PREMIÈRES ÉDITIONS DES OUVRAGES DE M. OLIER
NOTE 4% p, 459, — M, de PBretonvilliers ne laisse aucur doute sur l'époque où M. Olier consentit à laisser imprimer ses premiers ouvrages, Parlant de sa dernière maladie et de ce qu'il faisait alors pour la gloire de Dieu, il mentionne en particulier ses livres « qui, dit-il, furent seulement iin-
(8) Piems.ten, ? primes en ce temps, par l'instante prière qu'on lui en fit, p. 403. » son humilité l'en ayant empêché jusqu'alors (3). »
La Journée chrétienne, 1e premier de tous les ouvrages de M. Olier qui ait été donné au publie, parut vers la fin de 1655, sous le nom d'un prétre du clergé et avec l'approbation du docteur Grandin. Le serviteur de Dieu se hâta d'envoyer un exemplaire de ee livre à Madame de Saujeon, sexcusant de ce que plusieurs pages en évaient effacées « pour avoir été relié trop fraîchement après l'impression » qui n'avait pas eu le temps de sécher (4). »
Le Catéchisme chrétien pour la vie intérieure fut entièrement imprimé, pour la première fois, le 13 avril 16:56. Henri de Maupas, évéque du Puy, et François-Etienne de Caulet, évè que de Pamiers, qui en ce moment était à Paris et jogeait au séminaire de Saint-Sulpice (5, l'approuvèrent avec de grands éloges. M. Tronson avait entrepris sur cet ouvrage le tra vail qu'il fit plus tard sur le 7raité des saints Ordres, comme on le voit par un exemplaire de cette première édition qui avait été à son usage, et sur les pages duquel il a écrit
(4) Lett, aut. de M. Olier, p. 430.
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DU LIVRE NEUVIÈNEF 489 u fait écrire plusicurs passages latins, tirés des Pères et an rapport avec le texte de M. Olicr, Quoique privé de ces sotes explicativ., et justificatives, qui ne furent jamais imsimées, l'ouvrage eut un grand succès, Non-seulement heques Langlois en donna cinq ou six éditions ep moins fun demi-siècle, mais on en fit des contrefaçons dans plujeurs villes de France, comme l'imprimeur s'en plaignit en (672. dans le privilége qui est en tete des Lettres spiritueles, Quelque: exemplaires de la première édition du Catéhisme ont une très-belle vignette dont M. Olier donna l'idée à Lebrun et qui fut gravée par Boulanger sur les dessins de e peintre. Elle représente Jisus-Cnrisr insitruisant ses lisciples. Le Sauveur est debout, la main gauche levée, et nant de la droite la croix (Verbum abbreviatum) et le saint Evangile.
L'Explication des cérémonies de la grand'messe suivit de sès le Catéchisme. Or. acheva de l'imprimer le 20 février 157, Ce livre porte l'approbation de l'évéque de Soissons, Charles Bourlon, et de celui de Boulogne, François de Perrochel, Dès 1661 on en donna une nouvelle édition à Paris.
L'impression de l'Zntroduction à la vie et aux vertus chrélennes était à peine achevée, quand M. Glicr mourut, Ce ivre reçut l'approbation de l'évêque du Puy qui la data du jur même de la mort du serviteur de Drru, L'évèque de \ontauban, Pierre de Berthier, avait approuvé l'ouvrage quelques jours plus tôt. Ilporte aussi l'approbation de Messeurs Bail et de Poussé, docteur: de Sorbonne. L'Introduction, comme le Catéchissie, eut, à Paris seulement, six ou sept éditions dont deux au moins (1661 et 19) en format in-3? C'est un exemplaire de ce genre que Em. «y portait habituellement sur lui (1),
En 1672, M. Tronson publia les Lettres spirituelles de M. Jier, Ce recueil qui renferme, comme on l'a dit ailleurs, kux cent-cinqua: ie lettres, a fait les originaux gun graud nombre de personnes s'empresserent de comiuniquer au sage et prudent editeur. Malheureusement la iscrétion ne lui permit pas de les publier intégralement : il dt en retrancher non-seulement les nom
été sur
propres, mais enire tout ce qui aurait pu faire découvrir les personnes à ui ces lettres étaient adressées, M alla mème dus loin, et, conformément à l'esprit de son siècle moins Urieux que le nôtre de détails historiques, supprima issi les dates et tout ce qui n'allait l'éhements que pluueil de lettres forme un bien l'éloge que jl'édit en Quand l'auteur de ces lettres, dit-il,
l'ronson
pas ment à
üication du lecteur. Malgré ces reti “eurs regrettent aujourd'hui re \wrage précieux et qui mérile it dans Ja préface
Emery, *.
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Olier,
(9) saints 1675,
LES
Traité des Ordres,
n'aurait pas fait d'autres ouvrages, clles seules scraient olira
PS
» capables de faire très-avantageusement son éloge, ct de M: sans » nous imcttre devant les yeux un tableau parfait de ces *tu08 » belles qualités de la nature et de la grâce qui lui ont atti » men! » ré l'estime de tout le monde (1. : HET
Trois ans après les Lettres spirituelles, M. Tronson publi en fo
lc 7raité des saints ordres de M, Olicr, qu'il enrichit d'un
nombre considérable de passages latins tirés des Pères.
des théologiens ct des Conciics. PÉLI M. Nagot s'est trompé quand il a dit 2 que le 7'raité des
saints ordres avait été le premier ouvrage de M. Olicr livré à
la publicité, Il n'existe ni à la bibliothèque nationale ni NOT ailleurs aucune édition de ce livre, antérieure à celle de smbla 1675: il n'est fait aucune mention de cet ouvrage dans k Rome. privilége qu'obtint en 1672 l'imprimeur des Lettres spirituel ant ( les, quoique tous les autres ouvrages de M.Olicr, précédem “led ment publiés, y soient nommés; enfin, ce qui ne laisse lieu 1 ÿ : à aucun doute, le privilége accordé Ic 8 novembre 1675 à = 'elaun Jacques Langlois pour imprimer Ie Traité des saints ordres À Nr
lé roux
suppose clairement qu'il s'agit d'un ouvrage non encore connu du public ct que l'imprimeur « souhaiterait mettre
)n ajor
‘ hissa ir
» en Jumicre
On conserve au séminaire de Saint-Sulpice un manuscrit ‘uit d'u de ce livre qui a appartenu à M, Louis Tronson et qui porte # ANG. quelques corrections de sa main, Le préambule a pour titre. @ '4lisc Avis au Directeur du séminaire, et montre que ces instruc- I par tions étaient surtout destinées à aider, dans ses fonctions, A 'MDs dl celui qui avait la conduite du séminaire. I lui est spécia- file le & lement recommandé, dans ce préambule qu'on a légèrement M uvclc, modifié en l'imprimant, « d'exercer soigneusement la jeu- ichaler » nesse à la mortification de la chair avant qu'elle se pré- ceinte » sente à la ciéricature, » gont (3).
Tous cesouvrages, quoique publiés dans les trois dernic- 4 constr res années de la vie du serviteur. de Dieu, ou après sa mort, "it saint furent cependant Ie fruit des lumières que Dirv lui avait ation 4)
telle fr msuite !
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données précédemment et dès l'année 1642, comme on le voit par les manuscrits autographes qui sont conservés au 86m naire de Saint-Sulpice et comme l'atteste formellement M.# Baudrand. « On ne peut trop s'étonner, dit celui-ci, de ce » qu'il à pu tant écrire au milieu d'occupations si multi » pliées et si difirentes que lui fournissait son zèle, Car lai » plupart de ces ouvrages et de plusieurs autres qui n'ont » pas encore étc imprimés, ont été Je fruit de ses veilles, » pendant qu'il était charge de la cure et du séminaire dé » Saint-Sulpice, Aussi il écrivait avec une rapidité incroya-@ » ble, et, quoiqu'il soit difficile d'écrire d'un style plus just et plus net sur toutes sortes de matières et sur les plus 0 *oute qu grandes vérités de notre religion, ainsi qu'il l'a fait, on *CTCeS pi
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DU TIVRI
NEUVIENF 491
lira néanmoins des mille et douze cents pages de ses écrits
sans y trouver une seule rature, Sa plume suivait l'impéituosité de l'esprit de Dieu qui l'éclairait, et traçait sûre- ,ment sur le papier les vérités divines que les dons de sagesse et d'intelligence dont il était rempli lui donnaient sen foule et tout d'un coup {1
(1) Mém.sur M.
Olier, p.72, 78.