CHAPITRE II
Le roi et la reine, par le voisinage de leurs appartements, confondent beaucoup plus leur existence aux Tuileries qu’au Palais-Royal, — Rendez-vous journalier des aînés de la famille dans le cabinet de
TABLE
leur mère : le club. — Tranquille achèvement de l’année 1831. — Froissement causé à la reine par la discussion de la loi sur la liste civile. — Fêtes brillantes des Tuileries : succès de la princesse , Louise et de la princesse Marie. — Complot de la rue des Prouvâmes. — Première apparition du choléra à Paris : le duc d’Orléans à l’Hôtel-Dieu et dans les autres hôpitaux ; active et inépuisable charité de la reine et des princesses. — Le roi s’établit à Saint-Cloud : il est rappelé A Paris par la formidable insurrection des 5 et 6 juin. — Anxiété de la reine pendant la promenade qu’il fait sur les boulevards. — Autre cause d’inquiétude pour elle dans la présence de la duchesse de Berri en Vendée. — Mariage de la princesse Louise avec le roi des Belges ; pénibles adieux de Compiègne. — Chagrin profond de la princesse Marie ; tendresses que lui prodigue sa mère. — M. Gallard, confident des tristesses religieuses de la reine. — Ministère du 11 octobre. — Arrestation de la duchesse de Berri. — Premier attentat contre la vie du roi, pendant qu’il 6C rend fr la Chambre des députés : douloureuse émotion de la reine. — Siège de la citadelle d’Anvers : part honorable prise par le duc d’Orléans et le duc de Nemours aux fatigues et aux périls de ce siège. — Voyage du roi dans le département du Nord : consolations que ce voyage apporte au coeur de la reine 218