‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 276 sur 332 · LE SÉM, DE VAUG., OCCASION D'AUTRES ÉTABLISS · texte numérisé non relu

LE SÉM, DE VAUG., OCCASION D'AUTRES ÉTABLISS

nairede M.Olier, servirait de flambeau aux évèques pour les éclairer et les diriger dans la formation de leurs clercs ; et qu'à l'exemple des prêtres de Saint- Sulpice, d'autres prêtres voyant fleurir cette maison établiraient, à leur tour, par une sainte émulation, des séminaires sur ce modèle (1).

C'est ce que M. Olier dit avoir été fait nommé ment par la Mission et par l'Oratoire. « A l'exemple de la petite Société de Vaugirard, ajoute-t-il, l'Oratoire et la Congrégation de la Mission ont travaillé avec ferveur à l'œuvre des séminaires (2) : Bien éloigné toutefois de vouloir comparer sa petite et modeste troupe à ces nombreuses et célèbres Congrégations, ni de porter envie aux grâces que Dieu se plaisait à verser sur elles, M. Olier au contraire, souhaite à l’une et à l'autre mille bénédictions, et confesse avec une humble gratitude que sa compagnie, la petite servante du clergé, ancillula cleri (3), et la moindre portion de l'Eglise (4), leur doit tout ce qu'elle est dans l'ordre de sa vocation : les membres qui la composent n'étant que comme de petits rejetons de ces deux grands arbres (5). Aussi les historiens de saint Vincent de Paul nous apprennent-ils, que M. Olier ne cesru de donner, jusqu'à sa mort, le nom de Père à saint Vincent, voulant même qu'à son exemple, tous ses disciples l'honorassent et le respectassent comme leur père +.

+ « M. Vincent, dit Abelly, avait une estime ct un respect » tout particulier pour la personne et pour la sainteté de » feu M. l'abbé Olier, grand serviteur de Dieu, dont la mé- » moire est en grande bénédiction, et que Dieu avait doué » d'un esprit vraiment apostolique; et celui-ci réciproque- » ment regardait M. Vincent comme son Père, ct disait * assez souvent, en parlant aux ecclésiastiques de son sé- » minaire : M. Vincent est notre Père; et leur témoignait » ordinäirement la très-particulière estime qu'il faisait de » ses insignes vertus, leur alléguant, dans les occasions, les » saintes maximes qu'il avait apprises de lui, et cela afin » qu'ils s'en servissent pour la pratique des vertus. C'est » le témoignage qu'en ont rendu ceux quiont eule bonheur » d’être sous la sainte conduite de M. Olier (6). »

(4) Mémoires particuliers années 1641,1642, 1644, L

Page 1