CHARITÉ DE M. OLIER POUR LES PAUVRES
NOTE 3, p. 174. — Tous les jours de l’année, on faisait à Pébrac une aumône générale aux habitants du pays, outre d'autres aumônes qui avaient lieu chaque dimanche, k jour de la Septuagésime, le Jeudi-Saint, et plusieurs fois pendant le Carême; elles consistaient en pain, vin, fèves, 'andes salées ou fromage. Les prêtres et les Religieux receaient tous l'hospitalité à l’abbaye, et les pauvres passants, k nourriture; c'est ce qu'on lit dans un acte de l’année 16%, signé par M. Olier, qui imposait ces charges au ferair de l’abbaye (2).
(1) Mémoires aut. de M. Olier, tu,p.414,415,
(2) Assance pour l'abbé de Pébrac, contre à Claude Meyrounem, fermier de la seigneurie de Pébrac. Pièce originale.
mettre 1: SUR M. MEYSTER toute | IN: M, Oli LU NOTE 4, p. 178, — M, Meyster, l'un des plus fameux sion de np missionnaires de son siècle, eut trop de part à l'établisse. térent \ que ment du séminaire de Saint-Sulpice pour ne pas le faire l'année | ( connaître ici. Etienne Meyster, né au bourg d'Ath, au div » sionni 4} (4 Archivesdu cèse de Cambrai (1), se plaça d'abord comme précepteur » plus d | Hoyaume, sect. chez un homme de qualité, où il vivait dans la dissipation » de plu | hist, Ms, 451. — et se livrait à des études frivoles. Un jour d'hiver, étant à » suis t ’ ‘| LL Pete la chasse, il voulut retirer de l'eau un oiseau qu'il venait » d'un n | de tuer, la glace se rompit soudain sous ses picds, et, ne » vices,
NA j pouvant, malgré ses efforts, sortir de l'eau, ni être secouru »tenir € f | de personne, il entendit dans l'air une voix articulée, qui de ce m jui lui dit: 7'u n'en ferais pas tant pour moi, Ces paroles, sem- différent 11 | blables à celles qui renversèrent saint Paul, changent telle- ouvrages H à | ment ses dispositions, que, la componction et la douleur orthogra | dans l'âme, il s'écric: Seigneur, j'en ferai bien davantage: originale | et reprenant alors courage, ct faisant de nouveaux efforts, minaire | 1] il échappe par une espèce de prodige à un danger si immi- | | PET nent. Dès ce moment, il titun divorce éternel avec le monde, | Ill Vies Mss 1, D, ne voulut plus avoir d'autres livres que l'Ecriture sainte et Qi LL TIR | 29550. 1v,p, 45, ÎeS Pères de l'Eglise, et mena une vie pauvre, pénitente et NOTE | DEN | (3) Mémoires mortifiée ee. Le désir de sc consacrer au salut des pécheurs Pa : li |! {NEA il | aut. de M, Olier, l'attira auprès de saint V incent de Paul (3), qui l'admit dans Ps ty | qi | 1.1, p. 288. sa congrégation, vers la fin de l'année 1644, et lorsqu'il da à Li [| 1 nil 4 Archires M'avait encore que l'ordre du sous-diaconat(#). Mais le zèle nr 4 | | | WE duRoyaume,Ms, ardent qui le dévorait se trouvant trop comprimé par ce ee de ‘ NT ! ATUIRE 31. Ibid, nouveau genre de vie. il quitta saint Vincent +, et vint se evint pr [EEE JET Missions ( l W L VU TEA | cèse de C | | À | | T Au commencement, les prètres de la Mission ne faisaient ‘00 ami (4 HUE ni vœu ni promesse de stabilité. Mais bientôt l'expérience Mais la Pt LA: montra qu'une compagnie de missionnaires, quelque fer- mérité la | vente qu'elle soit, ne peut conserver longtemps ses sujets, que celui- | sans quelque lien qui les y attache pour toujours. Ce fut ce cacha à |: 1 qui engagea saint Vincent de Paul à les lier par les vœux Pères de r' | | simples, encore en vigueur dans sa congrégation. « Autre- Pere de B | » ment. écrivait-il, plusieurs y entreront seulement pour porter la | » étudier et puis s'en aller: et d'autres, n'ayant rien qui les résolut de | | » retienne, quitteront tout au moindre dégoût. Nous n'ex- | | l » périmentons que trop semblables injustices: et, à l'heure | » que je vous écris, nous en avons un, qui, après avoir té . » entretenu et élevé dans les études depuis treize ou qua- di nl (5) Recueildes ? LOTZE ans, ne s'est pas sitôt vu prêtre, qu'il nous a de- See 6 | | | lettres de saint » Mmandé de l'argent pour se retirer. Quel remède apporte- #eRU le, et li! Vincent, t. 1, p. » rons-nous à ce mal, si nous n'avons de quoi les affermir surtout sai | 8, à H.Almeras, » par quelque puissant motif de conscience, tel que le vœu Valence, u
3 janvier 1651. ; de stabilité, ou quelque serment (5) ?»
18 fameux établisseas Île faire h, au diorécepteur lissipation cr, étant à u'il venait cds, et, ne re secouru iculée, qui oles, semgent telle la douleur davantage:
aux efforts, er si immi- : Ie monde; re sainte ct Jénitente et :8 pécheurs ‘admit dans et lorsqu'il fais le zèle rimé par ce , et vint se
ne faisaient ‘expérience uelque ferses sujets, s, Ce fut ce r les vœux n. « Autrement pour jen qui les Nous n'ext, à l'heure s avoir été ze où quanous a dele apportecs affermir Que le vœu
mettre sous la conduite du Père de Condren, qui lui laissa toute liberté de se livrer à sa ferveur. C'était en 1636: M. Olier retenu à Paris, comme on l'a raconté, eut occasion de le voir et de le connaître; et l'union qu'ils contractèrent alors, porta M. Meyster à venir lui offrir ses services, l'année suivante, « À peine a-t-on vu de nos jours un mis- » sionnaire pour la campagne, dit le Père Amelote, qui eût » plus de force dans ses paroles que M, Meyster, et qui portât » de plus grandes fatigues pour la conversion des âmes: je » suis témoin, avec beaucoup d'autres meilleurs que moi, » d'un nombre innombrable de pécheurs qu'il a retirés des » vices, et de plusieurs actions qu'il a faites qui semblaient »tenir du miracle (f),» La difficulté de prononcer le nom de ce missionnaire, qui est étranger, a pu donner lieu aux différentes manières de l'écrire, qu'on trouve dans plusieurs ouvrages où l'on a peine à le reconnaitre. Mais sa véritable orthographe est Meyster, comme on le voit par une lettre originale de ce célèbre prédicateur, qu'on conserve au séminaire de Saint-Sulpice (2).