‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 61 sur 332 · LETTRE 38 NOTES · texte numérisé non relu

LETTRE 38 NOTES

gieuse, un acte de témérité bien étrange, pour ne rien dire NL davantage, et tout-à-fait inconciliable avec lecaractère bien connu de ce grand Saint.

NOTE 7, p.13.— M. de Bretonvilliers, dansla Viemanuscrite qu'il a composée de M. Olier, s'exprime de la sorte en rap- 1 pelant la réponse de S. François de Sales, touchant la vo- | cation de M, Olier: « Ce grand serviteur de Dieu, après » avoir offert ct représenté cette affaire durant quelques » jours à Notre-Seigneur, tout éclairé d'en haut, répondit » à la mère qu'elle n'appréhendât aucunement, que Dieu » s'était choisi cet enfant pour sa gloire, qu'il s'en servirait » un jour pour le bien de son Église, et qu'elle changeât » dorénavant sa crainte en actions de grâces vers la bonté » de Notre-Scigneur, pour la faveur qu'elle lui faisait, de » vouloir prendre un de ses enfants à son service. » Le P. Giry s'est exprimé à peu près de la même manière, comme on l'a rapporté. Voyez aussi la Vie de M. Olier, par (1)L'Ann.Dom. le père de Saint-Vincent (1). L'auteur de l'Histoire des Ordres part. l'° de Sep- monastiques met à peu près la même réponse dans la bouche | tembre, p. 416. deS. François de Sales. «Les parents de l'enfant, dit-il, luiau-

eee pr ge

— Remarques, Licnt fait peut-être quitter l'état ecclésiastique, si S. Fran-

Natoro tbe, çois de Sales ne l'eûtempêché, assurant madame Olier que

ES SDS

{ on » Dieu, dont il avait imploré les lumières, lui avait fait con- | RP T NT » naître qu'il avait choisi cet enfant pour sa gloire ét le bien | | (2) Histoire des SE : : :

{| | Ordres Monas- ? de son Eglise; la priant non-seulement de ne point faire | f | tiques et Mili. » attention à ses doutes, mais même de lui donner son fils, ci | taires, in-4°, t. » du consentement de M. Olier, afin qu'étant auprès de lui F vil, p. 132. » il pût se former aux vertus ecclésiastiques (2). » ré Grandet, dans la Vie de M. Olier, qu'il composa sur celle tr publiée par le P. Giry, et sur les traditions recueillies par no lui au séminaire de Saint-Sulpice, où il avait fait ses études im ecclésiastiques, s'exprime en ces termes: « S. François de » Sales, étant à Lyon, alla voir un jour M. Olier, intendant pe » de la province du Lyonnais. M"° Olier fit venir son fil: pl | » pour saluer le saint prélat, et lui dit: Je vois ce jeune au » homme d'un caractere si vif et si bouillant, que je doute s’il » fort que nous en puissions faire un bon ecclésiastique. Le la » Saint, ayant regardé attentivement le jeune Olier, l'em- | tio L : » brassa, et dit à sa mère: Madame, Dreu a choisi votre fils 1 (3) Vie Ms. : A à FRE k de Grandet, t. 1, * POUr travailler à sa gloire et pour le bien de son Église : à p. 128. » il veut en faire un saint prêtre (3). » co! ‘ d'è | SUR LA RÉPONSE DE SAINT FRANÇOIS DE SALES M | A M. BOURDOISE fidi | sag Nore8,p.15.—Saint François de Sales étant arrivé à Paris. apr vers la fin de l'année 1618, eut occasion de prêcher dans «J

e rien dire actère bien

emanuscrite rte en raphant la vo- DIEU, après t quelques it, répondit , que Dieu en servirait le changeât rs la bonté i faisait, de €. »

ne manière, [. Olier, par e des Ordres 1s la bouche dit-il, luiau- , SiS.Franne Olier que ait fait conre ét le bien e point faire ner son fils, uprès de lui . »

bsa sur celle ueillies par it ses études François de r, intendant enir son fils bis ce jeune que je doute iastique. Le Olier, l'emsi votre fils son Église:

ivé à Paris.

êcher dans

diverses églises de cette capitale, où il était toujours suivi d'une grande foule de personnes de condition. M. Bourdoise, qui ne lui avait jamais parlé et cherchait l'occasion de s'entretenir avec lui, s'avisa d'aller un jour lui présenter une longue lettre. Le saint évêque la lut très-attentivement, et puis la relut encore; car on lui disait dans cette épitre : que ses sermons, bien qu'ils attirassent tant de monde, seraient peu utiles, tant qu'on ne travaillerait pas à réformer le clergé; et qu'il ferait beaucoup mieux de s'appliquer à cette œuvre, qu'à celle de la Visitation, qu'il établissait alors. Saint François de Sales demanda au porteur qui était l’auteur de cette lettre; et M. Bourdoise lui ayant répondu que c'était lui-même, il le fit asseoir. et s'entretint pendant une heure avec lui. Comme dans cette conversation, M. Bourdoise insistait toujours sur la nécessité de réformer les prêtres, préférablement à toute autre œuvre, le saint évêque pour justifier sa propre conduite, lui fit la réponse (1), qui est le sujet de cette note : « Après avoir tra- » vaillé moi-même pendant dix-sept ans à former seulement » trois prêtres, tels que je les souhaitais, pour m'aider à » réformer le clergé de mon diocèse, je n'ai réussi qu'à en for- » mer un et demi; et je n'ai pensé aux filles de la Visitation, » que lorsque j'ai eu perdu toute espérance à l'égard des » ecclésiastiques (2). »

Jusqu'ici personne n'avait élevé de doutes sur l'authenticité de cette réponse. L'un des derniers historiens de saint François de Sales l'a démentie formellement, en taxant le récit de M. Bourdoise de souvenir infidèle, que le rapporteur travestit selon ses propres impressions. Malgré le respect dont nous sommes pénétrés pour ce pieux écrivain, il nous est impossible de partager son avis.

D'après cette réponse, saint François de Sales n'aurait pensé à la Visitation, qu'après dix-sept ans de travail, employés à essayer de réformer le clergé, c'est-à-dire qu'il n'y aurait pensé que l’année 1610, où il établit cet institut. Or, s'il eût parlé de la sorte, objecte l'historien, il aurait blessé la vérité, puisque depuis l’année 1605, il savait par révélation divine qu’il en serait l’instituteur (3).

Mais saint François de Sales était-il obligé de découvrir à M. Bourdoise cette révélation; et, par sa réponse, en la couvrant comme il le fit, blessa-t-il la vérité? Bien loin d'être obligé de la faire connaître à M. Bourdoise, qu'il voyait alors pour la première fois, il devait, au contraire, la lui laisser ignorer, afin de ne pas démentir, par une confidence inutile, indiscrète et hors de propos, le caractère de sagesse et de prudence consommée, que son historien, après sainte Chantal, admire en lui avec tant de raison : « Jamais il n’a laissé échapper un secret; et il ménageait si

(1) La Vie de

. Bourdoise, in-4°, Paris, 1714, p. 108 et guiv.

(2) Vie du même manuscrite, in- 4°, de la Bibliothèque Mazarine

(3) Vie de S.

François de Sa-

les, par M. Hamon, tom. 1, p.

dr comme orme ere à

sb dé

» bien ses expressions, qu'elles rendaient parfaitement tout

(1) Ibid. t.u, , ce qu'il voulait dire, ni plus, ni moins (1). » C'est certai-

RARES V1, nement ce qu'il devait faire dans cette rencontre, et c'est ce

LR qu'il fit très-sagement, en parlant de l'institution de la Vi-

sitation, selon ce qui en avait paru à l'extérieur. Par là, il

ne blessa pas la vérité, puisque d'après tous les moralistes,

et d'après saint François de Sales lui-même, ce n'est pas

(2) Introduc- l'offenser que d’en couvrir discrètement et prudemment (2) une

tion à la Vie bartie, lorsqu'on ne pourrait la produire toute entière sans

AT LA un grave inconvénient : c'était précisément le cas où se

tion de 1651, trouvait saint François de Sales; il n'a donc pas donné at-

p. 431. teinte à la vérité, par la réponse que lui attribue M. Bourdoise.

2 L'historien regarde encore comme contraire à la vérité, que saint François de Sales n'ait pu former trois prêtres, tels qu’il les souhaitait, pour l'aider à réformer le clergé de son diocèse : attendu, dit-il, qu'il travailla toute sa vie à former dans son diocèse un bon clergé.

Mais ce n'est point ce dont il s'agit dans cette réponse. M. Bourdoise parlait de la nécessité de réformer les Ecclésiastiques, et saint François de Sales, qui avait trouvé des curés déjà établis dans toutes les paroisses du diocèse de Genève, lui répond qu'avant même d'être évêque, comme depuis, il avait travaillé pendant dix-sept ans à préparer les moyens de cette réforme. Certainement, l'historien ne peut nier qu'elle ne fût devenue nécessairé : « alors, en » effet, dit-il lui-même, il n'y avait pas de séminaire pour » former les jeunes clercs à la science, et aux vertus ecclé- » siastiques; on entrait dans le sacerdoce, sans en avoir

(G3) Vie de 5. ? connu, médité, pratiqué les devoirs; et le clergé devait François de Sa- ? nécessairement se ressentir de ce défaut d'école préparales,t.u, p. 213 » toire (3). » Ce fut précisément pour apporter à ce mal un

remède efficace, que saint François de Sales s’efforça, quoiqu'en vain, d'établir un séminaire pour son diocèse dans la

(4) Œuvres de Sainte-Maison de Thonon (4), où, en élevant les jeunes Saint François clercs, on eût pu recevoir les curés pour y faire des rede Sales, L. XIV. traites; et s'il renonça, malgré lui, à la poursuite de ce TL aan dessein, c'est qu'après dix-sept ans de travaux, il ne put p. 163. réussir à former trois sujets, qui fussent en état de prendre

la conduite d'une institution si désirée et si nécessaire. Il

{o) Vie de Juste n'en forma, dit-il, qu'un et demi, pour signifier que ce der- D nr nier manquait d'une partie des qualités requises. Ses suc- 1837, fiv. 11, ch, CESSEUTS, non plus que lui, ne trouvèrent pas ces trois homx, p. 191. mes dans leur clergé. et furent obligés d'appeler, longtemps

; après sa mort, les prêtres de Saint-Lazare, d'abord pour pa ch a les exercices des Ordinands en 1641 (); et plus tard en thon, liv. 11, ch. 1663, pour la direction du séminaire que M. d'Aranthon v, p. 119, 121, établit heureusement (6).

tement tout C'est certaie, et c'est ce on de la Viir. Par là, il s moralistes, ce n'est pas iment (2) une entière sans e cas où se is donné at- 1e M. Bour-

e à la vérité, rois prêtres, le clergé de ute sa vie 4

tte réponse.

2r les Ecclét trouvé des u diocèse de que, comme s à préparer ‘historien ne : « alors, en inaire pour ertus ecclé- Ans en avoir lergé devait ole préparaà ce mal un fforça, quoibcèse dans la t les jeunes aire des rersuite de ce x, il ne put t de prendre écessaire. Il que ce derses. Ses sUCes trois homr, longtemps d'abord pour plus tard en d'Aranthon

DU LIVRE PREMIER Ai

Ce nombre de trois prêtres, que saint François de Sales jugeait nécessaire et suffisant, pour l'aider à réformer son clergé, est digne de remarque, si l'on considère que M. Olier, dans son Projet d'établissement des séminaires, présenté à l'Assemblée générale des Evêques en 1651, et M. Bourdoise de son côté (1), n'en demandaient pas davantage, pour re- (1) Mémoires nouveler le clergé dans chaque diocèse. « Trois hommes de M. du Ferrier » apostoliques, dit M. Olier, parlant des directeurs de sé- p. 156, 151. » minaires, trois hommes remplis d'humilité, de douceur, » de patience, de zèle, de charité, avec la science et la sa- * gesse nécessaires à ce divin emploi : c'est assez pour re- » nouveler le clergé. et par conséquent, le troupeau tout entier. David. image de Jésus-Christ, avait trois Forts à (2) Projet d'é. » Ja tête de ses officiers et de ses soldats, qui étaient l'âme {ab lissement et la vie de toute son armée; et notre Seigneur n'en a d'un séminaire, : à ; . tn-4°, Paris, » pas donné davantage à chaque partie du monde. Ainsi, Langlois, 1651 ) trois bons ministres, par les mains de qui passerait le sect, 2, 29, — » clergé, et dans le sein desquels reposeraient tous les su- Vie de M. Olier, jets du Séminaire seraient capables de tout sanctifier : par M. Nagot. tant est grande et admirable la vertu de l'Esprit Aposto- Versailles, 1818, lique (2). » p. 600 et 601.

Concluons donc que ces paroles que M. Bourdoise assure avoir apprises de la propre bouche de saint François de Sales, au sujet de ces trois prêtres d'élite : Je n'ai pu en

former qu’un et demi, sont un exposé fidèle et judicieux du

motif qui empêcha saint François de Sales, malgré ses éminentes vertus et son dévouement à son diocèse, de tenter plus longtemps, après dix-sept ans d'efforts inutiles, l'œuvre de la réforme de son clergé par un Séminaire diocésain, et qu'au lieu d'être défavorables à la mémoire de ce grand évêque, elles sont une justification irrécusable de sa con- (3) Vie de M. duite, devant les hommes aussi bien que devant Dieu. Bourdoise, liv. Aussi M. Bourdoise fut si frappé de cette réponse, qu'il la n, p. 109, in-4°, mit lui-même par écrit (3); et les prêtres de Saint-Nicolas 1714.

du Chardonnet, qui. depuis cette entrevue, eurent de fré-

quents rapports avec saint François de Sales, loin de re-

connaître qu'elle eût quelque chose d'excessif, l'ont tou-

jours conservée avec soin dans leurs traditions orales et

écrites, et l'ont même rapportée dans toutes les Vies, qu'ils

ont composées de M. Bourdois:, sans y rien changer (4). LE ue à Bién plus, ce dernier y a même trouvé l'occasion et la ma- même is 7 tière de l'une de ses Sentences cléricales, si connues depuis 9e Edition. Pa. et tant de fois réimprimées, sans que cette sentence ait ja- ris, 1784, liv. n, mais excité aucune réclamation, de la part des admirateurs p. 183, ele. — de saint François de Sales, les plus instruits de tous les dé- Vie Ms. » in-4°, tails de sa vie, Parmi les évêques du XVII: siècle, celui qui p. 214. Biblio- Re ; : thèque Mazarine étudia avec le plus de soin et de recherches, ses actions et item. in-foses vertus, fut, sans contredit, M. de Maupas, Evèque du lo.

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ul. 42 NOTES

Puy. Après avoir lu tout ce qu'on en avait écrit, et inter- (1) Vita B.rogé une multitude de personnes (1), il publia en 1657 la bu or Vie de saint François de Sales, qu'il alla même offrir au + Taiine Le Souverain Pontife; l'assemblée générale du clergé de France dita à Creuxio, l'ayant député à Rome, pour la canonisation de ce saint

in-12, 1669, prélat (2). A son retour en France, comme on venait d'im-

, | | approbatio cen- primer les Sentences de M. Bourdoise, on les soumit à son | soris. — Vie de cxamen, et le 12 du mois de mars 1658, il approuva ce re-

| la mére Eugé Quel, où est rapportée la réponse de saint François de Ï nie de Fontaine,

| in-12, pag. 94 Sales (3) : preuve certaine qu'elle était regardée alors par tout | ll. 6 ; ’ le monde, comme incontestablement fondée sur la vérité.

| (2) Vieduser-. NOTE 9, p. 15. — M. Olier nous apprend que ce fut par viteur de Dieu les avis et le conseil de saint François de Sales qu'il porta | l Francois de Sa- la soutane, quoiqu'il eût cependant déjà reçu la tonsure Un les, par M. de avant de connaître ce prélat, et qu'il possédât même un

QUUnaf: lat bénéfice. C'est que, selon la mauvaise coutume de ce temps, Epist ? dede les ecclésiastiques ne portaient point l'habit de leur état. p. 5. Lorsque M. Eudes, qui avait déjà reçu les ordres mineurs,

| , se présenta au Père de Bérulle pour entrer dans l'Oratoire, Pa A celui-ci, après quelques légères épreuves, lui fit prendre À &, 1714. Sen- l'habit ecclésiastique, parce que, dit l'un de ses historiens, lence, P. LI, il suivait innocemment la coutume alors généralement re-

xi approbation Sue (4). On voit, en effet, dans la Vie de M. Bourdoise, qu'il | (à) Vie du Père n'y avait presque personne, même parmi les curés et les Eudes, 1821, 1 autres bénéficiers, qui portât la soutane hors de l'église; et . 5 1, p. 18,et not.1, AUS M. Bourdoise ayant commencé à la porter tous les 1 { À jours, dès qu'il eut été tonsuré, on fit d'une pratique si (3) Vie de M. louable le sujet des plus messéantes railléries (5). Enfin, ce

Bourdoise,in-4° : A : :

liv. 1, p. 84, eé qui est plus étrange encore, la plupart de ceux qui rece-

u, p. 115, 116. vaient la tonsure, n'avaient pas même de soutane durant N \ cette cérémonie, jusque là que, vers l'année 1626, l'évêque | pré (6) Vie Ms. de de Tarse, coadjuteur d'Avranches, conférant les ordres dans Lo: Au la chapelle de l'archevêché de Paris, sur trois cents pré- À les | 369, 407. ’ tendants à la tonsure, il n'y en eut qu'un seul qui fût en la | | soutane, et encore était-ce M. Bourdoise qui l'avait en- de | (1) Vie Ms. de voyé (6). les à aies NOTE 10, p. 17. — M. de Longue-Terre, l’un des histo- sui 18. — Mémoire riens de saint François de Sales, ct d'après lui l'auteur de À Fe sur M. Olier, de la Vie anonyme de ce saint, publiée à Paris, en 1687, ME par M. Baud-jin-%e, ainsi que Marsollier dans la sienne, rapportent que ms rand. p. Î: Madame Olier était accompagnée de ses filles lorsqu'elle se si (8) Mémoires présenta à saint François de Sales pour recevoir sa béné- de aut. de M. Olier, diction. Cette circonstance, si elle est véritable, ne peut in- de t.1, p. 136. — firmer la certitude du fait que nous rapportons, attesté par y Cupie des Mé-jes Mémoires du temps (7), et par le propre témoignage de sa moires dr M. M. Olier: J'ai lh 2. MOTO ; ANRT Ma ter. tom. 11, M: Olier: J'ai eu l'honneur, dit-il, de recevoir la bénédiction . £ p. 7 ” de M. de Genève à sa mort(8). Il dit pareillement dans son rit

crit, et interia en 1657 la nème offrir au rgé de France n de ce saint n venait d'imsoumit à son )prouva ce ret François de alors par tout ur la vérité.

que ce fut par les qu'il porta çu la tonsure dât même un Le de ce temps, de leur état.

-dres mineurs, ans l'Oratoire, ui fit prendre ses historiens, \éralement reourdoise, qu'il s curés et les de l'église; et jorter tous les e pratique si s (). Enfin, .ce eux qui recebutane durant 16926, l'évêque es ordres dans pis cents préeul qui fût en

i l'avait en-

un des histoi l'auteur de ris, en 1687, pportent que lorsqu'elle se oir sa bénée, ne peut in- S, attesté par moignage de

ent dans son

a bénédiction .

Panégyrique de saint François de Sales: J'ai eu le bien de recevoir sa bénédiction durant sa vie et à sa mort (1).

(1) Panégyri-

NOTE 11, p.17. — Dès que saint François de Sales eutque Ms. de M. rendu le dernier soupir, une multitude prodigieuse de deSales,Exorde.

peuple s'empressa d'aller baiser ses pieds, et la famille Olier ne fut pas des moins ardentes à lui donner des marques publiques de sa vénération. M. Olier comme Intendant de la province, ordonna de l'embaumer : il fit même tous ses efforts pour enrichir d'un si précieux dépôt la ville de Lyon, qui ne le voyait sortir qu'à regret de ses murs; ce fut lui, en effet, qui, au moment du transport, défendit aux porteurs de passer outre, et qui leur commanda, au nom du Roi, de laisser le corps à Lyon, jusqu'à ce qu'il constât de la volonté du défunt. Mais deux députés du chapitre d'Annecy ayant apporté à M. Olier le testament du saint Evéque, il se vit contraint de céder. « Les députés, dit Auguste » de Sales, l'enlevèrent tout à la même heure, sans s'arrêter B

(2) Histoire du

. François de

» à faire des cérémonies, de crainte qu'il n'arrivât quelque Sues, par Au- » autre empêchement et quelque sédition de la part du guste de Sales,

» peuple (2). » p.

NOTE 192, p. 19. — M. Olier rapporte qu'il avait eu dessein, étant jeune, d'entrer dans un autre Ordre que celui des Chartreux. Il ne nomme pas celui de saint françois, mais il le désigne équivalemment, en disant que la fête du fondateur tombait au mois d'octobre. On sait, d'ailleurs, qu'il eut toute sa vie une grande affection pour saint François d'Assise, dont il est certain qu'il embrassa le tiers-ordre.

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