‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 331 · UE · texte numérisé non relu

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ce changement de résolution, et dit à ses ecclésiastiques : « Nous en sommes plus obligés de recourir à Notre-Seigneur » et à sa très-sainte Mère; puisqu'ils sont les maîtres de la » maison, ils ne l’abandonneront pas, et lui fourniront. pour ; » l'accomplissement entier de leurs desseins, tout ce qui d (1) Vie par A. Ë : ., de Bretonvilliers

» sera nécessaire (1).» Par un effet de cette vive confiance, il tu, p. 19, 20. refusa la somme de 60,000 livres, et, dans une autre occa- (2) La Gloire sion, celle de 80,000 qu'on lui offrait pour le bâtiment, dutiers-ordre de parce qu'on désirait qu'il se portât à une démarche qu'il Saint-François, jugeait être éloignée de la plus grande perfection, et, par là, Par le Père Hilacontraire au vœu qu'il avait fait de chercher le plus parfait DA: le rs à en toutes choses (. Une personne étant venue un jour offrir P'yede ni Olier, une autre somme, il refusa de l'accepter, et lui conscilla de par le P. Giry, consulter Dieu pour connaître clairement sa volonté à cet part.2, ch. xu. égard. «11 faut, disait-il aux siens, nous mettre peu en peine Rem. hist.,t.un, » de tous ces secours humains : Dieu seul veut être l'auteur P: 867. » de son œuvre.» Et prenant de là occasion d’expiiquer le psaume \isi Dominus œdificaverit domum : « Remarquez, » disait-il, que si Dieu ne bâtit la maison, c'est en vain que » nous voudrions l’élever; que si, après l'avoir bâtie, il ne » la conserve lui-même, en vain nous ferions nos efforts » pour l'entretenir; et que si Dreu ne l'achève et ne la per- » fectionne, il est inutile de nous lever avant le jour, c'est-à- ,,.,. ;

Ê ë (3) Divers écrits » dire, de consumer notre temps et nos soins pour sa per- spirit.de M.Olier » fection(3).» Enfin, une nouvelle marquede l'entière confiance +, 1, p. 354. de M. Olier au secours de Dreu, ce fut d’avoir porté, dans le (4) Histoire de temps même de la construction du séminaire, M. de Breton- la congrégation

-Villiers, son principal soutien, à bâtir l'hôpital des religieuses desHospitalières

hospitalières de La Flèche, établies par M. Le Royer de la de S.-Joseph,Ns.

in-4°,t.1, p.182 Dauversière (4). rt L s

NOTES, p. Gi. — Plusieurs écrivains ont avancé sans (5) Germainfondement que le séminaire de Saint-Sulpice avait été cons- Brice, Descriptruit sur les dessins et sous la conduite de Dubois (5). Ce fut (gs dd Le Mercier qui en dressa le plan et en dirigea la construc- fine LOG. Pi. tion. Celui-ci n'était pas seulement le meilleur architecte de ÿaniol de la Force temps: il avait encore le mérite d'être, comme on disait, ce, Description le plus solide (6) : aussi a-t-on remarqué que, pendant tout le historique dePatemps que ce bâtiment subsista, c'est-à-dire, l'espace d'un CA te vi, Siècle et demi, on ne fut jamais dans le cas d'y faire aucune As re réparation, pas même à la toiture. C'était ce que rapportait ris, 1718,p,345. M. Emery. li est vrai que M. de Bretonvilliers y donna per- (6:Hist. de Pasonnellement les soins les plus assicus. « Les peines qu'il ris,par Félibien, » prit, durant ces constructions, étaient extrêmes, dit M. t-11, p. 1375,

» Baudrand; mais elles lui étaient fort agréables lorsqu'il

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(1)Mém. de M.

Baudrand, p.50.

(2) Corr. de M.

Tronson. Canada,t.1,p. 415.

(3) Rég. des Cons. 17 avril et 19 sept. 1690,

(4) Corr. de M.

Tronson, Ms.,t, 1, liv. 18.

(5) Vie du V.

Grignon deMont- Port. p.45.

(6) Rem. hist, t.1, p. 48,

(1) Rég. des cons., 19 sept.

{8\VJaillot.Recherches sur la ville de Paris 1755, 1, v, p.58.

(9)Larue Grou.

d'Arcy a été ouverte sur cette

propriété.

(10) Histoire de Fénélon, par M.

de Bausset, t.1,

p. 26, uote.

» considérait qu'elles servaient à bâtir solidement une mai- » son qu'il souhaitait faire répondre au zèle et à l'amour » dont il brûlait pour la très-sainte Vierge (1).»

Il se forma, par la suite, auprès du séminaire plusieurs communautés qui en dépendaient et communiquaient avec lui par le jardin. La première, qui fut appelée petite communauté, était pour ceux qui manquant de santé ne pouvaient suivre le règlement du séminaire dans tous ses points (2. Etablie vers 1672 dans une maison située rue Pot de fer, elle subsista jusqu'en 1690 (3). Plusieurs ecclésiastiques de marque, entre autres l'abbé Godet des Marais(4). plus tard évêque de Chartres, et très-probablement aussi l'illustre archevêque de Cambrai, y passèrent tout le temps de leur séminaire. Le seconde communauté était destinée à ceux qui ne pouvaient pas payer la pension accoutuméc (5). De là son nom de petit séminaire. M.Brenier, qui en fit l'établissement par ordre de M.Trpnson (6), la dirigea longtemps cet y fit régner un excellent esprit. Ce fut encore M. Brenier qui forma en 1687 la communauté des philosophes destinée à alimenter le grand et le petit séminaire. Il la plaça en 169% dans la maison de la rue Pot de fer occupée jusque là par la petite communauté (7). Enfin en 1708, M. Boucher, docteur de Sorbonne, étant mort, la communauté de clercs qu'il avait fondée au collége de Montaigu fut unie au séminaire de Saint-Sulpice et transférée dans son voisinage. Elle était appelée d'abord la communauté des pauvres écoliers, ou la petite communauté ; plus tard on la nomma des Robertins, du nom de M. Robert, l'un de ses supérieurs, qui lui fit des libéralités considérables (8), Chaque communauté avait une maison de campagne à Issy ou à Vaugirard; le grand séminaire avait la maison d'Issy, qu'il possède encore; le petit séminaire, un local sitné vers le centre de Vaugirard, occupé depuis par diverses communautés (9); les Robertins avaient la maison de M. Olicr, près de l'église de ce lieu : et les Philosophes, celle d'Issy, qui est maintenant la Solitude.

Lorsque M. Languet, au moyen de sa loterie, eut prolongé l'église de Saint-Sulpice jusqu'au point où elle est aujourd'hui, on résolut, pour en découvrir le magnifique péristyle, de démolir le grand séminaire, qui le masquait entièrement, et de construire un nouveau bâtiment près de l'église. Mais ce projet devant occasionner des dépenses énormes, le gouvernement offrit à M. Couturier, supérieur du séminaire. la maison du noviciat des Jésuites, supprimés depuis peu, T1 la refusa, et sur les assurances que lui donna Louis XV de le laisser mourir en paix dans sa maison, on ne parla plus de ce projet. Mais la Révolution leva tous les obstacles, le bâtiment fut démoli en 1802, pour ouvrir la place de Saint-Sulpice (0; ct un nouveau séminaire a été

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élevé à grands frais sur l'emplacement méme qu'occupaient le petit séminaire, les Robertins, les Philosophes, une partie du jardin du grand séminaire de Saint-Sulpice, la communauté des sœurs de l'Instruction, ct d'autres maisons adjacentes.

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