‹ Vie de M. Pierre-Louis Billaudèle [microforme]Chapitre 1 sur 20 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Nous croyons faire plaisir aux nombreux amis de M, Billaudèle en rééditant, sous une forme commode, la vie de l’ancien supérieur du séminaire de Montréal.

Ce n’est pas sans une certaine émotion que nous avons relu ces pages publiées il y a douze ans, et Où NOUS voyons revivre SOUS no yeux ce prêtre vénérable que personne n'a connu sans le respecter et sans l'aimer.

Nos sentiments se"ont sans doute partagés par tous coux qui ont eu l'avantage d'entrer en relation avec lui, à quelque rang de la société qu'ils appartiennent. Arrivés à l’âge mûr, ils retrouveront ici quelques-unes des plus pures jouissances de leur enfance ou de leur jeunesse et peut-être en deviendront-ils meilleurs,

Aussitôt que M. Billaudèie eut rendu le dernier soupir, la première sollicitude de M, Îe supériour du séminaire fut d'apprendre sa mort édifiante à son frère dom Rémi Billaudèle, religieux à la chartreuse de Pavie, en Italie, de lui exprimer avec quelle profonde sympathie, lui, et tous ses confrères prenaient part à cette

Lu) AVANT-PROPOS,

commune afilietion. Ille priait, en même temps, de lui communiquer quelques détails sur lea

premières années de ce frère bien-aimé

Malgré son grand âge et lo peu de loisirs que lui laissait la vie du cloître, malgré ses nombreuses infirmités, dom Rémi se fit un devoir de reconnaissance et de piété fraternelle, de recueillir tout ce que sa belle mémoire conservait de souvenirs sur l'enfrnce, sur la jeunesse et sur les premiers travanx de cet aîné qu'il

vénérait autant qu'il l'aimait,.

Nons reproduisons plas bas, la lettre qu'il écrivit à M. l'abbé Baile eupérieur du sémioaire, en lu: envoyant son travail tout embaumé, pour ainsi dire, des parfums d'une famille vraiment patriarcale. Elle est l'introduction naturelle à cette biographie.

Elle à nn autre avantage très précieux à nos yeux, c’est de montrer à quelles sources pures

nOUs AVONS puisé.

Malgré l'excessive modestie du pieux biographe, nous avons conservé telle que l'amour fraternel l’a tracée l’histoire des premières anuées de cette vie innocente, Nous avons fait de notre mieux dans la enite Ce l'ouvrage, pour conserver la même distribution des chapitres afin qu'il y règne plus d'unité.

Nos lecteurs nous sauront gré, sans doute,

AVANT-PROFOS, (y

de ce que, selon l'expression si connue de saint Thomas-d'Aquia, ‘ nous laissons un saint écrire la vie d’un saint.” Puisse lo reste du travail répondre à un aussi aimable début,

Voici la lettre adressée par dom Rémi à M. le supérieur du séminaire, en lui envoyant son travail,

Monsieur ei très respectable Supérieur en N.-$.,

Avant do commencer la notice que vous me demandez sur ia v: de mon bien-aimé frère je dois vous faire quelques observations, afin que, ei je ne satisf. ; pas aussi promptement ét aussi parfaitement que ‘ous le désirez, à votre attente our un uavail de ce genre, vous ayez l'extrême bonté de 1° m'accuser ni de froideur ni de négligence.

D'abord, lorsque l'on m'annonça la donloureuse, et en même temps bien consulante, nouvelle de cette sainte mort, j'étais indisposé depuis plusieurs jours,et un si rude conp, comme vous pensez bien, n'était pas de naturo à accélérer mon parfait rétablissement. LI fallut donc, bon gré mal gré, payer à la sensibilité naturelle gon rigoureux tribut. Par conséquent, premier motif de retard,

De plus, les observances de communauté chez les Chartreux, occupent tellement tous les moments du religieux, qu'il ne lui en reste pres-

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