‹ Vie de Mahomet d'après la traditionChapitre 85 sur 89 · B MAHOMET · texte numérisé non relu

B MAHOMET

qu'à lui; il allait le frapper quand TAnge Gabriel le renversa lui-même d'un coup dans la poitrine. En se relevant, il fit profession de la foi ; puis il s'en retourna dans son pays.

Peu après, le Prophète envoya Zaïd B. Hareth. avec une centaine d'hommes à la poursuite d'une caravane, composée des principaux Koréish qui s'en allaient en Syrie pour y commercer. Zaïd les atteignit et ils n'échappèrent à la mort que par la fuite. Mais toutes leurs marchandises, d'une valeur de cent mille dirhems, restèrent aux mains des Musulmans.

Dans le cours de cette année, Mahomet accorda la main de sa fille Omm Kalthum à Othman B.

Affan et prit lui-même pour épouses Hafsa, fille d'Omar, et Zaynab, fille de Khodhaymah ; elles furent sa quatrième et sa cinquième épouses. Ces mariages étaient évidemment de convenance et d'intérêt politique.

Zaynab mérita par sa bienfaisance le surnom de Omm-el-Meçakirij ou Mère des Pauvres, Quant à Hafsa, fille d'Omar, elle était veuve de Khonay, qui avait péri à la bataille de Bedr, Elle était d'une humeur si altière qu'elle ne trouvait pas à se remarier. Son père, désireux de la voir établie de nouveau, offrit lui-même sa main à quelques musulmans de ses amis, entr'autres à Abu Beckr et à Othman B. Affan, qui déclinèrent tous les deux l'honneur d'épouser Hafsa. Omar, très mortifié de ces refus, alla conter sa peine au Prophète qui lui dit : « Othman épousera une femme qui vaut mieux que Hafsa, et Hafsa aura un mari qui vaut mieux que Othman. » En efiet, Mahomet donna sa propre fille à Othman et il épousa la fille d'Dmar (i).

(i) Tarikh-el-KhamicY*

VIE DE MAHOMET SgS

Appendice au Chapitre XXX.

, Résultats obtenus à cette époque par Mahomet.

Dans ce chapitre, nous voyons Mahomet ne rencontrant plus, après la victoire de Bedr, d'obstacles très considérables, appliquer dans toute sa plénitude le plan de ruine et de terrorisation de ses ennemis, qu'il avait conçu en venant s'établir à Médine. Il disperse ou détruit les tribus hostiles par des surprises et des attaques isolées, et les réduit ainsi à l'impuissance et à la nécessité de se soumettre à bref délai.

Il atteint et capture les caravanes des Koréish et ruine ainsi le commerce et la prospérité de La Mecque. Le butin récompense et enrichit les Croyants et double leur zèle et leur nombre. Le prélèvement du cinquième fournit à l'Apôtre des ressources pour préparer de nouvelles expéditions.

Enfin des exécutions audacieuses, comme celles de KabB. Alahsraf et d'Abu Rafi, font éclater à tous les yeux qu'il n'est point d'asile ou de rempart qui puisse abriter un ennemi contre la vengeance de Mahomet.

Le Prophète a déjà presque atteint son but :

celui de faire à ses adversaires une situation intolérable, comme celle qu'ils lui avaient faite à lui-même à la Mecque.

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