‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 105 sur 235 · VAUGIRARD, FERVEUR DU SÉMINAIRE · texte numérisé non relu

VAUGIRARD, FERVEUR DU SÉMINAIRE

» Nous soupirons de répandre et d’épancher au dehors l'a

» bondance de ces douceurs; car nous ne pouvons en parler » distinctement, à cause de notre plénitude, »

L'établissement du séminaire, formé à \ augirard avec tant

de bénédictions, devait cependant être consommé ailleurs,

La Providence avait résolu de le fixer dans la capitale même,

et de mettre M, 9er à Ja tête de la paroisse de Paris, la plus nombreuse et a plus déréglée, afin d'offrir, en sa personne, à tous les pretres qu'il devait former , le modèle d'un vrai

pasteur des âmes, La paroisse de Saint-Sulpice, alors d'une étendue inmense et soumise à la juridietion civile et ecclésiastitue de l'abh6 de Saint-Germain, était devenue la sen- Line de la capitale, ou plutôt de toute la France, L'hérésie, imjitté et le libertinage y régnaient impunément; et l'ignorance des vérités de la religion y était à son comble. Une paroissienne, connue par son noble dévouement, la duchesse d'Aiguillon, afiligée Ge tant de désordres qu'elle avait sans cesse sous les yeux, conjura saint Vincent de Paul de venir au secours de cette paroisse, eten obtint, quoique avec peine, une mission, qui eut lieu l'année 1641, et fut préchée par les ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, ayant à leur tête M. de Perrochel,

Mais cette mission, malgré les sentiments de pénitence qu’elle inspira à un grand nombre de pécheurs, sembla n'a— voir servi qu'à montrer la grandeur du mal, et, en quelque sorte, l'impossibilité d'y appliquer un remède efficace. Aussi, depuis ce temps, M. Sulic:1 de Fiesque, curé de Saint-Sulpice, désespérant de réformer ses paroissiens, avait pris la résolution de se retirer.

Il avait souvent entendu parler des ecclésiastiques réunis avec M. Olier, à Vaugirard, et qui avaient déjà donné tant de preuves de leur zèle pour le salut des àmes. Il connaissait même personnellement M. Olicr ; il avait pour lui une estime et une affection particulières , et désira de l'avoir pour successeur. Une procession, que sa paroisse faisait tous les ans

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