‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 247 sur 332 · PROTESTATIONS DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

PROTESTATIONS DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ

»naire, dit-il; elles avaient été demandées à Dieu » par un de ses plus fidèles serviteurs, à l'honneur » des trois Personnes divines : si bien que, quand : nous fûümes ainsi unis, je leur offrais cette petite » Compagnie en l'honneur de leur société adorable, » et nos petites conversations en hommage des doux » et ineffables entretiens qu'elles ont ensemble dans » l'éternité (1). »

Ce fidèle serviteur, dont parle ici M. Olier, et qui avait demandé à Dreu trois prêtres pour faire honorer la très-sainte Trinité, était apparemment M. Bourdoise, toujours dévoré de zèle pour la réformation de l'ordre sacerdotal. « Un de mes plus » grands désirs, écrivait-il, serait de voir piusieurs » saints prêtres s'unir ensemble pour procurer la » gloire de Du, la réforme du clergé, et le salut » du prochain : je ferais volontiers cent lieues pour » voir un homme qui aurait le même dessein, et » pour en conférer avec lui (2). » A peine ce fidèle serviteur de Dieu eut-il appris la retraite de ces Messieurs, à Vaugirard, qu'il leur écrivit la lettre suivante (3). «Oh! si‘Dreu donnait trois hommes » fidèles, qui ne se proposassent que son service et » à sa façon, comme il est bien raisonnable , que ce » serait une grande bénédiction! quel fruit ne » feraient-ils pas? Oh! que ce serait une chose » très-excellente, s'il se trouvait trois prêtres assez » remplis de l'amour de l'Eglise, pour vouloir la » croire dans les règlements que le Saint-Esprit » lui a dictés, et se déclarer pour elle contre le monde » et contre ses coutumes ; trois prêtres qui, lors- » qu'on leur fera voir ce qu'ellea ordonné, ne disent » pas : Ce n'est pas la coutume : nous faisons autre- » ment; que dirait-on? Cela n'est pas aussi com- » mode que nos usages; le monde se rebutera; on » se moquera de nous; cela ne durera pas; laissons » les choses comme nous les trouvons, et comme » nous les avons trouvées; nous ne sommes pas » plus sages que ceux qui nous ont précédés. »

(1) Esprit de M. Olier, t. 1, p. 262. — Copie des Mém.aut. de M. Olier, t. ii, p.2,3.— Abrégé du1}°cahier des Mém. deM.Olier.

M.Bourdoise vient les visiter et les encourage.

(2) Sentences de M. Bourdoïise.

Des affaires de Dieu, note 15, in-4°, p. LXI.

(3) Mém. de M.

du Ferrier, p.

156, 157. — Vie de M.Bourdoise, in-4°, p. 560. — VieMs.dumèême, in-4°, p. 513.

Les solitaires lui répondirent par cette lettre que

M. du Ferrier nous a conservée : « Vous trouverez

» trois prêtres comme vous les cherchez, si vous

» venez ici; pourvu que vous leur fassiez connaître

» les choses que la sainte Église a réglées. L'usage,

» ni tout le reste n'empêchera point qu'elle ne soit

» fidèlement obéie avec le secours de la grâce de

» NotreSeigneur, que nous vous conjurons de lui

» demander pour nous. — Il vint nous trouver au

(1) Vie de x, » mois de février 1642 (1), ajoute M. du Ferrier, et

Bourdoise, Ms. » nous restâmes les plus grands amis du monde,

la-4, pe 814, barce qu'il nous vit disposés à suivre toutes les

» règles de la discipline ecclésiastique. Nous con-

» vinmes avec lui de n'’estimer rien de petit dans

“NOTE 11, p. » l'usage du chant, des rubriques, des cérémonies”,

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