M. OLIER ET M. GODEAU DIVERSEMENT CONSEILLÉS PAR LE PÈRE DE CONDREN
NOTE 10, p. 145. — Pendant que le Père de Condren dissuadait M. Olier d'accepter l'épiscopat, il donna à M. Godeau, nommé cette année(2) à l'évêché de Vence, une décision toute contraire. Cet ecclésiastique, l'un des esprits les plus cultivés de son siècle, et uniquement appliqué à l'étude, avait peine à quitter Paris, où le commerce des savants lui offrait tant de moyens de s'instruire, et à accepter un évêché dans le fond de la Provence; il écrivit même au cardinal de Richelieu pour le prier d'agréer son refus(3). Mais le Père de Condren, son directeur, après avoir beaucoup consulté Dreu, lui déclara que le dessein de la Providence était de le séparer par là de ses amis, afin qu'il consacrât ses travaux à l'Eglise, selon la mesure de ses talents. « L'événement, dit le P. Cloysault, a fait voir, »contre toutes les apparences humaines, que Dieu voulait »se servir de ces deux grands hommes pour rendre des » services considérables à son Eglise, en différentes ma- »nières: de l'un, par les ouvrages qu'il a composés, et de » l'autre, par les séminaires qu'il a établis (4). »