t. 1 p. 17 — S. August. in Psal. 103, num
19. t iv. —S. Greg.Magn. Moral. libro xXvu, in cap. XX VI ob, cap. XVI, p. 043.
— Origen. in Genes. hom, 1.
p. bo. — Hug.
a S. Vict. in Genes, 1. 1.1.1.
p. 221. — Euthymii Monachi ZigabeniinPsal.
txix, Babl. Patr.
p. 396, et alü passim.
(2) S. Aug. t, iv, Ibid.
(3)S. Anastas.
Sinaitæ Heram.
Bib. Pat. t. iW,
iv PRÉFACE.
séminaires, et la réformation du clergé. Ces deux œuvres devaient avoir la plus grande influence sur la société chrétienne; et, afin de mieux apprécier la sagesse de Dieu dans le choix des moyens qu’il employa pour les établir, il ne sera pas inutile de rappeler en peu de mots quel était alors l’état de l'Eglise; et de montrer aussi comment dJésus-Curisr, son divin époux, toujours fidèle à ses immuables promesses, lui a ménagé dans tous les temps des secours proportionnés à ses besoins.
Les principaux traits de ce tableau seront fournis par M. Olier lui-même :
« L'Eglise, dit-il, figurée par la lune dans les » Ecritures(1), a, comme cet astre, ses accrois- » sements, ses temps de perfection et son déclin » par rapport aux mœurs des particuliers +. Aux » deux premiers siècles qui furent proprement » le temps de sa naissance et de son croissant, » elle ne paraissait presque pas : elle était dans » l'obscurité, cachée dans les cavernes, n'étant » rendue visible que par le sang de ses martyrs. » Elle demeura ensevelie de la sorte, l’espace de » deux siècles, accomplissant alors la prophétie » du Fils de Dieu, qui avait dit d’elle aussi bien » que de lui-même et de tous ses membres: Si
+ Mic enim temporaliter transit Ecclesia : .. minui potest, aliquando transibit (2).
Unde tanquam luna quædam, per privationem seu lucis defectum, obscuros hæresum defectus, et affictiones inimicorum subit Ecclesia; animi deliquium ferè patiens, et tanquam deficiens, cit autem iterum refulgens aut lucem propriam recipiens (3).
Debetis attendere quôd, sicut luna aliquando clara est,
. augeri et
»le gr » meur » où le » raitre » from »se m » propr » l'ésuTI » Ap
» effroy » SEAU, » mière » puissa » sonne » fut alo » CE Cro » pleine » concile » flambe » Athan:
» Grégoi » saint F
» broise.
» en sa
» écrits,
» vertus
aliquandc tudinem noctem h Præsen lunæ com Ecclesi ipsam m turis (4).
PRÉFACE. v
» le grain de froment ne tombe en terre et ne » meurt, il demeurera seul(1). C'était la saison » où le grain se pourrissait, pour germer et pa- » raitre ensuite. L'Eglise était ce beau grain de » froment, qui, après avoir été enseveli, devait » se multiplier par tout le monde, s'élever de ses » propres ruines, et se dilater par une sorte de » résurrection dans toutes les parties de l'univers.
» Après deux siècles et plus de persécutions » effroyables, elle fut tirée de dessous le bois- » seau, pour être mise sur le chandelier. Sa lu- » mière commença à luire en Occident dans la » puissance ecclésiastique et séculière, en la per- » sonne de Saint Silvestre et de Constantin; ce » fut alors comme son premier éclat, Mais bientôt » ce croissant parvint à sa perfection et à sa » pleine lumière; car, en ce temps, outre les » conciles de Nicée etautres, parurent ces grands » flambeaux de l'Eglise; parmi les Grecs: saint » Athanase, saint Antoine, saint Basile, saint » Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, » saint Epiphane; et parmi les Latins, saint Am- » broise, saint Hilaire, saint Martin, qui, docteur »en sa manière, éclaira sans paroles et sans “écrits, toute la chrétienté, par léclat de ses » vertus; enfin, dans le même temps, vinrent
aliquando obscura, ita sancta Ecclesia, quæ gerit similitudinem lunæ, quæ illuminata à sole justitiæ illuminat noctem hujus sæculi (2.
Præsens Ecclesia, propter augmentum et decrementum, lunæ comparatur (5).
Ecclesia, in ista adhuc mortalitate carnisconstituta propter ipsam mutabilitatem, lunæ nomine significatur in Scripturis (4).
(1) Joan. xu,
(2). Hildeber.
Serm. p. 67.
(3) Apud. V, Bedam, in Psal.
103, t, vil, p.
(1) S. Isidor Hispal. de Cycle pasch, cap.
XXYI
Au xvi° siècle.Moyens de renouvellcment général:
1° pour les peuples, 2° pour les religieux.
vi PRÉFACE.
» aussi le grand saint Augustin et saint Jérôme, » qui achevèrent de mettre dans sa pleine lumière » l'Eglise, alors éclairée de tous ces flambeaux, » et des autres qui brillèrent au quatrième et au » cinquième siècle.
» Cette ferveur dura jusqu’au sixième ; après » quoi l’on vit déchoir les choses, et la piété » s’affaiblir. Pour la réveiller, Dieu suscita saint » Grégoire-le-Grand, comme aussi saint Benoit, » ce saint patriarche, qui renouvela la ferveur » de l'Eglise, et remplit, l’espace de trois ou » quatre cents ans, par ses enfants, les chaires » des docteurs et les siéges des évèques et des » pasteurs de l'Eglise. Après le dixième siècle, la » piété se ralentissant toujours davantage, saint » Bruno et saint Bernard furent suscités de Du, » pour la renouveler; puis, un siècle après, saint » Dominique, saint François d'Assise; plus tard, » saint François de Paule; et ensuite la ferveur » s’affaiblit, et les mœurs déclinèrent de plus en » plus, jusqu’au seizième siècle.
» Ce fut un des temps les plus déplorables » pour l'Eglise: car on vit, à cette époque sur- » tout, les hérésies se former, et envelopper des » nations entières; grand nombre de religieux, » déréglés dans leurs mœurs, tomber dans l’a- » postasie; des prêtres et des prélats ignorants et » vicieux, couvrir l'Eglise d’opprobre et de scan- » dales; et, pour tout dire en un mot, ces na- »tions infortunées, livrées à tant de dérégle- » ments, semblaient n'offrir plus que l’image du » chaos du monde en sa première confusion.
» Alors Dieu assemble, par son amour et sa misé-