LA MÈRE AGNÈS PREND M. OLIER POUR DIRECTEUR
les voies les plus élevées de la perfection: car, à la
a fin de cette mission , qui dura six mois , M. Olier l'exer- n'était plus reconnaissable (1). Voyant ainsi le fruit ALU. A ces pa- de ses larmes et de Lo rt la Mère ÿ kesch AS à mme ç'a Agnes ne mettait point de OTNES aux transports p. 8. motif de de sa reconnaissance. Combien elle se réjouissait d'avoir reçu de la Très-Sainte-Vierge l'ordre de au des- prier si spécialement pour M. Olier ! avec quelle : tourna vive effusion de cœur elle offrait ses actions de cevaient grâces à cette divine Mère, qu elle regardait, après la grâce Dieu, comme la cause principale de cette parfaite ses mis- conversion ! elle aurait voulu les faire entendre à du Puy. toute la terre, et se consumer en louanges durant pour la l'éternité. « J e me souviens, dit M. Olier , des sou implori » haits que je faisais avec Sœur Agnes : je désirais ss terres » bien être dans le ciel, prosterné aux pieds de D d'âmes » cette grande princesse, pour y chanter ses louanurs zélés * ges à satièté, et les faire entendre à tout le palait pour ÿ radis. Cette bonne âme l'aimait uniquement, et pprendre » m'a bien aidé al aimer (2). » (2) Mémoires e l'esprit Enfin, la Mère Agnès voyant M. Olier parvenu Ms 4 FA édiction. déja à un degré de perfection qui ne pouvait être (3) Année Doconver- bien connu que de Dieu, se sentit portée à le pren- minicaine, etc. dre pour son directeur, et à lui confier tous les -— Remarg. hisb CES pro- R ÿ ‘ . toriques, t. 11, xquelles secrets de son àme (5). Je vous ai autrefois CONSi— p, 459, 460. = qu'elles déré, lui dit-elle, comme l'enfant de mes larmes, en (1) Summapriant pour votre conversion: dès aujourd'hui je vous um super tnpoux () . Ars troductione cau- M. Olier regarde comme mon guide et mon père (4). C'était le sæ, etc, n° 14, salut des dernier moyen que la Providence lui offrait pour test. x.
, je disais
mettre le comble à sa perfection. Sous la conduite de M. Olier , elle sembla entrer dans une voie nou-
(5) Responsio ad animadver-
ir d'étu- & ds siones , elc., n° ésentant velle. Elle retrouva les lumières, la joie et les con- 12. — Vie de la
peuples solations dont elle avait été privée depuis son en- e a date nétruit: trée dans la vie religieuse, et déclara que, jusqu'à XVII.
sez (4).» sa mort, elle n'aurait plus d'autre guide que lui (5). L'union de Dlus vive Par cette union si étroite, la Providence voulut la Mère Agnès délité de manifester à l'Eglise la sainteté de ces deux grandes et de M. Olier ( t âmes, comme la suite l'a fait voir (6). Elle fit con- ‘6) Resp. ad nues, € : \ à animadv., etc., rs dans naître par M. Olier, l’un des hommes de son siècle » g9, p. 15.
ToM. 1. 8
a manifesté la les plus versés dans la science des Saints, les trésaintetédel'u- sors de grâce cachés dans la Mère Agnès; car il ne et de l'au- contribua plus que personne à accréditer partout, ee et principalement dans le clergé, l'opinion de la haute sainteté de cette grande servante de Duev.
» Il nous a dit plusieurs fois, rapporte M. de Lan-
» tages, l'un de ses disciples, qu'il avait connu
re 0° Fes » beaucoup de grandes âmes, mais que la Mère de Jésus, in-12. » Agnès les surpassait toutes par la perfection de 1808. Avertiss., » ses vertus , et l'excellence des dons divins* (1). » NE #, Aussi prit-il un vifintérèt à la composition des p. 132. ” Mémoires de sa vie admirable*, et ce fut par res- RULES pect pour ses sentiments , que M. de Lantages d'ap. 132. ‘ bord, et, dans ces derniers temps, M. Emery, pu- (2) Responso blièrent la Vie que nous avons d'elle (2): ouvrage ad animadver- qui, presque aussitôt qu'il parut pour la première siones, n. 28, 1. fois, fut traduit en latin, en allemand, en flamand.
(3) Vie de la € italien (5), et a fait connaître la Mère Agnès
M. Agnès de dans toute l'Eglise. * ET Cette sainte fille, douée du don de pénétrer les * NOTE 20, Secrets des cœurs, rendit de son côté à la vertu de p. 133. M. Olier le plus haut témoignage; elle fit con- (4) Vie de la naître, par avance, la mesure extraordinaire des : HR F4 grâces dont Dieu avait résolu de le combler au mi- 513.—AnnéeDo- lieu des croix dont sa vie serait semée, l'affection Li au ss toute maternelle que la Très-Sainte-Vierge lui pornière de se don- terait toujours, enfin les succès dont seraient cou- Re ronnés ses travaux pour le clergé, l'assurant que vie Ms, DIEU se servirait de lui pour former, par le moyen