GEORGES ET DE
SAINT NOTE 7, p. 402. — Cet événcment étant d'un haut intérét dans 16 cimetiére jusqu
déstinée à rappéler la Hémoire d'un 81 tragique événement :
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col, 716,
1, Gall,christ.
(1)Vraisemblablement Pierre IVe de ce nom.
— Gall. christ.
t. u, col. 687.
pour les églises de Poitiers et du Puy, nous croyons devoir en rapporter ici les circonstances telles que les a décrites M. de Bretonvilliers, qui s'y trouva présent. « Les reliques » de saint Georges et celles de saint Hilaire de Poitiers, dit. » il, étaient renfermées sous un autel, sans aucune révé- » rence particulière. Il y avait seulement sur la pierre, en » lettres gothiques et en latin : Zci reposent les corps de saint » Georges, premier évêque de ce lieu, et de saint Hilaire, » évéque de Poitiers. Ce dernier y avait été envoyé, durant » le temps des guerres du moyen-âge, par un comte de Poi- » tiers, frère de l'évêque du Puy. afin qu'il y füt en plus » grande sûreté. L'un et l’autre avaient été déposés dans çe » lieu, il y a environ sept cents ans, par un évêque du » Puy (1, ainsi que les actes en font foi. Trois cents ans » après, l'évêque de la même ville fit l'ouverture de cet autel, et laissa les corps saints avec un acte qui témoignait »tout ce qu'il avait fait dans cette circonstance. Après » quoi, il ferma exactement l'autel, sous lequel ces corps ont été depuis quatre cents ans, sans qu'on y ait touché,
» Dans l'élévation de 1655, qui eut lieu à la demande de » M. Olier, on trouva un grand coffre divisé en trois parties, » Dans l'une était le corps de saint Georges tout entier, » c'est-à-dire, tous les os, avec une petite table de marbre » où était cette inscription en latin: {ci reposent les os du » glorieux saint Georges, premier évéque du Velay. Dans la seconde partie, l'on trouva le corps de saint Hilaire, évé- » que de Poitiers: tout le corps y était. à la réserve du » chef qui manquait, car il n'y avait que le rond du sommet » de la tête. Les os étaient tout noirs, ce qui confirme encore » davantage l'authenticité de cette sainte relique, puisque » la tradition de Poitiers est que ce sacré corps fut brûlé, > Dans la troisième partie de la caisse, étaient les linges » dans lesquels ces corps étaient enfermés, lorsque l'évêque » du Puy, il y a quatre cents ans, fit l'ouverture de l'autel, » Ji y laissa ces linges avec une boîte contenant un procès » verbal sur parchemin des circonstances de cette ouverture. » et de l'état où il avait trouvé les corps de ces deux grands > Saints. Il avait déposé dans le trésor de son église un par- » chemin tout semblable, et qui faisait mention du premiél » renfermé dans la châsse. Ce dernier y fut trouvé, ainsi que je l'ai vu moi-même, aussi blanc que s’il y eût cté mis depuis peu, quoiqu'il y fût depuis quatre cents ans.
» Quelques jours après, l'on fit une procession solennelle » par toute la ville, à laquelle Monseigneur l'Evêque as- » sista avec tout son clergé, les paroisses, les corps de justice et une foule extraordinaire de peuple. Enfin ces sacrées à reliques furent remises dans l'église de Saint-Georges
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