E VIERGE
» et la dée le carac bulpice. On
peut voir dans les Mémoires sur la Vie de M. de Bretonv'!liers par M. Bourbon, quelques-unes des pratiques qui y étaient alors en usage. « L'on nesaurait dire, remarque cet auteur, » le grand progrès que M. de Bretonvilliers fit dans cette » dévotion sous un si excellent maître que M. Olier, très- » grand et très-fidèle serviteur dé Marie, ni le nombre et la » diversité des devoirs qu'il rendait à cette divine Mère : il » en avait même pour l'honorer à chaque heure, ct presque » à chaque moment. Il ne manquait jamais, à son réveil, de » se donner à elle pour répondre fidèlement durant toute la » journée aux desseins que Drev avait sur lui. Entre autres » pratiques, il avait un grand soin, tous les samedis, de » mettre entre les mains de la très-sainte Vicrge ce qu'il » avait fait durant la semaine, la priant très-instamment de » vouloir suppléer à ce qui y manquait pour rendre ses » œuvres de bonne odeur devant Diet, pratique à laquelle » il était encore fidèle le dernicr jour de chaque mois et de » chaque année (1). » La plupart de ces dévotions étaient communes à tous les disciples de M. Olier. M. Maillard, l'un d'eux, dit de M. d'Hurtevent : « Il n'entreprenait rien sans » consulter auparavant la très-sainte Vierge, et lui mettre » entre les mains l'adorable Sacrifice de l'autel. Dans les » affaires de moindre conséquence, ou qui ne permettaient » pas une longue délibération, il se contentait d'élever son » esprit ct son cœur” vers son refuge ordinaire, mais avec » unc telle fidélité, qu'il n'aurait pas parlé à un homme, ou » écrit la moindre lettre, qu'il n'eüt pratiqué cette dévo- » tion (2). » C'était aussi ce qu'observait M. Tronson, et ce qu'il conseillait à ses disciples, leur recommandant, entre autres pratiques, « de n'entreprendre aucune affaire sans » son sccours, d'avoir une grande reconnaissance de ses » bienfaits, avouant que tout nous vient de Dieu par elle : » de lui faire une offrande totale de nous-mêmes. désirant » que Jésus en clle gouverne notre être, nos puissances ct » nos actions, ct qu'elles soient toutes consacrées à son scer- » vice (3),» Enfin, nous pouvons joindre ici l'exemple du vénérable Grignon de Montfort, qui puisa au séminaire de Saint-Sulpice cette tendre et vive confiance dont on voit tant de traits édifiants dans sa Vice. Son dernicr historien a donné au public une instruction fort remarquable de ce saint prêtre sur l'abandon à Marie; et ce petit écrit peut tre considéré comme une exposition sincère ct fidèle des sentiments de M. Olicr« sur les motifs ct la pratique d’une dépendance si douce, si sûre et si consolante (4).
On lit dans une note de la revue des sciences ecclésiastiques (5): « Voici un trait emprunté de la vie de M. Olier. Le véné- » table fondateur apprit qu'un professeur de sa compagnie » avait traité d'opinion picuse, mais libre ct facultative, Ja
(1) Mém. sur la vie de M, de Bretonvilliers , par M. Bourbon, p.
(2) Esprit de M.
d'Iurtevent, Ms, in-4°, par M.
Maillard, p.114.
(3) Retraite de dix jours, parM.
Tronson, in-12, p. 396.
(4) Vie du vénérableGrignon de Montfort, 1839, p. 548 et suiv.
(5) Dirigée par M. Bouix, n°122, Fév. 1870, p.140 note,
» croyance de l'Eglise à l'Assomption de Marie. Sur le champ, » M. Olier réunit la communauté, et chassa publiquement de » sa compagnie l'auteur de ce propos téméraire: » Le rédacteur de cette note a été mal informé en supposant que ce trait était raconté dans la vie du serviteur de Dreu :ibne se trouve dans aucune de ses Vies. C'est une confusion d'un autre trait qui appartient à la vie de M. Leschassier; son troisième successeur. On lit dans la notice sur ce dernier, placée à la tête de la Vie de M. Emery : « Le jansénisme à » cette époque se réveillait, et M. Leschassier se vit dans » la nécessité de redresser publiquement un directeur qui, » dans une conférence spirituelle, s'était oublié jusqu'à jeter mery, 1862, t.1, ” des doutes sur l'Assomption corporelle de la très-sainte p. b4. » Vierge (1). » Ce directeur était M. Jean-Bernard Oursel,
, né à Paris et docteur de Sorbonne qui, la veille de l'Assomption, donnant à la communauté du séminaire le sujet d'o-
raison sur la fète, eut la témerité qu'on ditici. M. Leschas-
sicr le laissa parler jusqu'au bout: et ensuite prenant lui
même la parole. il réfuta ce que venait de dire M. Oursel,
(2)Détails sur et exposa sur le fait de l'Assomption corporelle de Marie au
M. Leschassier, cicl, les solides fondements de la croyance de l'Eglise, en par M. Garnier. Géclarant que le séminaire de Saint-Sulpice n'en aurait ja- (3)Cabinet des Se à ; ’ étnriin Estamp.OŒuvres MAS d autre tant qu'il subsisterait (2). M. Leschassier était lui aussi docteur de Sorbonne, et occupait même le déca-
de Moyreau.Por- < :
trait de M. Les- nat de la faculté de théologie. lorsqu'il mourut (3). A l'occa-
(1)Vie deM.E-
ur gore supérieur, pour n'être pas Exposé à signer, comme docteur, gnon. la déclaration du clergé de France (4 Etant supérieur de cette maison, il renvoya M. Oursel de la compagnie de Saint:
Sulpice, non pour le sujet que suppose l'auteur de la note,
mais pour s'être déclaré en faveur des jansénistes, dans des
discussions qui avaient eu lieu en Sorbonne, à l'occasion de
la constitution Unigenitus, le 5 mars 1714. Pour le consoler le
cardinal de Noailles le nomma à la place de grand péni-
(5) Rem. hist. tencier de Notre-Dame: ce qui n'empêcha pas, cependant, sur l'église deS.— M, Oursel de revenir au sentiment de ses anciens confrères,
Sulpice, t.1,177 à & “sl HER quelques années avant sa mort (5).
SUR LE SAINT SACRIFICE OFFERT DANS LES INTENTIONS DE LA TRÈS—SAINTE VIERGE.
pas aussi rare au temps de M. Olier qu'on pourrait se l'imaginer d’abord. On le comprendra aisément, si l'on considère
' chassier. sion des débats qui eurent lieu en 1682, il resta pendant 1 (#)LettredeM. deux ans hors du séminaire, de l'avis de M. Tronson son M
NOTE 9, p.81. — La pieuse pratique d'offrir le saint ! Sacrifice dans les intentions de la très-sainte Vierge n'était à
NO Olier, par M était xième ans, en i commu laire qu faisait } dinaire Séminai rénovat:
2 plus à!
Nicolas Sa Socié chaque .
le jour ç nédictio:
minus pa Ce pie de Saint minaires édifiants ture, Dar fois les s Vémbre, « Purificat lard, sup » Vous po
‘le chatnp, à
uement de ;:» Le nréosañt que heu :ibne fusion d'un assier, son ce dernier, nsénisme à se vit dans ecteur qui, usqu'à jeter très-sainte ard Ourscl, le l'Assomple sujet d'o- M. Leschasprenant lui , M. Oursel, de Marie au l'Eglise, en en aurait ja- “hassier était ême le déca- -(3). À l'occaesta pendant Tronson son me docteur, supérieur de nie de Saint r dela note, tes, dans des
l'occasion de Je consoler le
grand pénicependant, ns confrères,