‹ Vie de mgr de Quélen, archevêque de ParisChapitre 27 sur 61 · PIÈCES JUSTIFICATIVES (H · texte numérisé non relu

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ceur et l'amabilité de son caractère. Ce fut lui qui consacra, le i5 août 1667, l'église Saint-Nicolas-du- Chardonnet. Il termina sa carrière le ier janvier 1671. On lui doit une excellente Histoire du roi Henri IV.

n5. François de Harlay. — Il fut d'abord archevêque de Rouen. Son zèle pour la conversion des protestants, ses succès, ses sermons, la prudence avec laquelle il gouverna l'Église de Rouen , lui valurent en 1671 l'archevêché de Paris. Il tint des conférences de morale , convoqua des synodes , donna des mandements , et présida en chef à plus de dix assemblées du clergé. Louis XIV lui destinait le chapeau de cardinal; mais il mourut d'apoplexie, le 6 août 1694, à 70 ans.

116. Louis-Antoine de Noailles. — Louis-Antoine de Noailles naquit en i65i. Il fut élevé dans la piété et dans les lettres. Il prit le bonnet de docteur en Sorbonne en 1676. On le nomma à l'évêché de Cahors en 1679, et il fut transféré l'année suivante à Chàlons-

sur-Marne. L'archevêché de Paris étant venu à vaquer en 1695, Louis XIV l'appela à ce siège important. Son pontificat fut troublé par les affaires du jansénisme. Il mourut en 1729, âgé de 78 ans.

117. Charles-Gaspar-Guillaume de Vintimille. — D'une des plus anciennes familles de France, il fut successivement évêque de Marseille, archevêque d'Aix en 1708, et de Paris en 1729. Il gouverna son diocèse avec zèle et avec douceur, et fut le premier à rire des satires que les partisans du diacre Paris publièrent contre lui. Ce vénérable prélat, accablé d'infirmités, n'ayant pu consacrer lui-même la belle église Saint-Sulpice, fut remplacé par l'archevêque de Tours. Cette magnifique cérémonie, à laquelle

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assistèrent 7 archevêques et 14 évoques, eut lieu le 3o juin 1745. — Guillaume de Vintimille mourut en 1746, à l'âge de 94 ans.

118. Jacques Bonu Gigault de Bellefonds. — Il fut évêque de Bayonne en i7«55, archevêque d'Arles en 1741» de Paris en 1746, et mourut le 20 juillet 1747-

1 19. Christophe de Beaumont. — Ce prélat fut nommé à l'archevêché de Paris en 1746. Il résista long-temps

* et n'obéit qu'à des ordres précis, qu'il regarda comme l'expression de la volonté de Dieu. Tout le monde sait de quelle manière il se conduisit dans ce poste délicat, par quel mélange de douceur et de fermeté son zèle s'opposa tantôt aux progrès alarmants de l'impiété , tantôt aux artifices d'une secte qui s'acharnait à troubler le repos de l'Église. On vil à sa mort, arrivée le 12 décembre 1781, un spectacle bien touchant, celui de trois mille pauvres assiégeant les portes de l'archevêché, demandant un père , et dont les cris et les gémissements annonçaient la grande perte que lacapitale avait faite.

îao. Antoine-Éléonore-Léon Leclerc de Juigné Antoine

de Juigné fut d'abord promu à l'évêché comtépairie de Chalons-sur-Marne en 1764. En 1781 , il fut élevé, presque malgré lui, au siège de Paris. Sa modestie et ses scrupules durent céder aux ordres réitérés du roi. Membre de l'Assemblée constituante, ce fut lui qui, dans la séance du 1 o août 1 789, alors que le député Camus demandait la suppression pure et simple des dîmes, sans aucune indemnité pour le clergé, prit la parole au nom de ses collègues, et prononça cette admirable déclaration : Que l'Evangile soit annoncé; que le culte divin soit célébré avec décence; que les églises soient pourvues de pasteurs zélés et vertueux ; que les pauvres soient sec.ou-

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rus : voilà la fin de notre ministère et de tous nos vœux! Nous nous confions pour cela à V 'Assemblée nationale. On sait de quelle manière il fut répondu à cette noble confiance. — M. de Juigné se démit de son archevêché après le concordat de 1802. Il mourut à Paris, le 19 mars 1811, âgé de 85 ans.

121. Jean-Baptiste de Belloy. Il naquit en 1709, dans le diocèse de Beauvais, et embrassa fort jeune l'état ecclésiastique. Doué d'une grande douceur unie à beaucoup de prudence et de fermeté , il fut jugé digne de remplacer M. de Bclzunce à l'évêché de Marseille. Il eut le bonheur de ramener la paix, qui avait été troublée dans celte Eglise parles querelles relatives à la bulle Unigenitus. 11 fut ensuite nommé archevêque de Paris, et reçut, l'année suivante, le chapeau de cardinal. Malgré son extrême vieillesse, il gouverna son nouveau diocèse avec la même sagesse qu'il avait montrée dans celui de Marseille. Lu rhume catarrhal l'enleva le 10 juin 1808, à 99 ans. — On ne compte pas parmi les archevêques de Paris le cardinal Maury, qui , nommé à ce siège , n'en a jamais reçu les bulles. Il y a ainsi une lacune du moment de la mort de M. de Belloy, en 1808, à la nomination de H. de Talleyrand institué

en 1817, mais qui ne prit possession qu'en 1819.

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