DIFFÉREND ENTRE LE VICOMTE DE POLIGNAC ET L'ÉVÈQUE DU PUY
NOTE 8, p. 465. — Ce différend avait pour objet le gouimement temporel de la ville du Puy. Les évêques en issaient depuis un temps immémorial, lorsque la maison * Polignac obtint, par la faveur du cardinal de Richelieu, ic lequel elle était alliée, des provisions pour le même Fivernement: ce qui, à la fin, mit la division dans toute « province (3). Les habitants du Puy se déclarèrent pour iéque, Mais celui-ci voyant combien il lui serait difficile,
3) Vie de M. de Lantages, liv. y, n. 11, p. 231.
({) Attestations aut, p. 176,
(2) Assemblée du clergé, ia mars 1657,
(8) Archives de Sainte- Catherine de Langeac.
— Vie de la F.
mère Agnès de Jésus, t. 11, p.
678,in-8°, 1863,
au milieu de ces différends, de procurer le bien de ses dio césains, douta s'il ne serait pas plus expédient qu'il de. mandât à changer de siége. Il consulta M. Olier, qui le détourna de ce dessein: « Lorsque nous avons beaucoup » de persécutions dans les emplois où la bonté de Drevu nous » a mis, lui répondit-il, c’est alors qu'il fait bon y demeu- » rer (1),» Néanmoins, après la mort du serviteur de Drev. la division persévérant toujours (2), le Roi, pour mettre fin à ces troubles, fit transférer M. de Maupas au siége d'Évreux : ce qui eut de fâcheux résultats pour la ville et le diocèse du Puy.
PROCÈS-VERBAL DE L'OUVERTURE DU TOMBEAU DE LA MÈRE AGNÈS, FAITE EN 1655.
NOTE 9, p. 467.— Aujourd'hui dix-neuvième d'aoust 1653 nous M'° Jean-Jacques Olier, curé de Saint-Georges du Puy, accompagné de M'e Alexandre de Bretonvilliers, curé de Saint-Sulpice de Paris, Damian d'Hurtevent, Jacques Le Breton,et Charles-Louis de Lantages, prêtres, étant entrés dans le monastère des religieuses de l'Ordre de saint Dominique de Langeac, avec la permission de M, le grandvicaire de Saint-Flour, avons vu un corps dans une bière, qui nous a été montré par les religieuses dudit monastère,
lesquelles nous ont assuré que c'était le corps de la mère M
Agnès, décédée depuis vingt-un ans, et auquel nous avons remarqué que la main droite et une partie du bras étaient couverts de la peau; ct même il nous a été aisé à juger, en maniant et portant le dit corps couvert de l'habit de reli-
gion, qu'il était entier à peu près, et que tous les membres #4
étaient joints les uns aux autres, comme les dites religieuses nous assuraient. Et après avoir considéré quelque temps
le dit corps, l'avons, en présence des dites religieuses, Ôté de #4 la dite bière,et mis dans une caisse plus décente, préparée #
pour cet effet. Laquelle caisse est de bois de noyer, soute nue par quatre pieds en forme de griffes, avec son couvercle fait en dos-d'âne, le tout doublé de taffetas incarnat. M
attaché de clous dorés. En foi de quoi nous avons signé le M
présent certificat, OLIER. 4 J. Le BRETON, licencié en théologie de la faculté de Paris # C. L. Dr LaNraGes, prêtre.
Li RaGoiïs br BRETONVILLIERS, curé de S.-$, D'HURTEVENT, bachelier en théologie de ja faculté dei Paris (5). 4