‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 309 sur 332 · VÉNÉRABLE MÈRE AGNÈS , CONSERVÉS AU SÉMINAIRE · texte numérisé non relu

VÉNÉRABLE MÈRE AGNÈS , CONSERVÉS AU SÉMINAIRE

S 1%. Des crucifix de la Mère A gnès

Un document découvert depuis la mort de M. Faillon, (1) P. 133. permet de compléter et méme de rectifier en quelques points | ce qui à été dit plus haut (1) sur l'un de ces crucilix.

Il est certain que la vénérable Pricure de Langeac donna

à M. Olier un crucifix qui fut religicusement conservé au

séminaire de Saint-Sulpice, où il devint l'instrument de \( quelques æuérisons miraculcuses. Tous les biographes de | la Mère Agnès ct de M, Olicr sont d'accord en ce point;

Mis il n'en est pas de même touchant les circonstances qui

s'y rapportent. Ce crucifix était-il celui que la servante de

Dieu avait à la main quand elle apparut à M. Olierà Sup- ; posé que ce fût le méme, a-t-il été d nné au moment de

l'apparition ou plus tard? Le Possède-t-on encore à Saint- | Sulpice? Autant de questions intéressantes sur lesquelles

tous les écrivains qui ont rapporté IC fait principal ne sont

Pas d'accord. Quelques-uns les ont résolues d'une manière

incxacte et ont induit en CIFEUT Ceux qui sont venus après

Eux. M. Faillon lui-méme. malgré

; s À A ; ctendue et la sûreté de Son érudition, a été évarc comme Îes autres,

Toutefois, sur la Première question, la diversité de sentiments n'existe pas chez le: | istoriens de la vénérable Mère

Agnès. Depuis le Relisicux de Saint-Germain quiécrivait | L'adntrabt Se RE ir : 2°L'admirabl En 1647, jusqu'à M. l'abbé [1 IL qui récemment a édité de !* 07 or : < à HE | Vie de S, Agnès,

nouveau, après l'avoir enrichi de no: ibreuses notes, Ie t

FE 4 11, div. ve, ch.

19, — Fie de la le Prieure F,M.Agnès.t. u, tenait à la main quand cile Jui apparut à Saint-Lazare (2, p. 256, n.

vail de M. de Lantages, il disent unanime crucifix donné à M, Olier était eclu que la vénérab \ ) : re . ‘ 3 Fiede - Le Père de Saint-Vincent qui, en 1702, publia une notice sur (37 Viede éd VE . : 7e sire J.-J, Olier, M. Olier exprime le méme Sentiment (5, M, Nagot paraît D. 419 . . + n . v ss ” étre le premier qui sur ce POINTE na pas connu, ou du moins n'a pas mentionné l'ancienne tradition. Parlant de la der- IHére eéntrevu: queureut à Langeac :4 Mère Agnes e

Olier, p. 42.

(2) Pag. 115.

(3) L'adm. Vie Liv. vi, ch, x.

(4\ Vie demessire J.-J. Olier.

(5) Vie de la V. M. Agnès, p.

(6) Hém. aut.

M. Olier, il ne dit que ces mots : « Elle lui donna son cru- » cifix et son chapelct ({).»

Il y a sujet de s'étonner que M. Faillon, si fidèle partout ailleurs à s'attacher aux pièces orginales, s'en soit écarté en ce point, et qu'à l'exemple de M. Nagot, il se soit contenté de dire : « Au moment de prendre congé l'un de l'autre, » elle lui donna son crucifix (2). » I1y a dans cette manière de s'exprimer une omission que le pieux écrivain n'aurait pas faite, s'il avait connu le document dont il vient d'être parlé et qui sera cité en répondant à la seconde question.

Cette seconde question, qui est relative au temps et au licu où M. Oler reçut le crucifix de la Mère Agnès, offre des difficultés spéciales,

Le Religieux de Saint-Germain a écrit que ce fut à Langeac, sans s'expliquer davantage. « M. Olier, dit-il, la » reconnut et apprit d'elle ce qui s'était passé... Elle lui » donna le chapelet ou rosaire , le crucifix et le mouchoir » qu'ilavait vus dans cette apparition. (3)» Le Père de Saint- Vincent est plus explicite sur la circonstance du temps : « M. Olier, dit-il, alla prendre congé de sa chère Mère en » Jésus-CHrisr. La sainte lui prédit en le quittant que Dieu » se servirait de son ministère pour former un grand > nombre d'ecclésiastiques. Puis lui ayant donné le crucitix » et le chapelet qu'elle tenait dans ses mains, lorsqu'elle » s'était apparue à lui etc. (4)» M. Nagot, comme on vient de le voir, a suivi le Père de Saint-Vincent en ce point, et M. Emery lui-même, dans l'abrégé qu'il a donné en 1808 de la Vice de la vénérable Mère Agnès, a cru devoir ajouter cette circonstance au récit primitif de M. de Lantages (D).

On ne peut blâmer M. Faillon d'avoir, à sontour, embrassé une opinion appuyée sur de si imposantes autorités: et cependant ïl paraît certain que c'est à Saint-Lazare et au moment de l'apparition, que M. Olier a reçu le crucifix et le chapelet que‘tenait la servante de Dieu, ainsi que le mouchoir dans lequel l'ange recevait ses saintes larmes.

En faveur de ce sentiment il faut citer d'abord M, Olier qui, en plusieurs endroits de ses Mémoires, a parlé de ce crucifix. Il dit en racontant l'apparition de la V. Mère Agnès : « Me présentant le crucifix et le chapelet, pour m'apprendre » que la croix et la dévotion à la Très-Sainte Vierge seraient » les instruments de mon salut ... J'ai encore, ajoute-t-il » presque immédiatement, son crucifix, et j'ai reçu son mou- » choir plein de saintes larmes (6). » Si ces mots: me présentant le crucifix peuvent à la rigueur s'expliquer dans le premier sentiment, comment supposer que le mouchoir plein de larmes n'ait été donné que longtemps après et loin du lieu de l'apparition.

Ailleurs M. Olier s'exprime plus clairement encore : « Ce

cru-

rtout ‘té en tenté autre, inière aurait d'être ion.

et au offre

fut à -il, la He lui achoir Saint- MpPS :

ère en e Dieu grand rucitix qu'elle 1 vient int, et n 1806 jouter S (5).

brassé et ceet au fix et ue le S.

Olier de ce gnès :

endre aient e-t-il mou- “ésen- » prebin de lieu

« Ce

» crucifix lequel j'avais reçu miraculeusement (1).» Il n'y

(1) Mém. aut,

aurait rien de miraculeux dans la manière dont il le reçut, t. 11, p. 421.

si l'on admettait la première opinion.

Un témoignage tout à fait explicite en faveur du second sentiment se tire de la dépositiou que firent, en 1722, au procès de canonisation de la Mère Agnès, Claude Bureau-Camus, chirurgien , et Antoine Palade, prêtre : Ils déposèrent que lors de l'apparition la servante de Dreu laissa son crucifix sur la table de M. Olicr, afin de lui marquer qu'il n'était pas victime d'une illusion, que la vision était bien véritable (2). La déposition d'Antoine Palade, neveu de M. Terrisse, qui fut curé de Langeac et l'un des confesseurs de la Mère Agnès, renferme un grand nombre de particularités qu'il avait apprises de son oncle et entre autres celle-ci : « Et comme ledit abbé avait » perdu le crucifix qu'elle lui avait laissé à Saint-Lazare en » signe de la réalité de son apparition, Agnès le lui remontra » et lui recommanda le secret.» M. l'abbé Lucot, à qui nous empruntons ce passage qu'il a tiré des actes de la procédure de 1722, ajoute : «Ce détail peut servir à expliquer » et à rectifier une assertion de l'auteur de l’admirable Vie : » Cet écrivain, dans son récit (liv. VI, ch. 10), nous fait » entendre clairement que ce fut au parloir de Sainte-Ca- » therine, la première fois qu'elle vit M. Olier, que la Mère » Agnès lui donna {e chapelet, le crucifix et le mouchoir qu'il » avait vus, dans cette apparition. C'est là une erreur (3).»

Enfin,cesentiment que M. l'abbé Lucotacru pouvoirembrasser, malgré les autorités citées plus haut et quelques autres qu'on aurait pu y ajouter ff, se trouve très solidement appuyé par le témoignage de M. Leschassier qui, entra, en 1660, au séminaire de Saint-Sulpice et en devint le quatrième Supérieur. — Ce témoignage est consigné dans un billet qui était caché à l'intérieur de l’un des reliquaires où sont conservés les crucifix de la V. Mère Agnès. Le voici textuellement. « M. Leschassier, environ un mois avant » sa mort, me fit écrire dans un papier que l’on trou-

+ C'est à cela sans doute que fait allusion M. Olier, quand il dit: «La B. Mère Agnès m'apparaissant me présenta un » crucifix qui m'est tombé depuis sa mort dans les mains » et que je porte dessus moi (4). » Quoi qu'il en soit de cette interprétation, cet endroit des Mémoires n’est pas favorable au premier sentiment.

Tt On lit dans un document autographe, où Madame Tronson a consigné ce qu'elle savait sur M, Olier : « La » voyant par rencontre il la reconnut, et celle lui donna les » choses qu'il lui avait vu tenir (5), »

Ton. 1. 31

(2) Vie de la V.M. Agnès. tn, p. 250.

(3) Ibid. , p.

(1) Mém. aute tou, p. 479.

(5)4ttest. auts p. 181.

(2) Vie de la V.

M. Agnès, 1808,

» vera dans la petite armoire où est le cœur de M. Olier, que » ce crucifix est celui de la Mère Agnès qui lui fut donné à » Saint-Lazare. À Paris le 6 avril 1796, signé Flacourt.+ » La découverte inattendue de ce précieux billet ne tranche pas seulement Iles deux premières questions posées plus haut, elle donne aussi la solution de la troisième. Nul doutc maintenant que le crucifix de la V. Mère Agnès, celui même qu'elle avait à la main quand elle apparut à M. Olier et qu'elle lui laissa en preuve de la réalité de l'apparition, ne soit encore au séminaire de Saint-Sulpice. M.

‘ Faillon, en disant (1) que, durant la révolution, une personne

qui l'avait en dépôt et qui n'en connaissait pas la valeur, le vendit à vil prix, au grand regret de M. Emery, a été trompé par M. Garnier, qui, dans son Recueil de traits relatifs à M. Emery, raconte ainsi la chose : « Il avait aussi sauvé » les reliques et les papiers de la mère Agnès, et surtout » SOn crucifix miraculeux; mais ce crucifix, auquel il atta-

chait le plus grand prix, a été perdu par l'imprévoyance

de celui à qui il l'avait confié, et il m'a dit plus d'une fois » quil était inconsolable de cette perte. Nous avons encore » deu: autres crucifix enchâssés qu'on prétend avoir été » à l'uss:e ce la mère Agnès, mais il faut bien les distinguer » Au cru..f". “ont nous parlons, que la mère Agnès portait » Cu ses tan atvand celle apparut à M. Olier, qu'il obtint » d'elle quand .1 ct! fait sa connaissance, et qui fut l'instru- » ment d'une guérison miraculeuse (1). »

Il est difficile d'expliquer aujourd'hui comment M. Garnier a pu être induit en erreur sur un fait de cette nature. Peutêtre le crucifix dont il s'agit, après avoir été momentanément perdu, fut-il rendu à M. Emery ou à M. Duclaux son successeur, sans que M. Garnier en fût informé. Ce qui ferait croire que dès 1808, ce crucifix était au séminaire c'est qu'en rééditant la vie de la V. mère Agnès, M. Emery a laissé réimprimer sans correctif ni note cette phrase de M. de Lantages : « Le crucifix se garde à présent à Saint- » Sulpice comme une chose d'autant plus précieuse et vé- » nérable qu'il a été l'instrument de quelques guérisons » miraculeuses (2).» Quoi qu'il en soit de ces conjectures,

+ Abel André Lorieul de Flacourt, né à Paris le 18 décembre 169%, entra d'abord à la petite communauté, d'où, en 1719, il passa au grand séminaire. S'étant attaché à la Compagnie, il fut toute sa vie employé au séminaire de Saint- Sulpice. Sa belle écriture le rendait très-propre aux fonctions de secrétaire qu'il paraît avoir remplies auprès de M. Leschassier et de ses successeurs, MM. Le Peletier et Cousturier, Il mourut à Paris le 19 février 1761 ct fut inhumé dans la chapelle basse sous le n° 139,

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Garnier . Peutntanéaux son qui fcre c'est Emery rase de Saint-

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foncs de M.

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en disant que le crucifix que la V. mère Agnès portait en ses mains lorsqu'elle apparut à M. Olier n'était plus au séminaire de Saint-Sulpice, M. Garnier s'est indubitablement trompé, cet, comme il arrive souvent, cette première crreur l'a entrainé dans une seconde, en lui faisant supposer qu'avant la révolution on possédait à Saint-Sulpice trois crucifix de la mère Agnès. Il n'y a pas un mot dans les papiers de la Compagnie qui autorise cette supposition, et le vénérable supérieur n'a eu l'idée de ce troisième crucifix que pour expliquer comment, après la perte du premier, il en restait encore deux au séminaire de Saint-Sulpice.

Pour ne rien omettre d'intéressant au sujet de ce premier crucifix donné par la V. prieure de Langeac, nous citerons ce que M. Olier écrivait à la Supérieure des Carmélites de Beaune, après la mort de la sœur Marguerite du Saint-Sacrement à laquelle, comme on le voit plus loin, il l'avait laissé. « Ma révérende Mère, lui disait-il, je vous demande » la grâce de pouvoir avoir le saint crucifix que je lui échan- » geai en partant, à cause qu'il a servi à la bicnheurcusc » sœur Agnès de Jésus, une sainte de la grâce de bienheu- » reusc Sœur Marguerite, à laquelle je devais beaucoup. Ce » me scrait une double consolation de ravoir maintenant » cette relique qui aurait servi à deux âmes si saintes ct » divines ({). »

Quant au second crucifix provenant de la V. mère Agnès que l'on y conserve précieusement dans un reliquaire, il fut donné, le 6 novembre 1670, à M. de Bretonvilliers, par les Religieuses de sainte Catherine de Langeac, ainsi que l’a dit M. Faillon (1). On trouve dans la nouvelle Vie de la servante de Dieu, par M. l'abbé Lucot, l'acte de cession qui fut dressé à cet effet (2), et l'autographe s'en conserve au séminaire de Saint-Sulpice. Le voici presque en entier : «Je Sœur » Anne des cinq plaies indigne Prieure de ce monastère de » sainte Catherine de Sienne de Langeac, où repose le pré- » cieux corps de notre honorée Mère Agnès de la quelle » nous souhaitons, comme ses filles, suivre les inclinations » qu'elle a toujours eues d'honorer et chérir en Dieu et pour » sa gloire feu M. l'abbé Olier d'heureuse mémoire, que cette » petite communauté reconnait comme notre Père et puis- » sant avocat auprès de JÉsUus-CHRisT et sa très-sainte Mèrc : » Chérissant en ce même divin Seigneur tous ses enfants, » Messieurs du séminaire de Saint-Sulpice lesquels ont » bien daigné nous recevoir en société de biens spirituels » avec eux, qui est une grâce que nous chérissons beaucoup » et que nous voudrions reconnaître par quelque cffet qui » Icun pûüt donner des marques de la sensible gratitude de » nos cœurs. Ne pouvant y mieux réussir qu'en leur don- » nant quelque chose qui cût appartenu à notre bienheu

(1) Lett. aut., Pe 69.

(2) Vie de la V.

M. Agnès, t. n, p. 073.

reuse Mère Agnès, nous avons toutes consenti et consentons de tous nos cœurs que le crucifix qui a été à cette

» bienheureuse Mère ct par lequel Notre-Scigneur lui a fait

de si grandes grâces, comme l'on pourra voir en sa vie au chap. XII ct au chap. XIII. Cette chère Mère, quelque temps avant sa mort, donna cette image à M. Martinon, archiprêtre de Langeac, à condition pourtant qu'il le rendrait à sa mort à cette sienne communauté de ses filles. ce que ce bon serviteur de Dieu voulait faire très-fidèlement : mais ayant quelque crainte que ce précieux gage ne lui fût ôté, ct nous privées de cette sainte image de Notre-Scigneur crucifié, il a demandé à cette communauté permission de le donner à M. de Bretonvilliers notre digne Père : à quoi de bon cœur nous avons toutes consenti et . cédé tout le droit et toutes les prétentions que nous avions sur ce saint crucifix : désirant que notre digne Père en jouisse comme chose qui lui appartient et après lui à tous ses dignes enfants, nous réservant toujours le

» souvenir dans leurs saints sacrifices, »

Il ne sera pas inutile de citer à la suite de ce document

les trois passages auxquels il renvoic, et qui sont tirés de la troisième partie de la Vie de la vénérable Mère Agnès par M. de Lantages. Au chapitre XII il est dit : « Jetant les

LA

yeux sur son crucifix, clle apperçut qu'il versait du sang de la plaie du côté. Il n'y eut qu'elle qui vit ce sang. mais quelques unes des Sœurs ont assuré que, dans Ile temps de ce crucifiment de la Sœur Agnès, elles virent suer et pâlir ce même crucifix. » Et un peu plus loin: «Elle cut bien souhaité d'avoir l'usage de ses mains pour pouvoir, en cette agonic, prendre ct regarder de près et cmbrassér son crucifix, qui était sur son lit. Son divin époux

» voulant satisfaire à ce désir amoureux leva miraculeusc-

ment le crucifix et le tint debout devant ses yeux assez longtemps, sans que personne y mit la main. Une personne fort digne de foi fut témoin de ce miracle. Et on assure dans le couvent que la même grâce a été faite plusieurs

» autres fois à la sœur Agnès, et qu'un jour, entre autres, unc

des Sœurs la trouva en extasc sur son lit, et son crucifix debout devant sa face, sans être soutenu d'aucune chose.» On lit au chapitre XIII : « Elle prit un crucifix entre les mains et se mit à représenter humblement à Notre-Scigneur la désolation où elle se trouvait. Comme elle continuait ses humbles et amoureuses doléances, elle vit que le crucifix sua du sang de toutes parts, et que la plaic du côté en versa beaucoup de très-vermeil. »

On comprend que ce crucifix, instrument de tant de fa-

veurs merveilleuses, devait être cher à la vénérable Merc Agnès. Aussi ce ne fut pas sans de grandes difficultés qu'elle

nsen- L cette a fait sa vie ielque tinon, u'il le filles.

fidèlcgage ge de inauté digne

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nous digne

après Durs 1c

‘ument irés de ès par int les u sang > sang.

lans le virent : «Elle r pouet cmépoux lcuse- K assCz rsonnce assure 1sieurs es, unc rucifix hosc. »

tre les c-Scic conit que laic du

de fa- Mere qu'elle

le donna à M. Martinon, comme on le lit dans une attestation de celui-ci dont l'autographe se conserve au séminaire de Saint-Sulpice, cet dont voici la teneur : « Je soussigné at- » teste que le crucifix que j'ai donné à M. de Bretonvilliers » est le même que je reçus des mains de la bicnheureusc » Mère Agnès, cet que pour l'avoir je fus plus d'un an à la » presser pour cela : et sans les obligations qu'elle m'avait » je ne l'aurais jamais eu; ut me le donna avec une extrême » peine et à condition qu'à ma mort je le rendrais à cette » sienne communauté de sainte Catherine de Langeac.

» En foi de quoi je suis signé ce dixième de Novembre » 1670,

» Martinon, archiprêtre de Langeac. »

Ces deux crucifix, si précieux par les souvenirs qui s'y rattachent, sont d'une matière et d'un travail qui n'ont rien de remarquable. Le Christ est en bronze ct n'a que scpt centimètres de long; la croix, en bois noir, a quatorze centimètres de longueur dans le crucifix donné à M. Olier, ct dix-sept centimètres dans celui qui fut offert à M. de Bretonvilliers. Les deux reliquaires en forme de croix, dans les quels on les a enchâssés, sont déjà anciens, mais bien conscrvés. La glace en cst fixée au moyen d'une garniture en cuivre doré qui se visse solidement à l'extrémité des quatre branches, au moyen de boutons qui forment ornement.

Au mois de mai 1871, durant le pillage du séminaire d'Issy par les soldats de la commune, ces deux crucifix, qui y Ctaient conservés dans la chambre du Supérieur général, ont échappé d'une manière providenticlle aux sacriléges déprédations dont cette maison a été le théâtre. Soustraits à temps ct portés à la Solitude par un domestique fidèle, qui cependant n'en connaissait pas le prix, ils coururent dans cette maison, qui échappa au pillage, des dangers d'un autre genre. L'appartement où ils avaient été déposés fut bouleversé par quelques uns des obus qui, durant plusicurs jours, ne cessèrent de tomber sur les bâtiments de ccttce communauté. La tourmente passée, on a eu à déplorer de grandes ruines, et des pertes bien sensibles; mais les deux crucifix de la V. Mère Agnès ont été retrouvés intacts.

S2. Autographes de la V. Mère Agnès

M. l'abbé Lucot a reproduit en tête de son beau travail sur la vénérable Mère Agnès le fac-simile d'une lettre de la servante de Dieu dont l'autographe est conservé au sémi-

: ALU Pan Tes PA 4 é : ; LE naire de Saint-Sulpice. « C'est, dit le pieux biographe, tout PM. Agnés, Lu

Vie de

» cc qui reste de la correspondance manuscrite d'Agnés (1).» bp. 651.

la

Le séminaire de Saint-Sulpice possède, outre cette lettre, deux autographes de la vénérable Pricure de Langeac ; l'un cst une lettre, et l'autre un fragment des relations que l'obéissance l'obligeait quelquefois de faire à ses directeurs, après les extascs dont Notre-Scigneur la favorisait, En attendant qu'on puisse en enrichir la Vie de la servante de Drœv, il ne sera pas hors de propos de les reproduire ici.

« Jésus + Marta Mon très-révérend et vénérable Père

« Je crois que vous n'ignorez pas que aujourd'hui est la relique de mon glorieux Père saint Vincent, duquel je désire d'avoir quelque particulière dévotion et imitation de ses insignes ct rares vertus : comme en ai bien besoin afin de chasser mes imperfections qui sont si grandes ct en si grand nombre. Je vous prie me mander ce que je ferai, et me dirai pour jamais. »

« Votre indigne fille, Sœur Agnès de Jésus.»

Cette lettre n'a pas de date; elle doit être du 5 avril, fète de saint Vincent Ferrier.

La pièce suivante n'est pas signée, mais clle cst ceriaincment de la même main que la précédente.

« Vive + Jésus

« Comme j'eus fait la sainte Communion, je pris la discipline et après me prosternai par terre. Du commencement je fus un peu cffrayée parce que j'entendis devant la porte de notre chambre de Jésus quelque bruit, comme si c'eût été des chats qui se battaient et hurlaient tous ensemble. Après je me trouva en un lieu fort beau, là où cesque je vis unc belle dame, un visage resplendissant comme un soleil, une si grande gravité et modestie qui me ravissait en admiration. Mon cœur commence à trembler, et un petit enfant me mena devant cette Dame : Je me prosternai à ses picds ct lui demandai pardon de tant d'énormes péchés que j'avais commis : ct encore pour mon confesseur, je lui demandui avec grande instance que l'esprit fût pur et net, ct qu'elle me tint la promesse qu'elle m'avait fait de récompenser les personnes qui me faisaient la charité. Je lui dis plusicurs paroles. Pour lors elle me dit : Ma chère fille, dis à ton confesseur qu'il m'est agréable et qu'il est en ma grâce. Pour lors je la remerciai et la priai de l'avoir toujours sous sa protection tout le temps de sa vie et qu'il ne désirât que faire la volonté de Dieu. Elle me dit encore qu'il se servit des grâces et bénédictions célestes avec: une grande huimilité : et pour moi d'être humble cet obéissante; de pleurer quelquefois les péchés d'autrui, et que Daev était grande-

ment irrité à cause

de tant de mal qu'il se commet, Toutes cette les paroles qu'elle me disait, il m'était avis qu'elles me ngeac ; remplissaient du feu d'amour avec unc si grande consolation ns QUE ct repos intérieur et un grand désir d'aimer Dieu, » cteurs, Avec les deux crucifix et les trois Autographes dont il vient (1) Viede la V. it, En d'être parlé, le séminaire de Saint-Sulpice possède encore M. Agnès, t. n, inte de une côte et une vertêbre de la V, Mère Agnès (1). [la P: Di F c ici. aussi l'anneau de sa profession dans lequel une Pierre FR violette cst enchassée (2). Quant au Chapelcet de la servante (3) Pag. 124, de Dieu laissé à M. Olier, on a vu plus haut (3) que depuis 195, longtemps il n'est plus à Saint-Sulpice, M. l'abbé Lucot a découvert, dans la déposition de la Mère iest la Françoise-des-cinq-plaics, qu'au temps du procès de 1718 (4) Vie de la V. je dé- le mouchoir plein de saintes larmes, laissé aussi à M. Olier M. Agnès, 1, 11, de ses lors de l'apparition, se cConservait encore rcligicusement à p. 291. afin de Saint-Lazare (4).

grand ct me ÿ avril, | \ ridinc- \ cipline je fus rte de eût été , ; Après Fix DU PREMIER VOLUME ET DE LA PREMIÈRE PARTIE, is unc 1, unc dmiraenfant picds j'avais nandai À qu'elle ser les sicurs à ton grâce.

S Sous ât que servit humileurer

ande-

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