XXXIIL. Le Samedi saint, quelqu'un le priant de seres
I! reçoit l'Ex- souvenir de lui, quand il serait participant dela #
trême-Onc- gloire des Bienheureux, laissa échapper dans le
dus discours quelques mots de louanges. M. Olierne #
pouvant alors dissimuler la peine qu'il en ressen- À
tait: « Ah! Monsieur. répondit-il, vous me dites &
» des paroles qui me blessent le cœur. » Ce furent 4
{l | les derniers mots qu'il prononça, car peu aprés, !
| et environ à neuf heures du matin, il perdit 4 | tout-à-coup la parole qu'il ne recouvra plus. Vers | midi, il entra dans un profond assoupissement, et comme il avait déjà reçu le saint Viatique et quon jugeait que sa fin approchait, on lui donna sans différer le sacrement de l’extrème-onction. Pendant ce temps il jouit de la plus parfaite connaissance.
C'était un spectacle bien touchant que la vue de ce f saint malade ; la paix de son âme et son application continuelle à Div, paraissaient assez dans l'expression de son visage, et dans le mouvement de ses yeux qu'il tenait queiquefois longtemps attachés
TA
bsorbie dans rler de l'état les (1).
‘annonçant à Juta que plurès. L'événe- 1; et avec des arda la mort ffet du cours une grâce aculait offrir ce la terre (9).
tre demander , voulait faire » répondit-il aratifs, » re- > se mettre au e le serviteur #
ant de se resticipant de la apper dans le 5. M. Olier ne u'il en ressenvous me dites # ir. » Ce furent À car peu après, À in, il perait ra plus. Vers pissement, et | tique et qu'on ji donna sans ction. Pendant connaissance.
1e la vue de ce À on application dans l'expresyement de ses -mps attachés
au« de :
car, ses une les c tiné deu D:
les f nère lui, :
il ave brass disar voyai roisst lua F dhor vive :
qu'on dans
apres Conti.
qui le moins cet ct articu penda lance d Pique sous Je eu rec son àn quart « Franç
SRE:
au ciel. Dans cet état, il donna encore des marques de son zèle à faire honorer la très-sainte Vierge: car, comme il ne pouvait plus rendre ses désirs par ss paroles, il fit signe, des yeux et de la main, à une personne qui était pres de lui, de faire achever les décorations de la chapelle du sëminaire (1), destinées, comme on l'a dit, à représenter les grandeurs de Marie.
Dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, les fréquentes absences d'esprit qu'il Cprouva donnérent de nouvelles alarmes. Il revint cependant à lui, et, voyant près de son lit un de ceux avec qui ilavait toujours été li: le plus étroitement, il l'embrassa avec une affection toute particulière, en lui disant adieu. Le bruit du danger extrème où on le voyait, s'étant répandu dès le matin dans la paroisse, il fut visité de plusieurs personnes qu'il salua par signes, avec des regards de douceur et d'honnètete, qui annonçaient tout à la fois et la plus vive reconnaissance pour les marques de charit: qu'on lui donnait, et le calme parfait qui régnait dans son âme.
A trois heures après midi, il perdit toute connaissance, en sorte qu'il ne put répondre en aucune manière à l'honneur qu'il reçut, peu de moments apres, de l'Archevèque de Bourges, du prince de Conti, et de quelques autres personnes de qualit, qui le visitèrent successivement. Il recouvra nan moins encore l'usage de la raison, et demeura dans cet état jusqu'au lendemain, mais sans pouvoir rien articuler. Saint Vincent de Paul, qui l'avait visité pendant sa maladie, ayant appris l'extrème défaillhnce où il était, vint le voir de nouveau le lundi de Pâques, qui devait être son dernier jour ; et ce fut sous les yeux de cet ange tutlaire, auquel il avait eu recours tant de fois durant sa vie, qu'il rendit son âme à son Créateur (2), vers cinq heures un quart du soir, le sccond jour d'avril,
(1) Bretonrilliers, 1. 11, 471, 474,470, Grrg, dr part. ch, Xat,
M. Olier meurtsousles yeux de saint
Vincent de Paul.
(2) Vies ms. de
fète de saint Grande, t.1,p. |