PART. 1650, — M. OLIER CATÉCHISE LES PAUVRES
plus sincère reconnaissance pour M. Olier. Avant même de sortir de la maison , « elle demanda, dit-il, la clef de mon coffre, etelle y laissa mille belles choses, qui étaient des restes de sa vanité; croyant par là reconnaître les petits services que je lui avais rendus malgré ses parents et les miens, des mains desquels j'étais parvenu à la dégager,
J'aidai encore une dame , attachée à sa personne, à être reçue Carmélite, Je trouvai donc ces vanités dans mon coffre, après son départ, et je m'en servis pour faire des présents à la très-sainte Vierge, comme j'avais commencé à le faire dès auparavant. J'offris, pour l'ornement de plu- » sieurs ôglises qui lui sont dédiées , divers présents en dia- » mants , en argenterie et autres, et je fus un de ceux qui » contribuèrent, par quelque somme considérable, à la dé-
» coration de l'église de Notre-Dame de Paris. Depuis , je 4 » lui ai fait de temps en temps quelques présents, ayant tou- 4 > jours täché de témoigner mes affections à cette grande 1 » princesse, en lui sacrifiant les choses qui m'étaient le plus 1 , chères, et bien souvent sans le vouloir ; car, dès que j'a- 4 » vais quelque chose de beau, je sentais dans mon cœur 4 » une impulsion involontaire de porter cet objet à Notre- M
») Dame, » Au milieu cle toutes les contradictionsque ses pro-
ches lui faisaient éprouver, M. Olier montrait la plus inaltérable patience. Il croyait même que dans les procédés de s "M mère , el dans ceux de ses autres parents à son égard , ili"
avait plus de pureté d'intention et de droiture que dans sa actions les plus saintes, et qu'ils n’agissaient ainsi envers lui,
que parce que Div voulait, par ce moyeu, éprouver sa pa- M
tience et lui faire expier ses péchés, « Lorsque ma mère » m'avait fait quelque mauvais traitement , dit-il , j'allai » quelquefois à l'église Notre-Dame, et, me prosternant de- » vant la statue de la très-sainte Vierge, je lui disais, » cœur tout afligé : Je vous prends pour ma mère, puisque k » mienne me rebute ; ma sainte Vicrge servez-moi de mèr s’il vous plait. »
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