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(1) Esprit de M.Olier, t. ur, p.
» vez vous établir dans la conviction de votre ignorance, «t » en faire l'aveu intéricurement devant la majesté de Dr » et à la face des Anges et de tous les Saints; et ensuite en » commençant la dispute, invoquez le Saint-Esprit sur vous » pour qu'il vous conduise dans cette action, où vous ave » d'autant plus besoin de son secours, qu'elle est plus pé- » rilleuse et que vous devez être plus attentif à demeurer » dans les règles d'une juste et sainte modération (1).
» Nc disputez qu'avec une très-grande charité, ne cher- » chant point à donner de la confusion à ceux avec qui vous » disputez, et ne les poussant jamais à bout. Au contraire, » insinuez à votre partic adverse quelque ouverture pour » éclaircir et résoudre les difficultés qui l'embarrassent ; e » un mot, faites pour clle ce que vous voudriez qu'onft » pour vous en pareille occasion. Lorsque, dans la dispute, » vous sentez que la superbe, s'élevant en vous, vous donne »un grand désir d'avoir l'avantage ; alors vous pouve » vous comporter comme Si vous nc savicz pas répon »dre aux difficultés qu'on vous propose, interroge » votre adversaire en le priant de vous instruire, C'est » là donner le coup de la mort à notre jugement qui » pour l'ordinaire, ne veut pas se soumettre. Quoique vous » deviez vous conformer à cette pratique, non-seulemer! » dans la dispute, mais dans toutes les occasions où vous » sentez un grand désir de paraître savant, il y a néanmoins » certaines occasions publiques où la prudence demande » qu'on en use autrement; et alors vous devez vous con- » tenter de présenter intérieurement ce désir à Notre-Sci- » gneur, en le suppliant de le détruire par sa vertu; ct » Notre-Seigneur, voyant votre fidélité, ne manquera pas de » vous exaucer dans ce,moment périlleux. »