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qui probablement n'eût pas trouvé sous la réforme Îles
, — M, OLIER ESSAIE DE RÉFORMER SES RELIG, 54 avantages dont il jouissait sous M, Olier, prévint lesprit des religieux contre le traité conclu avec l'abbé de Chancellade, et le leur fit envisager comme la ruine totale de l'abhaye.
A peine le traité venait d'être conclu, que ces religieux effrayés à la seule idée de réforme, résolurent de secouer le nouveasr joug qu'ils avaient voulu un instant s'im— poser, Le père Faure établissait alors, à Paris, une réforme pour les Chanoines réguliers de saint Augustin, plus douce que celle de Chancellade, et que le cardinal de la Rochefoueauld protégeait de toute son autorité, Dans cette extrémité, ils prirent le parti de se jeter cutre les bras de ce religieux, et, pour l'obliger de se déclarer leur protecteur, ils deman= dérent à grands cris sa réforme, Hs firent aussi la même demande au cardinal de la Rochefoucauld, en protestant contre le concordat, qu'ils dépeignaient comme un acte très-nuisible aux intérôts le La mère de M, Olicr vint joindre ses prières aux instances de ces religieux ; ne considérant, dans le concordat avec l'abbé de Chancellade ,
ue ir tonastore,
que la perte d'un riche bénéfice qui s'échappait des mains de son ils, elle supplia le cardinal d'empêcher l'exécution de cet
M acte. Peut-ôtre craignait-elle encore que M.Olier ne prit lui- P même l'habit, pour déterminer ses religieux à embrasser la L réforme , car ilest certain qu'il leur fit dans un temps cette
à proposition, Qi qu'il en soit, elle obtint sur ces entrefai-
D tes, par l'entremise du cardinal , une lettre de cachet, dont
à l'effet fut sens doute d'arrêter sur le champ les mesures que
Lson fils venait de prendre. Les religieux de Pébrac avaient à dressé leur requête le 4er du mois d'août; et, le 11 du même
E mois, le cardinal rendit à Paris une ordonnance où il sta-
! luait que M. Olier, leur abbé, se transporterait dans cette
ville le 4er octobre suivant, pour régler, de concert avec lui, les moyens d'établir cette réforme. Défenses étaient faites de rien entreprendre dans l’abbaye au préjudice de la demande
52 1.1, 1634.—LA M. AGNÈS PREND M. OLIER POUR DIRECTEUR, forméc par les religieux, et même d'y recevoir personne à l'habit ou à la profession, sous peine de nullité,
Cette mesure anéantit toutes les espérances de M. Olier, et ne servit qu'à enhardir les rel'gieux de Pébrac dans le mtpris de leurs observances. Soi! que le père Faure n’eût point alors de sujets capables d'établir sa réforme dans ce monastère, soit que M. Olier fit difficulté de les y recevoir, toutes ces procédures n'apportérent aucun changement au régime de l'abbaye de Pébrac, et pensèrent détruire de fond en com-
ble la congrégation de Chancellade.
Contraint de renoncer, pour un temps, au dessein de ré-
former ses religieux, M. Olier se tourna vers les peuples de
la campagne, qui recevaient avec une avidité toujours plus
insatiable la grâce du salut. Le succès étonnant de toutes ses b
missions, dans les diocèses de Saint-Flour et du Puy, fut une EM
sorte de consolation pour lui et pour la mère Agnès. Cette Ba . » Ne e Les Rue qjarce comme mu sainte fille avait imploré longtemps la divine miséricorde sur Bu
ces terres abandonnées, où elle savait que beaucoup d'ämes Bù | … fection. Sous |:
se perdaient tous les jours , faute de pasteurs zélés qui leur
incomparable , d'apprendre que cette nuée de missionnaires, pleins de l'esprit de Dieu, en faisait des terres de bénédiction. Chaque jour on venait lui annoncer des conversions que la grâce opérait dans ces provinces : c’étaient les seules nouvelles auxquelles elle prit plaisir.
Mais la satisfaction la plus pure et la plus vive pour la mère Agnès, c'était de voir la fidélité de M. Olier aux grâces qu’elle lui avait obtenues, et son ardeur à s’avancer toujours dans les voies les plus élevées de la perfection : car, à la fin de
cette mission, qui dura six mois, il n'était plus reconnais-
sable. Voyant aiusi le fruit de ses larmes et de ses mortilications, la mère Agnès ne mettait point de bornes aux transports de sa reconnaissance. Combien elle se réjouissait d'avoir R reçu de la très-sainte Vierge l'ordre de prier si spécialement k pour M. Olier ! avec quelle vive effusion de cœur elle offrait
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