SUR LES PORTRAITS DONT ELLE EST ORNÉE
Cette Vie parut pour la première fois en 1840.
Quelques-unes de nos assertions ont été contestées depuis, ou même nicées, par des écrivains qui les ont crues contraires à la vérité de l'histoire. Comme nous les avions avancées de bonne foi, d'après les monuments contemporains, nous nous sommes fait un devoir de les examiner de nouveau : et nous remercions sincèrement ces Ccrivains de nous avoir fourni, par là, l'occasion d'étudier plus à fond ces divers points de l'histoire de M. Olier ct de son époque, et d'en mettre de plus en plus à découvert la certitude et les fondements. C'est le premier but que nous nous sommes proposé en publiant cette nouvelle édition.
Nous avons eu dessein aussi de faire entrer dans notre travail certains documents dont nous ignorions l'existence quand cette Vie parut, et qui en sont comme le complément naturel. Ces pièces nous ayant fait connaître avec plus de précision les dates de plusieurs faits importants de la deuxième partie de la Vie de M. Olier, nous avons dû, pour nous conformer à l'ordre chronologique, nous écarter de celui que nous avions adopté dans nos précédentes éditions. À ces documents, nous avons joint aussi quelques pièces dont nous n'avions pas
Cette édition répond aux difficultés pro posées contre les éditions précédentes
Elle offre des aperçus nou veaux sur M Olicr.
[LLE Observations sur Îcs portraits qu'elle reproduit,
ij AVERTISSEMENT,
saisi d'abord toute l'importance, et que de plus mûres réflexions nous ont fait reconaaître essentiellement liées à notre sujet. Tous ces documents, en ouvrant de nouveaux aperçus sur la vocation et les travaux de M. Olier, montreront avec plus d'étendue et de détails, soit l'heureuse influence qu'il exerça sur l'ordre ecclésiastique, soit la part qu'il eut au mouvement religieux, communiqué alors en France à toutes les classes de la société.
Quoique dans cette nouvelle édition il ait été ajouté un petit nombre de portraits à ceux que renfermaient déjà les éditions précédentes, nous croyons devoir mettre le lecteur en garde contre une supercherie qui, trop souvent, jette le plus grand discrédit sur les productions iconographiques. Pour tirer profit d'une ancienne planche dont le personnage nintéressait plus le public, assez souvent de déloyaux marchands y ont substitué un nom plus connu ou plusillustre. Les exemples de cette fraude messéante sont nombreux. Ainsi, pour ne parler que des protraits reproduits dans cet ouvrage, celui de Dom Grégoire Tarrisse, premier supérieur général de la Congrégation de St.-Maur, a reçu faussement, ::u dernier siècle, le nom de Dom Mabillon, religieux plus connu et justement célèbre. Le portrait de la V. Mère Agnès de Langeac, imité d'Edelinck, a été publié sous le nom d’une religieuse morte beaucoup plus tard +. Enfin, ce qui paraitrait incroyable si nous n'en avions la preuve matérielle sous les yeux, on a osé publier à Paris, en 1893, comme vrai portrait du souverain Pontife Léon XII. récemment élevé sur la chaire de saint
+ Nous ferons remarquer ici que le portrait qu'on a mis en tête de la nouvelle Vic de la V. Mère Agnès a été fait sur un tableau qui représente Ste Catherine de Sienne ou quelque autre Dominicaine canonisée, comme l'indique l'auréole dans l'original. C'est par erreur ou par mégarde qu'on l’a prise pour le portrait de la V. prieure de Langeac.
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