‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 52 sur 331 · SUR MADAME DÆE PARIS · texte numérisé non relu

SUR MADAME DÆE PARIS

NOTE 19, p. 89. — Marie Rousseau fut remplacée, quelques années après sa mort, dans la charge de sœur aînée, ou supérieure de l'instruction, par une,parente de M. Olier, qui fit revivre les grands exemples de la fondatrice. Ce fut Marie-Françoise du Plessis-le-Picard, veuve de M. de Paris, maître-des-comptes. Après la mort de son mari, voulant s'adonner aux exercices de la pénitence, elle alla dans la chapelle de Notre-Dame de Lorette à Issy, s'y dépouilla de

k tous les ornements du siècle et se consacra sans réserve à

Marie. Depuis ce moment, elle se revêtit, sous ses habits, d'une rude bure; et n'ayant pas la liberté d'entrer en religion, elle voulut y suppléer en s'obligeant par vœu au jeûne et à l'abstinence (1) et probablement aussi en entrant, comme ellelefit, dansla communauté séculière des sœurs del’instruction(Q). Elle couchait sur des planches ou sur une simple paillasse et ses mortifications étaientexcessives. Ona publié une notice très-édifiante sur cette sainte veuve (3). On lit dans le journal de M. Tronson, que le mardi, 14 août 1696, elle vint à Issy, dans la chapelle de Lorette, accompagnée de la supérieure de la communauté du Bon-Pasteur; qu'elle y offrit, pour la statue de la sainte Vierge, une robe de brocart, et communia à la messe que célébra pour elle M. de Saint-Antoine (4); qu'au mois de juin de l’année suivante, madame de Paris et sa mère y portèrent encore d'autres ornements (5).

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