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, préditqué Lt à celui de ité du Père ns sa lettre
à Clémént XI, pour solliciter la canonisation de saint Vincent de l’aul, il parle ainsi de cette espèce de prophétie: Berullius, velut futurorum, Deo sic donante, præscius, instituendæ postmodum sacræ Congregationis Missionum auctorem ac fundatorem præsalutavit Vincentium (1).
M. Descoureaux, prêtre de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, dans la Vie de M. Bourdoise, in-4°, donnée au public, rapporte qu'en 4611, saint Vincent de Paul et M. Bourdoise, ayant pris M. de Bérulle pour guide, afin de connaître chacun le genre de vie auquel Dieu les appelait, ils firent une retraite sous sa direction; que saint Vincent reconnut qu'il faudrait établir une société d'hommes apostoliques pour les missions des campagnes, et M. Bourdoise, qu'il serait utile de faire vivre les prêtres des paroisses en communauté (2).
On ne doit pas néanmoins conclure de là que saint Vincent connûüt déjà qu'un jour il donnerait naissance à la Congrégation de la Mission. Le récit de M. Descoureaux cst tiré de la Vie manuscrite de M. Bourdoise, dont l’auteur anonyme l'a rapporté sur le témoignage de M. Barat, ancien préfet de la communauté de Saint-Nicolas, et qui l'avait appris confidemment de M. Bourdoise lui-même (3). Mais, d'après cet auteur. la pensée qui frappa le plus saint Vincent de Paul pendant sa retraite, ce fut l'état d'abandon où vivent les peuples de la campagne, ct combien il était nécessaire de les secourir ; et, de son côté, M. Bourdoise comprit que, pour retrancher une multitude d'abus, il faudrait faire vivre encommunauté les prêtres des paroisses (4).
En effet, si saint Vincent de Paul eût connu, dès l’année 1611, qu'il dût établir la Mission, on ne voit pas comment tous ses historiens auraient omis une circonstance de sa vie si remarquable. D'ailleurs, quoique, d'après le bruit commun, au rapport d'Abelly (5) ct des autres, saint Vincent cût appris du Père de Bérulle que Dieu le destinait à établir une société de prêtres, il est certain qu'il n'eut point alors connaissance que ce dût être une compagnie d'ouvriers apostoliques, voués aux missions des campagnes (G\. Saint Vincent de Paul parlant sur ce sujet, environ 47 ans après, s’en éxprimait de la sorte: « Je puis vous assurer, Messieurs et »mes frères, que je n'avais jamais pensé ni à ces règles, ni »à la compagnie, ni même au mot de mission. C’est Diet ? qui a fait tout cela. Appellerez-vous humain ce que l'en- *tndement de l'hemme n'a point prévu? Nos premiers *missionnaires n'y avaient pas pensé, non plus que moi: * de sorte que cela s'est fait contre toutes nos prévoyances *et espérances, Voilà M. Portail, qui a vu aussi bien que » moi l'origine de la petite compagnie, qui vous peut dire que nous ne pensions à rien moins qu'à tout cela().
(1) Epistola ad
Clément. XT. Rome, 1709, p.66.
— Collet, t. 1,p.
271 et 35.
(2) Vieimpri-
mée de M. Bourdoise, liv. 1, p.
Bourdoise, Ms.
in-4°, p. 69.
(4) Vie du P. de
Bérulle, par Tabaraud,ta,liv.à, chap. mu,
(5) Abelly, liv.
1, chap. vi,p. 24.
(6) Abelly, liv.
1,ch. vit, p. 34.
(?) Abelly, liv.
1, Chap, LXVH, p.
ee
Enfin ce ne fut que pour céder aux instances de M, Bour. doise, que saint Vincent permit de commencer les exercices
(1) Vie de M. des Ordinands, dans le collége des Bons-Enfants à Paris, || Bourdoise. Ms. protestait toujours qu'il n'en ferait rien, disant que les
in-8°,p. 403,
exercices n'étaient point de l'institut des Missionnaires(), M. Bourdoise ne connut pas non plus à quels emplois la Providence le réservait, puisque, l'année qui suivit ceite
(2) Vie de M, retraite, il fit tous ses efforts pour entrer dans l'Ordre des Bourdoise,in-4°, Feuillants, qui promirent d'abord de le recevoir, et qui, à
liv, 1, p. 60.
son grand déplaisir, le refusèrent ensuite (2). DES COLLÈGES DIRIGÉS PAR L'ORATOIRE
NOTE 5, p. 138. — Dans ses demandes au Pape, pour la bulle d'institution de l'Oratoire, M. de Bérulle avait exclu l'instruction de la jeuncsse dans les belles lettres: le Pape lui refusa cette restriction. Mais il n'en est pas moins vrai que l'intention du fondateur de l'Oratoire était d'abord de ne point prendre de collèges. Annales de la Congrégation de l'Oratoire, in-f°, année 1615, aux archives du royaume, sect. historique, M. 459. — Journal historique ou Annales de la maison de l'Oratoire, rue Saint-Honoré, p. 15, ibid. M. 440. — Avis touchant les prêtres de l'Oratoire, par un Père quiest demeuré quelque temps chez eux, in-19, 1195, Ce dernier ouvrage est de Charles Hersent, ex-Oratorien. Il reproche au corps de l'Oratoire de recevoir des colléges au préjudice des autres fonctions ecclésiastiques. Richard Simon l'a faus sement attribué à un Carme. Voyez aussi la Vie de Pierrt de Bérulle, par Tabaraud.