TOMBEAU DE M, OLIER
deux portions de son corps sont les seules que possde aujourd'hui le séminaire de Saint-Sulpice, Dans les troubles de 1795, on enleva le cercueil pour en avoir le plomb, et le corps fut porté apparemment dans quelque cimetière, malgré les mesures qu'avait prises M. Emery pour le conserver, La Providence toutefois semble avoir voulu dédommager la compagnie de Saint-Sulpice, en subsituant aux restes de son fondateur ceux du vénérable cardinal Pierre de Btérulle, instituteur de l'Oratoire (1), et le premier suscité en France pour travailler à l'éducation du clergé. La compagnie de Saint-Sulpice ayant continué l'œuvre que ce saint prêtre eut tant à cœur et se rattachant par le Pére de Condren à l'Oratoire, avait des droits particuliers à une succession si précieuse. Le Père Edme Cloysault, parlant de l'union qui devait régner entre les membres de ces deux sociétés, rappelle en effet qu'ils ne formaient au fond qu'une mème famille, « étant les uns et les autres, dit-il dans sa » Vie du Père de Condren, les fils du même père, » les héritiers du mème esprit, et pouvant dire » avec vérité : Filii Sanctorum sumus (2). »
la terre, et sans aucune ultération, sinon dans la partie du derrière de la tête, qui était déjà corrompue lorsqu'on fit l'ouverture du corps (3).
(1) L'Ami dela Religion,20et 25 août 1840.
(2) Vies ms. de Cloysault,t,1,p.
(3) Bretonvilliers,t.1i,p.481,