‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 245 sur 332 · FA EU · texte numérisé non relu

FA EU

FN

à CA

M. Olier fait vœu de servitude à Notre- Seigneur.

(1) Mém. aut.

de M. Olier, t.1, p. 237.

Oer, par M. de Bretonvilliers,t, u, p. 11, 16.

346 PARTIE I. LIVRE Vilt. — 1649

» d'autres fois un sentiment sans parole, qui se fait » entendre bien plus distinctement que la parole. » Car, Dieu qui est parole, se rend bien plus sen- » sible à nos âmes, que les hommes par la parole » articulée. Divine substance qui êtes parole, lu- » mière, puissance, amour ; Être divin, soyez loué, » exalté et béni pour jamais! »

Par ces effets sensibles que M. Olier éprouvait, Dreu voulait lui rendre comme palpable la vérité de la doctrine du Père de Condren, ou plutôt de saint Paul lui-même, sur la résidence et les opérations de JÉsus-Curisr dans les âmes; afin qu'ayant à former une multitude de prêtres, il les portât à tendre, chacun selon la mesure de sa grâce, quoique d'une manière plus simple et plus commune, à l'union avec le Sauveur. Cette assistance du Saint- Esprit était devenue plus fréquente dans M. Olier, depuis le jour où il avait fait à JéÉsus-Curisr le vœu de servitude dont on va parler. Il avait éprouvé les premiers désirs de prendre cet engagement, pendant le temps de ses épreuves, surtout dans l'Octave des Rois 1641 (1), trois jours après la mort du Père de Condren, qui avait fait le même vœu, sans que M. Olier en eût encore aucune connaissance. Son confesseur lui conseilla cependant d'attendre une année entière (2); et ce fut au mois de janvier 1642, peu après son arrivée à Vaugirard, et le jour même où il se mit sous la conduite du Père Tarrisse, qu'il fit enfin ce vœu dont il explique ainsi la nature. « Etre serviteur d'un maître, c'est faire » tout selon sa volonté; mais la servitude envers » Jésus-CHrisr demande une dépendance de corps » et d'esprit, qui s'étend aux moindres choses. De- » puis que j'ai fait ce vœu, je ne puis parler ni « même penser à Dieu, que dans la dépendance de » l'Esprit de mon Maître, qui me possède, et ap- » plique mon âme à ce qu'il veut. Autrefois je » croyais cette sujétion presque impossible. C'est » l'Esprit de mon Maître seul qui me la fait pra-

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