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sions Étranassociation Nous avons , que dans t-Sulpice de il conserve de ce sémius accorder da, en effet.
clergé. «Ilen est des hommes apostoliques dans » l'Eglise, dit-il, prèchant un jour sur ce sujct, » comme de la tète et du cœur dans le corps humain, » parties les plus nobles, et qui sont remplies d'es- » prit et de vie pour en fournir à tous les membres: » Nos ipsi, primitias Spiritûs habentes : Nous autres, » disait saint Paul en parlant des Apôtres et des » disciples, nous avons les prémices et l'abondance » de l'Esprit pour les distribuer. Ils ont l'Esprit de » Jiisus-Crrist dans une telle abondance, que cela » ne se peut exprimer; et quand je pense à vous » faire voir l'esprit intérieur du grand saint Denis, » je pense à vous montrer une des plus grandes » choses qui aient été dans l'Eglise de Dieu, une » des plus riches, des plus amples et des plus au- » gustes. Car notre apôtre est destiné à être le fon-
» dateur d'une Eglise en Jisus-Cnrisr, et un fon- il)Panégyrique
» dateur qui porte en soi toute la lumière, la grâce
de saint Denis.
Ms., aut. de M.
» ct la vertu qui doivent être répandues dans ses Ofier.
» successeurs (1) +.» Ce fut sans doute pour four-
+ Les hommes suscités de Dieu, au XVIT-siècle, pour rcnouveler l'esprit primitif du clergé, c'est-à-dire l'esprit apostolique, eurent une particulière dévotion aux saints qui les premiers avaient prêché l'Evangile dans les diocèses où ils étaient appelés à sanctifier les clercs. C'était entre autres ce qu'éprouvait M. Bourdoise à l'égard de saint Denis, apôtre du diocèse de Paris (2. M. de Lantages, supéricur du séminaire du Puy, honorait singulièrement saint Georges, apôtre du Velay; et, par vénération pour ce saint Evêque, dont le corps reposait dans l'église de son nom, occupéc d'abord par le séminaire, M. Olier voulut que cette maison fut fixée et construite tout à côté, ce qui arriva de la sorte après sa mort (5. M. d'Hurtevent, premier supérieur du séminaire de Lyon, pénétré des mêmes sentiments de religion envers saint Irénée, obtint de l'archevèque de cette ville que le séminaire fût dédié sous le vocable de ce saint doc: teur, et que sa fête fût célébrée désormais avec plus d'honneur qu'elle ne l'était dans le diocèse(4). Nous racontcrons que M. Olicr passant par Limoges et voyant l'état déplorable où était alors le clergé de ce pays, alla au tombeau de saint Martial son apôtre, et que là, tout baigné de larmes, il le conjura avec les plus vives instances de renouveler l'esprit sacerdotal dans les prêtres. Nous verrons aussi qu’il en usa de
Bourdoïse in-1".
Liv. v, p.186.
(3) Vie de M. de
Lantages, Lyon, in-12.
d'Hurtevent, Ms.
(1) Arch. du Roy., sect. dom., 8.717041, A," Reliques, n° 1, 2.
(2) Ibid, À, 5.
(3\Gall. christiana, t, vu, col.
Dévotion du séminaire de S.-Sulpice envers S. Grégoire ct Saint Ambroise.
(4) Mém. sur la vie de M. de
Bretonvilliers, parM. Bourbon, in-18, p. 87. — Vie de M. Olier, parM.de Bretonrilliers, tn, p.
(5) Voyez Journal de M. Tronson, {2mars1677 fol. G.
(6) Lett. spirit.
de M.Olier. Lett.
9% PARTIE III. LIVRE II. = 1653 et Suiv.
nir au séminaire un moyen d'alimenter cette-diévotion, que M. Olier obtint de Marie de Beau Jers 8, abbesse de Montmartre, une relique de ce”saint apôtre (1); et que de plus il associa sa communauté aux prières et aux bonnes œuvres de cetteabbaye(2), alors en grande réputation de ferveur (3).
Enfin, la dévotion dont M. Olier était pénétré pour saint Ambroise et saint Grégoire le Grand,
depuis le songe qui lui avait montré sa vocation à #
l'état ecclésiastique, le porta à inspirer au séminaire À ?
les mêmes sentiments de respect et de religion pour ces deux illustres docteurs, et à célébrer chaque année leur fête (4) : usage qui persévère encore au:
jourd'hui (5). « Je pense vous avoir fait connaitre
» autrefois, dit-il dans une de ses lettres, cornme » dans le temps de ma vocation au service de l'E-
NU
» glise, saint Ambroise m'avait été donné ave # » saint Grégoire pour patron et pour protecteur. h » Cette obligation m'a laissé tant de tendresse pour M
» ce saint archevèque de Milan, et tant de zèle pour M
» son service, qu'il n'ya rien que je ne voulusse faire | » pour lui en rendre des témoignages; et aujour- » d'hui que l'Eglise solennise sa vocation à l'épis-
» copat, je vous conjure de suppléer à mes devoirs.
» O! s’il y avait encore quelques cœurs comme celui- &
» là dans l'Eglise, que Jésus-Carisr serait glorific A » et honoré! Ô! s’il plaisait à sa bonté et à l'amour 4 » qu'il a pour Dreu son Père, deressusciter cet esprit! Ms
» Et pour vous dire simplement le désir de mon 7
» cœur, il me reste toujours un souhait très-ardent Ma
» d'aller au tombeau de ce Saint pour l'invoque M » sur l'Eglise, sur le clergé et sur son pauvre ser-l
» viteur, qui désire vivreet mourir pour la gloire dif
» royaume de Dieu (6). Je vois aussi que je doi
» m'efforcer de me remplir de l'esprit de saint Gri-# » goire, qui avait un si grand amour pour tout: la même sorte à Vannes à l'égard de saint Vincent Ferricr apôtre de la Bretagne au XV:siècle; et qu'enfin ses ardent prières ne furent pas sans succès.
uiv.
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: die Des ri du purgatoire qu'il a beaue, celle du ciel qu'il a i | aussi beaucou » AT et toute celle de la terre qu'il a san à À Er ts édifiée par ses écrits, ses réglements ph , en un mot, par le saint exercice des chrétiennes qu'il a eues en éminent d » gré * (1). » CMS
Tom. 1.
* NOTE 14, p.
(1) Mém. aut.
de M.Olier, tn, p. 543.
(1)Rem. hist., t.1, p. 42.
(2) Réglem. de la communauté, p. 2, n.c.
(3) Rem. hist., t.1,p. 32.
(4)Mém. de M.
du Ferrier, p.
Olier, par M. de Bretontilliers,t.
nu, p. 80.