remplit d'amertume les vingt dernières anne de M. René Lévèque; il songea même à quitter Nantes pour aller servir Dieu avec plus de tranquillité ailleur Mais M. Tronson, auquel il avait demandé conseil, le dis suada de ce dessein ct l'engagca à demeurer où il ét puisque M. Olier, M. de Bretonvilliers, M. de Poux quelques autres avaient été persuadés que Daeu ke à mandait en ce pays. Ce saint prêtre allait tous les de ans faire une retraite au séminaire de Saint-Sulpice, ai de se retremper dans la ferveur au lieu même qui «il été la source de sa vie spirituelle (1), Il y employaitpl d'un mois; « persuadé, ajoute l'auteur de sa Vic, qu » ouvrier évangélique a besoin, à l'exemple des Apül » de laver et de raccommoder ses filets qui, à la pi » des hommes, aussi bien qu'à celle des poissons, » rompent ou se salissent ». Tant que ses forces ke \ permirent, il fit ce long voyage à pied; mais dans dernières années de sa vie, n'étant plus en état de soit nir la fatigue de la marche, il s'embarquait sur la Lot Dans le trajet un pot de beurre et du pain qu'il pl avec lui, faisaient sa nourriture, l’eau de la rivière | servait de boisson, et pour ne pas rester oisif, il fais sur un petit métier des ceintures d'aubes qu'il dif buait ensuite à de pauvres prêtres. « Sa passion étai » mourir au séminaire de Saint-Sulpice, et Dreu le lui » corda (2). » Car y étant venu de nouveau en 1705, m
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