‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 57 sur 332 · MINEUR ET SAINT JEAN · texte numérisé non relu

MINEUR ET SAINT JEAN

NOTE 4, p. 3 — C'est sans aucun fondement que quel- ) ques auteurs disent que M. Olier fut nommé au baptème {l) Vie de S. Jean-Jacques, et que d'autres l'appellent simplement Jacques Meg P po Olier (4). 11 prit probablement le nom de Jacques à la Con- "7" 1PeTe firmation, comme c'était alors la coutume : le baron de Rerty, |?) Pie deM. de en recevant ce sacrement, ajouta le nom de Jean-Baptiste Renty, in - 4, à celui de Gaston qu'il avait reçu au baptème (2. Quoiqu'il 1651, p. 3. — en soit, ce second patron que prit M. Olier était Saint Jac- VA lens En ques le Mineur, et non Saint Jacques frère de Saint Jean, fard,iu-8, 1700, comme on l'a écrit. M. Olier s'en explique lui-même de la. 4. ‘ manière la plus expresse dans ses Mémoires. « Le 1°" jour » du mois de mai, mon patron S. Jacques... S. Jacques mar- (3) Mémoires » tyrisé dans Jérusalem, ce grand saint dont j'ai l'honneur de aut. de M. Olier, » porter le nom aussi bien que celui de S, Jean (3). » ' ki P: ve « Il n'est pas aisé de déterminer quel était ce dernier; M. de À À Bretonvilliers dit seulement que M. Olier ne porta pas en vain le nom de Jean, ayant ressemblé à S. Jean-Baptiste par son zèle à faire connaître Jésus-CHRIST, et mème à S. Jean l'Évangéliste par ses faveurs et ses grâces (4). Il donne (4) Vie Ms. de toutefois à entendre que S. Jean-Baptiste était un de ses y, D. 1 patrons: car, le comparant à ce Saint, il fait remarquer, p. 6, 7. comme convenance de ce parallèle, qu'en effet M. Olier s'appelait Jean. M. Olier lui-même est plus exprès encore : ZI faut, dit-il, que je m'exerce à l'anéantissement, à l'imitation de S. Jean-Baptiste, mon bon patron : j'espère qu’il me souffre en cette qualité à ses pieds, aussi bien que S. Jean l'Évangéliste (5). Il est vrai qu'on ne le trouve jamais appelé Jean- (5) Mém. aut. Baptiste ; on peut cependant conjecturer de ces paroles, que 4, 1, p. 104. portant le nom de Jean en général, il avait pris ces deux Saints pour patrons. Car, d'un côté, nous voyons qu'il honorait S. Jean l'Évangéliste comme tel : Je prie Notre-Seigneur, écrivait-il, qu'il me fasse la grâce de ressembler à ce Saint, mon grand patron, aussi bien en esprit que de nom (6); et de l’autre, il est certain qu'il mettait S. Jean-Baptiste ? sur la même ligne, ainsi qu'on l'a vu, et qu'il le répète encore un peu après : Saint Jean-Baptiste, mon grand patron, dans l'esprit duquel je voudrais vivre à la gloire de mon maitre (7). Cette particularité explique peut-être pourquoi il (1) Ibid.p. 174. attendit le propre jour de la fête de ce Saint pour célébrer sa première messe, quoiqu'il eût été ordonné prêtre plus d'un mois auparavant; et pourquoi Mile de Bussy, sa cousine, qui, lui étant redevable, après Dieu, de son entrée en religion, cherchait tous les moyens de lui en témoigner sa reconnaissance, voulut ètre consacrée à Digu ce jour-là même

6) Ibid. p. 14,

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(1) Mémoires aut. de M. Olier, tom. u, p. 313, verso.

(2) Lib. 1, cap.

1,n*12 et 14.

(3) Cornel. à Lapide, Comin.

in Num. caput XXIV, p. 8179.

par M. Olier, et porter le nom de Madeleine de Saint-Jean. À Baptiste.

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